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​Collet : « Ce soir, c’est cruel »

Au terme de deux matches magnifiques, dans lesquelles elle a pris l’avantage assez largement, la SIG Strasbourg s’est fait cueillir deux fois. Le match 2, perdu 73-74 est cruel. Trop sans doute. Les joueurs pourront-ils s’en remettre et espérer encore atteindre la finale ?

Vincent Collet reconnaissait que la tâche allait être compliquée, dimanche à l’Astroballe : « Difficile de savoir comment on va se remettre. Il y a deux lectures dans ce qui s’est passé mardi et ce soir. L’équilibre des débats nous permettrait de penser qu’on puisse totalement inverser la tendance… De l’autre, le coup de sort peut faire penser qu’on va lâcher. On verra… Ce qui était intéressant, c’est qu’après avoir eu du mal au départ, on a progressivement pris l’avantage dans le deuxième quart temps. Le vrai tournant, ce n’est pas le premier retour de Villeurbanne, c’est quand on reprend dix points d’avance et que Walker tente un raid solitaire sans tête et on concède une contre-attaque. Plus globalement, l’indigence de notre repli défensif nous a coûté cher. C’est dans ces phases là que Villeurbanne a scoré. Et comme l’autre jour, l’incapacité finale, quand on a eu trois tirs relativement bons sur la dernière possession et qu’on n’en a mis aucun. La touche est bien exécutée, le tir est correct, on du rebond offensif. Le deuxième tir est facile, mais mal exécuté et la claquette est, à mon sens, encore plus facile. Et on la rate aussi… Quand tu vois le flotteur de Casper Ware de l’autre côté… Il y en a un qui est très dur et qui est réussi et l’autre où il n’y a pas de défenseur et qui est raté. Au basket, ça compte aussi… Je crois qu’il faut qu’on ait dix points d’avance pour en gagner un ». La frustration dominait : « Je ne suis pas tout à fait surpris. Toute l’année, on a travaillé pour résoudre des problèmes. Mais on ne change pas totalement l’ADN d’une équipe et des gens qui la composent. Mais ce soir, c’est presque cruel ».
Pour autant, l’issue de la série n’est pas connue. « Même si c’est quasiment mission impossible. Il faut y croire. Si on est capable de leur imposer ce qu’on a fait pendant un match entier… Malgré la domination physique et athlétique de l’ASVEL, je trouve qu’on résiste bien, qu’on se bat. On a montré beaucoup de cœur. Est-ce qu’on sera capable de le faire dimanche ? »
 
Jérémy Leloup, le capitaine, était épuisé de répondre si souvent, cette saison, à la même question. De savoir comment son équipe, en tête pendant si longtemps, avait fait pour s’incliner à la fin : « Je cherche encore la réponse… On est devant, à plus 14, on savait qu’ils reviendraient avec plus d’agressivité. On aurait dû avoir l’envie d’en mettre 20 et de plier le match plus tôt. Souvent, cette saison, les équipes sont revenues et on ne l’a pas payé. Ce soir, on le paie. On n’est pas mort. C’est une série et il faut en gagner trois et on est capable de gagner chez eux. On l’a fait il y a un mois. A nous de nous donner la chance de disputer un quatrième match. Les deux matches qu’on a faits, se jouent sur une possession à la fin. On a été consistant dans ce qu’on a proposé en attaque et en défense et ça se joue sur des détails. On n’a pas eu de chance. On a trois possibilités de mettre la balle dedans, à la fin, et on ne l’a pas fait. Le fait de ne plus rien avoir à perdre va peut-être nous libérer. Je l’espère en tout cas ».

J.D. Jackson, admettait que ce  : « C’est formidable de mener 2 à 0 vu la situation. Mardi, c’était de l’exécution de sang-froid à la fin, mais ce soir, les dieux du basket nous ont aidés. On le mérite largement sur notre deuxième mi-temps et la défense du dernier quart. En première mi-temps, il y avait une équipe d’espoirs sur le terrain… Tous les ballons par terre étaient pour eux. Ils en voulaient plus que nous. Il fallait ramener de l’intensité et on a eu de la chance de revenir… J’ai tenu le discours qu’il fallait à la mi-temps, en mettant des tactiques plus agressives, mais c’était aux joueurs de mettre l’intensité. On prend les victoires à l’extérieur, peu importe la manière. On n’a pas assuré à domicile pendant toute la saison, le défi est maintenant énorme pour nous. Il faudra qu’on puisse jouer notre basket, enfin. A nous de ne pas perdre notre concentration ».
 
Nicolas Lang, l’Alsacien de l’ASVEL, restait prudent : « Personne, dans l’équipe, n’est content. C’est du basket et on sait ce qu’il s’est passé la saison dernière. On ne pense pas être qualifié. On a pris l’ascendant psychologique parce qu’on a vu tellement de matches mal embarqués depuis deux ans qu’on a fini par gagner. On n’a pas respecté ce qu’on devait faire en défense au début et ils ont très bien réussi à ramener la salle avec eux. Il faudra mieux commencer le prochain match. Le fait d’avoir souffert cette saison à l’Astroballe n’a aucune incidence. Ce sont les playoffs et c’est une autre saison. Il ne faut pas qu’on s’enflamme car c’est une bonne équipe, Strasbourg. Je suis Haut-Rhinois avant d’être Alsacien, mais ce que Strasbourg a réussi à faire en quelques années, c’est énorme. C’est une des deux ou trois meilleures salles de France. Dommage pour ce public que son équipe n’ait pas gagné ».