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Erving Walker : « L’équipe savait que j’étais là… »

A l’issue d’un épisode 4 étouffant (84-78), la SIG Strasbourg ira à Chalon vendredi pour tenter de décrocher le titre qui la fuit depuis quatre ans. Dans la touffeur du Rhenus, les esprits se sont parfois échauffés, même après la rencontre…

Vincent Collet avait envie de parler basket : « Depuis le début de la finale, A.J. Slaughter a toujours joué à un niveau élevé, sauf dans la première mi-temps de l’épisode 1. Ce soir, il a été rejoint par Erving Walker qui a fait un match exceptionnel. Au delà même de ses paniers à trois points en série, il a fait 8 passes pour zéro balle perdue. Ils nous ont donné beaucoup de solutions. Dans les 20 premières minutes, on a joué notre meilleure mi-temps de la finale. Les 12 points d’avance étaient logiques au vu de ce qu’on a produit. On a fait beaucoup de passes, on avait du rythme, on défendait. Ils se sont accrochés parce qu’ils sont bons, tout simplement. Roberson a encore mis ses habits de gala et Nzeulie a été phénoménal pendant 10 à 12 minutes. Je dit bien phé-no-ménal et je pèse mes mots. Ce garçon a considérablement élevé son niveau de jeu depuis le début des finales. J’aimerais qu’il soit un peu moins bon vendredi, mais je n’en suis pas sûr, le connaissant. Ce soir, on a été plus intelligent lorsqu’ils sont revenus. Il fallait garder la tête froide. On a été beaucoup plus vigilant en perdant peu la balle. Le retour de Chalon est tout de même le résultat d’une succession d’exploits individuels. Il fallait ne pas craquer, continuer à construire et nous avons eu la chance, nous aussi, de compter sur des exploits individuels pour arracher la victoire ».
Il va maintenant falloir aller à Chalon, tenter de rééditer l’exploit du match 2. « C’est une équipe qui est très bonne chez elle, mais on sait aussi tout ce que veut dire ce genre de match qui est totalement différent qu’un match de saison régulière. Nous, on va l’appréhender avec gourmandise. On sait qu’on peut, par séquences, les dominer. Il faut se préparer à gagner ce match et ne penser à rien d’autre. Pape Sy devrait pouvoir être des nôtres. Il a pris un simple coup. Quant à Frank Ntilikina, c’est aux dirigeants qu’il faut demander ce qui peut se passer. Ils essayaient d’envisager un retour. Frank aimerait disputer ce match 5. Il voudrait terminer cette aventure avec nous avant d’en commencer une autre. Le choix qu’on lui demande de faire est cornélien et le problème de calendrier se pose tous les ans. Il faudra le prendre en compte ».
 
Erving Walker, héros du soir, interrogé sur ses « absences » répétées, expliquait : « L’équipe savait que j’étais là et j’ai eu les opportunités ce soir pour prendre les tirs. Chalon est une grande équipe avec de grands joueurs comme Roberson et Nzeulie, capables de faire des séries et qui joue sur de bons systèmes. Ce n’est pas facile de les empêcher de marquer. On a été présent mentalement, on a défendu jusqu’au bout et on a déroulé notre jeu en attaque. Parfois je ne suis pas assez agressif, mais ce soir ‘’AJ’’ (NDLR : Slaughter) m’a dit de prendre mes tirs, notamment en transition. Maintenant, c’est un match pour le titre. Il n’y a de pression sur personne, c’est juste un match de basket. « AJ » a fait ce soir ce qu’on attendait de lui, il a été fantastique, il n’a pas peur. C’est un ‘’go-to-guy’’ (joueur décisif) quand le match se joue sur le fil… »
 
Choulet : « Ça s’est joué à peu de chose »
Jean-Denys Choulet, plutôt remonté – il aurait été pris à partie à la sortie du terrain par un spectateur – a d’abord parlé basket : « J’avais dit en venant à Strasbourg qu’on voulait ramener la série à un match 5 au Colisée, c’est fait. Contrairement à ce que j’ai l’habitude faire, je vais féliciter Strasbourg pour sa victoire. Ça s’est joué à peu de chose mais on est parti de trop loin pour espérer revenir. On a eu les jambes pour revenir mais la lucidité n’y était plus. On a pris des tirs trop rapides, dans une ambiance chaude comme elle le sera au Colisée. On voulait être le plus près possible en fin de match parce qu’on savait qu’ils allaient gamberger. Malheureusement, chez eux, il y a un joueur que je connais bien, puisqu’il avait éclaté avec moi, A.J. Slaughter qui, à lui tout seul, a renversé le match. C’est ce qui a fait la différence. Je voudrais en revanche, féliciter le cinq que j’avais sur le terrain un moment, avec Loum et Pitard, qui sont revenus, qui ont défendu comme des chiens, proprement, je souligne proprement. Pour le reste, on savait que Howard allait faire du Howard, c’est comme ça. Ce n’est pas ma conception du basket. Il ne lui manque plus que la hache et il pourra aller débiter des sapins, les Vosges ne sont pas loin… Il va avoir, comme moi je peux l’avoir ici, un traitement spécial au Colisée ! »
Interrogé sur cette réflexion quelques minutes plus tard, Vincent Collet dira : « Matt il en donne et il en prend… Il a joué huit minutes. Il n’a pas dû les gêner longtemps. Victimisation, provocation, on connaît. La série est plutôt bien arbitrée. Les quatre matches, ceux qu’on a perdus et ceux qu’on a gagnés. Si lui est un bûcheron, que dire d’Ibekwe ! »
 
Et puis, en colère, le coach de Chalon a ajouté : « Notre président se réserve le droit de porter plainte après ce qu’il s’est passé à la fin de la rencontre. Je me suis fait agresser sous les yeux de Charles Paillette (NDLR : chargé des opérations sportives à la LNB) par un gars qui est descendu des tribunes. Vous ne pouvez pas savoir comme je suis content ! Là, tout le monde aura la preuve de ce que je dis depuis des années. Il y a des choses inadmissibles qui se passent ici à la sortie des matches. Je remercie les ans qui ont fait que je suis resté calme. Il y a une dizaine d’années ça ne se serait pas passé comme ça. La salle a joué son rôle, mais nettoyez-la de ces gens qui font du tort à votre club. Alors que les relations entre les deux clubs sont excellentes… »
John Roberson (20 points, 14 d’évaluation), le brillant petit meneur chalonnais, avouait que « Strasbourg a mérité de l’emporter. On a pris du retard, on est revenu, mais maintenant on va jouer le match 5 chez nous, dans notre salle, là où on s’entraîne toute l’année. On a beaucoup lutté pour reprendre l’avantage du terrain, qui est capital en playoffs. On va jouer devant nos fans… On a gagné beaucoup de matches cette saison. J’ai déjà joué un match 7 dans ma carrière, il y aura beaucoup d’intensité parce que c’est le dernier de la saison. Il faudra jouer aussi dur qu’on pourra pour finir le travail… »