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Vincent Collet : « Du bonheur, mais aussi de la fierté »

Au terme d’une série au suspense insoutenable, la SIG Strasbourg a décroché une cinquième finale en écartant l’ASVEL après avoir été menée 2-0, dans une manche décisive à couper le souffle. Place maintenant à Chalon qui est déjà dans tous les esprits…

Vincent Collet avait annoncé la veille de ce match décisif qu’il fallait tenir l’ASVEL à moins de 70 points : « Sur les 7 matches précédents, ils n’avaient encaissé 70 points ou plus que deux fois, contre nous dans les matches 1 et 2. Si on ne restait pas dans cette fourchette, il n’était pas raisonnable de croire qu’on gagnerait un match en 80 points sous prétexte qu’on était à la maison ! Après, je ne pensais vraiment pas que ça se jouerait encore à la dernière possession ! Les cinq se sont joués dans les 30 dernières secondes. C’est la première fois depuis que ce format existe. Il y a cinq points d’écart au total, et à l’évaluation, on n’est pas loin d’être à égalité (NDLR : 374 à 371) ».
Interrogé sur le bain de foule qu’il s’est offert à la fin, le coach a reconnu : « C’est du bonheur, mais aussi de la fierté. Les joueurs ont su, avec cette température ambiante, garder la tête froide. On a progressé dans cet aspect sur la série. J’ai gueulé à la mi-temps, même si on n’avait qu’un point de retard, parce qu’on avait pris trop de tirs intempestifs. En deuxième mi-temps, on a été beaucoup plus sérieux et fort heureusement, car l’ASVEL a élevé son niveau de jeu aussi. Jusqu’à ces deux dernières possessions qu’elle a magnifiquement jouées. Notre défense sur Nelson était incroyable et qu’il soit capable de chercher un panier près du cercle dans ce contexte-là, chapeau… Derrière, Kahudi a eu l’intelligence de provoquer et de chercher un lay up. On a gardé la tête froide, continué à bouger ».
Sollicité pour commenter la performance de Ntilikina, Collet a été très élogieux : « C’est le plus grand match et de très loin de Frank Ntilikina à la SIG cette année. La draft NBA s’approche et il part demain faire des tests médicaux obligatoires avant le 22 juin mais il sera de retour pour la finale. Heureusement car quand on voit ce que John Roberson a encore fait contre Paris-Levallois dans l’autre demi-finale. C’est Frank qui nous a lancé le match, il avait beaucoup d’agressivité vers le cercle. Il a eu de suite des actions agressives. Non seulement il a contenu Ware, mais en plus il l’a mis en difficulté de l’autre côté. Il ne s’est jamais effacé et son interception finale est décisive ».
Pour la finale, la cinquième qu’il vivra avec Strasbourg, Collet a résumé : « Le travail est loin d’être fini. Il ne fait que commencer. Chalon est la meilleure équipe du championnat après Monaco. Ils ressemblent beaucoup à l’équipe que Jean-Denys Choulet avait à Roanne. Il y a de l’enthousiasme et de la classe. Autour de Roberson et de Clark, l’alchimie est de mieux en mieux. Chalon est bien dans ses baskets et ils ont l’avantage du terrain. On sait que chez eux, ce n’est jamais facile de gagner. Je n’ai pas énormément de bons souvenirs là-bas… »
Jérémy Leloup, le capitaine, parlait avec décontraction de ses sentiments : « Heureux, forcément, surtout au vu de la série, très compliquée et mal embarquée au début. Elle pouvait basculer d’un côté comme de l’autre. On a eu un peu de réussite pour passer mais on a su rester concentré. On n’avait pas la même fluidité offensive en première mi-temps, mais on a trouvé des solutions par la suite. Les cinq matches se sont joués sur des détails. On arrive à s’offrir une finale qui n’était pas prévue à la base. On avait tous envie d’y aller. A nous d’essayer de battre Chalon au moins une fois chez lui pour avoir un avantage en revenant chez nous. Mais on a bien vu que l’avantage du terrain ne servait pas à grand-chose. Mais ça va être très compliqué. Chalon est un gros morceau qui a fini deuxième de la saison régulière. Ils seront les favoris et ne sont pas à cette place par hasard ».
Interrogé sur son tir à trois points « heureux », il admettait, dans un sourire : « Quand je l’ai vu partir, je me suis dit : ‘’Oh ben là, c’est pas bon’’. Il faut parfois avoir un peu de réussite… Tant mieux pour nous. Je le prends avec plaisir, celui-là. Dans cette série, nous n’étions pas déçus d’avoir perdu les deux premiers. On avait raté les trois derniers tirs dans le match 2. On n’avait plus rien à perdre, on s’est passé la balle et on a défendu comme il fallait. On a gagné le match 3, on a réussi à gagner le match 4. Dans le cinquième, les deux équipes pouvaient gagner… »
A propos de Frank Ntilikina, il ajoutait : « Il n’a pas vécu une bonne journée. Il a été déçu d’apprendre ce qui est arrivé à Jonathan Jeanne, un pote à lui (NDLR : prêté par Le Mans à Nancy, le géant de 19 ans et 2,15m a appris lors des examens médicaux passés à Cleveland en vue de la draft, qu’il était atteint du syndrome de Marfan, une maladie génétique rare qui pourrait compromettre sa carrière). On l’a vu très affecté ce matin. Je lui ai dit de jouer pour lui, à ta façon et il a magnifiquement bien débuté avant de mettre un gros tir avec la faute vers la fin du match. Plus l’échéance arrive pour lui, plus il évolue et élève son niveau de jeu, qui plus est en playoffs. On a besoin de lui en défense, après Cooper il a éteint Ware, et s’il peut peser aussi en attaque aussi, c’est encore mieux. Laissons le faire son petit bonhomme de chemin tranquillement sans lui mettre de pression inutile. Qu’il continue sur cette voie-là ».
Jackson : « Les deux équipes méritaient d’aller en finale »
John-David Jackson, l’entraîneur de l’ASVEL, était à la fois digne et fair-play. « Sur le coup, ça fait très mal. Les deux équipes auraient mérité, sur l’ensemble de ces cinq matches, d’aller en finale. Il n’y a eu que des matches qui se sont joués sur l’ultime possession et c’est très rare. Personne n’a vraiment pris l’ascendant. Je crois qu’on partage beaucoup de qualités avec Strasbourg dans l’abnégation, la solidarité. Lors du premier match, ici, j’avais dit que les Dieux du basket étaient de notre côté. Ce soir, je crois qu’ils étaient un peu avec eux… Notamment avec le tir à trois points de Leloup avec la planche. Ça a déclenché chez eux une euphorie qui lui a permis d’en mettre un deuxième, de notre faute… La clé de la série, c’est leur défense collective qui a étouffé Casper Ware. Il a eu tellement de mal à marquer des points et devait rater le deuxième lancer-franc. Pour une fois qu’il ne voulait marquer, il l’a réussi ! En revanche, il a été intelligent, a fait beaucoup de passes et il aurait dû se sublimer pour leur faire mal comme l’an passé, mais sa dernière perte de balle est regrettable. On a lutté contre une très bonne équipe de Strasbourg, bien en place. Et on peut être fier de nos deux derniers mois ».
 
Livio Jean-Charles, sous le coup de la déception, avait du mal à s’exprimer : « On est tous humain. C’est dur d’accepter la défaite, qu’on prenne un 3-0 ou un 3-2 et on est tous très déçu. Ce dernier match s’est joué sur les mêmes bases que les précédents, quelques rebonds, des petits détails qui changent la donne, des oublis qu’ils nous font payer. Et ça ne pardonne pas ». 
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