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Actualités La SIG Strasbourg affiche ses ambitions en misant… sur la patience

La SIG Strasbourg affiche ses ambitions en misant… sur la patience

Avant de partir en vacances (bien méritées) puis d’entamer une nouvelle campagne avec les Bleus lors de l’Euro qui débutera en Finlande, Vincent Collet et son président, Martial Bellon, ont voulu rencontrer la presse pour faire le point. Entre bilan et perspectives, recrutement et stratégie à court terme…

La cinquième finale perdue est encore fraîche et douloureuse dans les mémoires, mais elle fut rapidement éludée. Ou plutôt mise à profit pour positiver. « La défaite de l’an passé avait fait beaucoup plus mal même si le troisième match contre Chalon nous est resté en travers de la gorge, lance le président Bellon. Mais je veux positiver et voir le verre à moitié plein. Je dis à tout le monde que nous sommes les champions de France de la régularité. Cinq fois de suite en finale, ça vaut quelque chose ». Pour Vincent Collet, « perdre n’est jamais un sentiment agréable mais notre arrivée en finale n’était pas évidente au début des playoffs. L’équipe affichait moins de sérénité que les années précédentes, mais cette finale reste une des occasions gâchées les plus nettes, notamment avec le coup de poignard du match 3. On est plus philosophe cette saison et il faut prendre du recul en se disant qu’on a fait partie des deux meilleures équipes de la saison, mais je n’ai pas moins de regrets… On avait perdu le match 4 d’un point l’an passé contre l’ASVEL et le match 3 contre Chalon sur le même écart. La frontière entre le grand bonheur et la frustration est très mince… »
« Notre seul objectif : gagner la finale »
Interrogé sur la ligne tracée pour la prochaine saison, Martial Bellon a été très clair : « Le seul objectif, c’est gagner la finale ! On a progressé dans tous les domaines, battu tous les records en terme de budget, de masse salariale, de sponsoring, de matches à guichets fermés et d’affluence moyenne (NDLR : 5 800 sur l’ensemble de la saison, playoffs inclus). Et on va encore progresser… Tout en sachant qu’on aura des adversaires redoutables ». Que Collet a ciblés : « On veut rebondir, avancer encore, tout en sachant qu’au seul plan budgétaire, la différence avec Villeurbanne, qui devient peu à peu le PSG des Qataris, peut vite devenir un gouffre. Mais on aura la même motivation à la reprise parce que ce n’est que du sport et qu’en sport, rien n’est impossible ».
Pour ce qui concerne la Basketball Champions League, dont le tirage a été effectué mardi, la SIG Strasbourg sera également ambitieuse : « Je souhaite qu’on arrête de dire que cette épreuve est en-dessous de l’Eurocup. Toutes les équipes qu’on affrontera sont mieux classées dans leur championnat respectif que celles de l’Eurocup dont les noms sont peut-être plus ronflants », dit encore M. Bellon. « Et si on passe le premier tour, on prétendra au Final Four, pour peu qu’on ait un tirage au sort clément, et on postulera pour l’organiser ».
L’épineuse question du recrutement
L’entretien a ensuite rapidement tourné autour de l’équipe qui se constitue petit à petit. Et les départs non souhaités de Paul Lacombe et d’A.J. Slaughter ont suscité les premiers commentaires. « Nous avons fait deux offres à nos deux meilleurs joueurs de la saison écoulée, commente Martial Bellon. On a offert une augmentation salariale de 70% à Paul Lacombe et il est parti parce qu’il a plus que doublé son salaire à Monaco. Tant mieux pour lui. Quant à Slaughter, on lui a proposé aussi une augmentation mais Villeurbanne a proposé une somme plus importante et nous avons décidé de ne pas nous aligner pour ne pas obérer la suite de notre recrutement ». Pour Vincent Collet, « bien recruter, cela commence par garder ses meilleurs éléments. On aurait aimer les garder, construire l’équipe autour d’eux, mais nous avons été confrontés à la réalité du marché ». Et le président de faire un peu de pédagogie : « Je comprends l’insatisfaction des fans quand les joueurs changent. La difficulté que nous avons, par rapport au football, c’est qu’on ne peut pas acheter les joueurs pour une longue durée et les revendre avant l’échéance de leur contrat avec une plus value ».
Pour autant, la SIG Strasbourg n’est pas inactive en ce moment. « Vincent passe des heures et des heures à scouter », ajoute le président. « C’est très compliqué. La bonne nouvelle, c’est l’arrivée de Louis Labeyrie, un des joueurs français très dominants de la ProA. C’est rare parce que la plupart sont partis à l’étranger. Chris Otule sera un joueur très complémentaire, un vrai pivot qui évolue poste bas, le deuxième joueur en ProA dans la réussite aux tirs. A nous de trouver dans le secteur intérieur un joueur plus polyvalent, capable d’évoluer au pivot et de s’écarter un peu, sachant qu’Olivier Cortale va intégrer la rotation et que Jérémy Leloup sera aussi sollicité au poste 4, dans un rôle où il est souvent très bon ».
Reste à composer une ligne arrière séduisante après les départs de Walker, Slaughter, Lacombe et Ntilikina. « On a déjà essuyé quelques refus sur des profils très intéressants, explique le coach. Des joueurs qui évoluent dans des championnats étrangers, convoités par de grosses écuries. On n’était pas loin, on a espéré longtemps mais cela ne s’est pas fait pour des raisons financières. On continue donc de progresser ».
Au passage, il lâche deux noms : Will Cummings qui avait fait très mal à la SIG avec l’Aris Salonique, qui a finalement signé à Darussafaka Istanbul, et Reggie Redding qui a préféré resigner au Bayern Munich. Une preuve, même si les affaires ne se sont pas conclues, que la SIG a désormais pignon sur rue dans le basket européen. « Il y a trois ou quatre ans, nous n’aurions même pas pu les approcher, estime Martial Bellon. Aujourd’hui, quand Strasbourg s’intéresse à des joueurs de ce calibre, les agents sont à l’écoute. Tout le travail qu’on a fait depuis ces années porte ses fruits ».
Le recrutement se poursuit donc en coulisses, et Collet comme Bellon misent sur la patience. « Il faut avoir l’humilité de savoir qui on est sur le marché européen, mais on essaie de les attirer avec d’autres arguments que l’aspect financier. Mais le dollar reste une valeur primordiale… » dit le coach. S’il n’est pas rassuré tant que l’équipe n’est pas entièrement constituée, il sait par expérience qu’il reste de très bons joueurs sur le marché, jusqu’à mi-août, voire au-delà, à des tarifs souvent plus abordables pour le budget de son club. Son président avance les mêmes arguments : « J’observe tous les ans qu’il y a une sorte d’excitation chez les fans, alors qu’on développe notre stratégie de la même manière : aller chercher des joueurs sur le marché européen, difficilement accessibles pour nous. Mardy Collins et Rodrigue Beaubois ont été recrutés tard. On est dans la même logique et on ne va pas en changer ».
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