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​David Logan : « Je devais prendre ces tirs »

Dans un match de très bon niveau, la SIG Strasbourg a dû puiser dans ses réserves et miser sur un brin de chance pour s’imposer d’un petit point. Si les Palois manifestaient leur frustration, légitime, le résultat n’étant guère conforme à la qualité de leur prestation, l’entraîneur alsacien se félicitait de ce que son équipe ait su, dans l’adversité, montrer de belles qualités…

 
Pour Vincent Collet, « le match n’a pas seulement été rendu difficile par l’absence de Louis Labeyrie, mais aussi par la qualité du match de Pau. Entre ce qu’on avait ‘’scouté’’ de leurs matches récents et ce qu’on a vu ce soir, il y avait une sacrée différence. L’absence de Louis est bien sûr dommageable. C’est un de nos joueurs majeurs mais il faut aussi reconnaître que Darion Atkins s’en est très bien sorti. Après, on a de moins en moins de monde, mais on a eu un bon coup de main de nos jeunes, Ludo (Beyhurst) et Olivier (Cortale). Notre effectif n’était pas suffisant pour pouvoir impacter en permanence. Et comme on a mal débuté, avec des semelles de plomb… Rien à voir avec ce qu’on avait pu faire contre Venise. Mais on s’y est mis. L’adresse de Pau en fin de match et leur 7 sur 12 à deux points extérieur, avec Koffi et Horton en particulier, leur a permis de revenir. En revanche, je suis très satisfait de la gestion de la dernière balle. On n’a pas toujours été aussi inspiré… Ma crainte, c’était qu’on joue à la loterie avec un tir ‘’Lucky Luke’’. Or on a gardé de l’agressivité comme je l’avais demandé, et trouvé une bonne situation. On a joué un Pau revigoré et comme nous étions amoindris, ce n’était pas simple et on s’en sort pas trop mal  ».
Avec 34 tirs à trois points (contre 32 à deux points), la SIG a parfois joué contre nature. « C’était trop, surtout en première mi-temps (NDLR: 7 réussis sur 20 tentés). C’était plutôt très bien par la suite (NDLR : 7 sur 14) mais il est vrai qu’on n’avait pas beaucoup de solutions. Ils ont beaucoup fermé l’intérieur. Notre artificier en chef en a pris 14 à lui seul mais il en a mis 7, on ne va pas s’en plaindre… »
David Logan, justement, voulait retenir la manière, dans des circonstances particulières : « On avait des rotations raccourcies, on a tous dû jouer de longues minutes (NDLR : les cinq de départ ont tous joué plus de 30 minutes) et Pau a débuté de façon très agressive. On s’est mis à batailler dans les cinq dernières minutes du premier quart et on a montré beaucoup de volonté et de dureté dans le dernier quart temps et c’est ce dont nous aurons particulièrement besoin lors du match de la semaine prochaine ». Sa propre performance lui importait peu. Sur le nombre élevé de tirs à trois points, il avouait : « On a pris ce que la défense adverse nous a donné. On aurait sans doute eu besoin d’un peu plus d’alternance intérieur/extérieur. Mais on a eu ces tirs et on les a pris. J’ai eu quelques ouvertures et je devais prendre ces tirs ». Le plus dur, il le sait, est à venir. « Athènes, ce sera le match le plus important depuis le début de la saison. On a besoin d’une victoire à l’extérieur et on va bien se préparer dans les prochains jours. Il faudra y aller et se battre ».
 
Serge Crèvecoeur, le coach palois, estimait que « dans les circonstances actuelles, [on] avait bien besoin de ce petit brin de chance qui n’arrive pas. On n’a jamais abandonné, on a montré une vraie mentalité de combattant, d’équipe et de solidarité et c’est comme cela que ça va aller mieux. J’ai félicité les joueurs dans les vestiaires, même s’il y avait de la déception, mais c’est clairement le chemin à suivre. J’espère que ce type de match va nous redonner de la confiance. On le saura samedi prochain. Il y a eu du courage pour revenir quand nous étions menés, à chaque fois, de huit points, il y a eu de la maturité et de la qualité d’exécution. L’absence de Labeyrie était clairement une opportunité pour nous compte tenu de son impact habituel au rebond offensif, en défense, de son tir à mi-distance… Je ne serais pas honnête si je vous disais le contraire ».
Alain Koffi, à nouveau excellent, (18 points à 8 sur 10, 5 rebonds, 25 d’évaluation) avait du mal à évacuer la frustration, en particulier celle de la dernière action : « Il y a faute, à la dernière seconde, mais elle n’est pas sifflée. C’est un fait de jeu, malgré l’amertume qu’elle génère et il faut passer à autre chose. Le match aurait pu basculer dans les deux sens. Il y avait de la qualité et on a su y répondre. Sur la qualité du contenu, on verra ça cette semaine, en vidéo, mais sur le coup, on avait besoin d’une victoire pour sortir de cette série de défaites. C’est rageant… Même sans Labeyrie, Strasbourg a une très forte équipe. On n’a jamais lâché et si on entame les matches contre des équipes un peu moins fortes avec cet état d’esprit, on peut sortir de cette zone qui n’est pas agréable. Mais ce n’est pas acquis. Il faut continuer à travailler pour renouveler ce genre de performance ».