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Collet : « C’était important de garder le rythme »

Si le succès contre Le Portel (85-62) n’a jamais fait de doute, après une entame sérieuse et réussie, la SIG Strasbourg, déjà privée de Labeyrie, pouvait tout de même regretter la sortie d’Inglis, tombé sur le dos, et plus encore la sérieuse entorse de Jérémy Leloup qui ne sera pas du voyage en Turquie, mardi !

Vincent Collet a apprécié la manière dont ses joueurs ont abordé ce match-piège. « Je suis content du sérieux affiché. Quand on prépare un sommet comme celui de mardi, il est important de garder le rythme. Dès l’entame, l’équipe a été très appliquée, avec de la réussite en plus. Il ne fallait pas les laisser espérer parce qu’à part le match à Gravelines, gagné dans les dernières minutes, les Portelois n’avaient pas gagné un seul match à l’extérieur. C’est pour ça que c’était bien de commencer comme nous l’avons fait, en leur envoyant un message clair. On ne pouvait pas s’empêcher, moi le premier, de penser au match de mardi prochain. C’était bien de se mettre à l’abri rapidement. Nos jeunes ont bien contribué au partage du temps de jeu. Je n’avais pas l’objectif de préserver les autres, mais de ne pas exagérer. Il faut du rythme, car on va plus voyager que s’entraîner d’ici mardi soir… A Banvit, on va avoir Levi Randolph en plus, mais Jérémy Leloup en moins. Il ne fera pas le déplacement avec l’entorse sérieuse de la cheville qu’il a contractée. J’espère que pour Damien Inglis, ce n’est qu’un coup mais ça mettra au moins 48 heures pour se résorber ».
 
David Logan, sérial shooteur, a lui aussi apprécié la performance de son équipe : « On va de mieux en mieux. On a trouvé le rythme, l’équipe monte en puissance, en ProA et en Champions League. On a intégré les deux nouveaux (NDLR : Bost et Inglis) et on se sent bien. C’était une bonne répétition pour Banvit. On a travaillé des choses spécifiques en vue de ce match et on a pu les mettre en pratique ce soir. Il ne reste plus qu’à y aller et à gagner ! » A propos de sa performance au tir, il a été plus laconique : « Je suis un shooteur et je shoote… »
 
Eric Girard était plutôt sévère à l’égard de son équipe : « Au basket, on trouve une certaine constance dans l’être humain… Ce soir, il y avait une équipe affaiblie, qui avait un peu de pression, dont on attendait peut-être plus malgré ses bons résultats, et une autre, en pleine dynamique, au-dessus de son potentiel, en Coupe d’Europe et en championnat de France. Une équipe qui pensait qu’il suffisait d’arriver à Strasbourg, de prendre le train, d’arriver sur le terrain, de faire l’entre-deux, de jouer 40 minutes et de repartir avec la victoire. Sauf que le basket ce n’est pas ça. En face, il y a de gros talents,   et souvent, quand il manque un ou deux joueurs, l’équipe se resserre, joue plus collectif que d’habitude, a une belle réussite. Et l’autre équipe arrive avec la grosse tête, en pensant qu’elle est invincible. Nous, le Portel, la capitale formidable des Hauts-de-France, avec le budget exceptionnel qu’on a, on arrive, on bat Strasbourg facilement et on repart… Mais non, le sport de haut-niveau, ce n’est pas comme ça. Il faut travailler, surtout quand on est Le Portel, il ne faut pas oublier qui nous sommes. Quand on joue sans passing, sans notre identité défensive, et qu’on est mené de 24 points à la mi-temps, le match est fini. On l’a terminé parce que les supporters avaient payé pour voir 40 minutes, mais 20 minutes auraient pu suffire. Je suis désolé pour tous les fans de la SIG  qui venaient voir un vrai match de basket. Ils ont vu leur équipe avec du cœur, un bon collectif, et en face, ils ont vu une parodie d’équipe. De temps en temps, dans une saison, on a besoin de coups de pied au cul. C’en est un bon, ça va nous remettre les idées en place avant un mois de février difficile : on va en Russie, deux fois à Nanterre avant de recevoir Monaco. C’est dommage, en étant discipliné et intelligent, on aurait pu faire un coup ici ».
Le coach avoue n’avoir rien vu venir : « J’ai des bosseurs exceptionnels. Le management mental, de la part des coaches, n’a-t-il pas été à la hauteur ? Ou bien les joueurs ont-ils, inconsciemment, eu l’idée de gagner contre un des plus gros budgets de la ProA, c’allait être une formalité ? C’est une belle leçon d’humilité qu’on doit garder à l’esprit par rapport à notre identité ».
 
Jean-Victor Traoré, était très déçu, lui aussi : « C’est inadmissible de commencer un match, surtout à l’extérieur, comme on l’a fait. On n’a pas fait notre travail et on n’a pas respecté la SIG. On les a laissé jouer, ensuite on a été fébrile sur nos tirs. On était sur une bonne dynamique. On avait tout, la confiance, pour faire un bon match ici. Là, ça met un coup de frein à tout le monde. On a pris une claque mentale. On a mieux réagi en deuxième mi-temps, mais c’était trop tard. Mais on sait rebondir et on se tourne déjà vers le prochain match ».