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Vincent Collet : « Le salut est venu par la défense »

Longtemps sous la menace d’une équipe de Nanterre adroite à trois points, la SIG Strasbourg a haussé le ton en défense pour dérouler (93-78), grâce à un collectif huilé (23 passes) et un effectif où chacun trouve, petit à petit, sa place (7 joueurs entre 10 et 23 d’évaluation). Forcément, d’un côté ou de l’autre, si les commentaires allaient dans le même sens, on ne les appréciait pas de la même façon.

Vincent Collet affichait une réelle satisfaction de la tâche accomplie même s’il n’a pas aimé le visage défensif de son équipe lors des vingt premières minutes : « On a été induit en erreur en première mi-temps par la qualité offensive qu’on a produite au début. Mon assistant, Nebojsa Bogavać m’a dit à la fin de la première période que notre attaque, c’était de la poésie ! C’est assez imagé, c’était vrai, nous étions très inspirés, mais il est vrai que Nanterre ne contestait pas grand-chose. Malheureusement, petit à petit, on est tombé dans le panneau de jouer leur match. Et quand tu joues leur match, tu ne gagnes pas souvent. A la mi-temps, nous menions de trois points mais je leur ai dit que si on n’était pas plus sérieux en défense, j’étais presque sûr qu’on allait perdre. Notre adresse n’allait sans doute pas durer. Le salut devait venir par la défense. On a parfois changé de stratégie mais ce sont surtout les comportements individuels qui ont changé. On est passé de 10 sur 19 à trois points à 0 sur 7 pour eux. Le fait qu’ils n’en tentent plus que sept en deuxième mi-temps était déjà une première victoire ».
Pendant ce temps, la SIG Strasbourg  continuait son festival offensif. « On a continué à être très correct en attaque, à trouver des solutions, à se passer la balle, et le fait de défendre mieux n’a fait qu’accentuer l’écart. Nous étions fautifs de ne pas avoir dix points d’avance à la mi-temps. Ça nous a obligé à gagner le match deux fois ! » La solidité et la qualité du banc ont permis au coach de partager parfaitement le temps de jeu. « Ça c’est la meilleure nouvelle parce qu’on rejoue dans 48 heures chez une équipe qui a joué, et bien joué, hier soir à Paris (NDLR : Gravelines) ». Le temps joue clairement en faveur de la SIG qui continue de roder son collectif. « On monte en puissance et il n’y aura plus de fenêtre internationale pour couper notre élan. Avec les matches qui se profilent, la Coupe de France qu’il n’est pas question de négliger, mais sans se consommer dans la perspective du match à Athènes, on aura besoin de tout le monde. J’ai beaucoup aimé le premier passage de Flo Piétrus qui a tout de suite amené un surcroît d’intensité. Damien Inglis a confirmé pour la première fois sa prestation de la semaine. Quant à Dee Bost, il a fait dix premières minutes parfaites en mettant l’équipe en musique, en la lançant sur les bons rails… »
 
Auteur de son meilleur match avec son équipe, Levi Randolph (16 points à 6 sur 8, 13 d’évaluation) n’a pas tiré la couverture à lui : « Notre équipe est composée de différents éléments. Le coach dit toujours : ‘’Jouer dur tout le match, nous avons les ressources’’. A nous de faire ce qu’il demande. Il y a des matches comme celui d’aujourd’hui où il faut attendre la fin pour l’emporter. En faisant plus de stops défensifs et en leur laissant moins de tirs à trois points, on a atteint notre objectif ». Peu enclin à parler de sa performance individuelle, l’Américain a ajouté : « Selon les matches, plusieurs joueurs peuvent sortir du lot. Le coach me demande de faire plusieurs petites choses différentes et j’essaie de les exécuter au mieux. J’ai de super coéquipiers qui ont fait ce qu’il fallait pour me trouver, ce soir, et mon but est simplement d’être agressif des deux côtés et de faire ce qu’il faut pour faire gagner l’équipe. Les points que je marque m’importent peu, je peux apporter une interception par ci, un rebond par là. Ce soir, ce furent 16 points, certes, mais l’essentiel, c’était de gagner ».
Pascal Donnadieu : « La qualité des rotations de la SIG a fait la différence »
A Nanterre, Pascal Donnadieu, le coach, s’est montré très lucide. « Il y a un monde ce soir entre les deux équipes. Notre objectif, c’est de prétendre jouer les playoffs mais on n’y est pas encore ! Strasbourg ne présente pas les mêmes arguments que nous. C’est avant tout la qualité des rotations de la SIG qui a fait la différence. On a été sanctionné dès qu’on a ouvert le banc, et plus que lourdement. Pendant que la SIG accumule les rotations, nous on fatigue avec les joueurs majeurs. C’est quasiment ingérable ».
L’entraîneur de Nanterre a vu deux autres raisons majeures à la défaite : « Les carences de notre poste 5, avec les paniers faciles manqués, qui font qu’on a été laminé dans ce secteur et ensuite, quand on joue une équipe comme celle-là, on manque cruellement de patience, notamment sur le demi-terrain. Quand on est en défense, on pense avant tout à réattaquer au plus vite plutôt qu’à faire un stop défensif. On a pris 65 tirs ce soir, Strasbourg moins (NDLR : 63) mais on a été beaucoup moins réaliste (NDLR : 27 réussis contre 39 et surtout 13 dans le jeu intérieur contre 30 à la SIG). On a fait une première mi-temps de très grande qualité en attaque mais je me doutais qu’on ne pourrait pas tenir à ce rythme-là. Strasbourg a fait un grand match, tout y était. Il aurait fallu un très, très fort Nanterre et nous n’étions pas au niveau de cette équipe très impressionnante qui a la faculté de mettre de l’intensité pendant 40 minutes. Il ne faut pas tout voir en noir mais il faut que nous arrivions à régler les problèmes que je viens d’évoquer ».
 
Lahou Konaté était du même avis : « On s’est rapproché en début de deuxième mi-temps, mais on n’a plus réussi à dérouler notre jeu. On n’a pas mis les paniers intérieurs qui se présentaient, Strasbourg s’est ajusté sur tous nos écrans et on n’a pas répondu présent. Plus d’adresse à trois points et pas de réussite quand on a mis la balle à l’intérieur. On aurait aussi pu éviter quelques pertes de balles. Strasbourg a poussé le ballon et on a tout fait pour les mettre en confiance avec notre repli défaillant. On va jouer Monaco mercredi et si on veut jouer les playoffs, il faut répondre présent sur ces gros matches ».