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Coupe de France : À Paris en patron

Tout autre résultat qu’une victoire de la SIG Strasbourg, en finale de la Coupe de France ce samedi (19h à l’AccorHôtels Arena de Paris-Bercy, en direct sur SFR Sport 2) contre Boulazac, serait une immense déception. Les conséquences d’un revers pourraient d’ailleurs être fâcheuses. Personne, au club, n'ose l’imaginer…

Comme il y a trois ans, la SIG Strasbourg s’est hissée en finale de la Coupe de France. Comme il y a trois ans, elle affrontera un adversaire supposé moins bien armé qu’elle. Après Le Portel, alors en ProB, Boulazac, promis à la relégation. Comme il y a trois ans, où elle l’avait emporté (87-74), on attend d’elle une victoire… Il faut bien sûr, avec beaucoup de respect, faire le métier et effacer les impressions mitigées laissées au cours des dernières semaines.
Y aller sans crainte, sans peur
« Rien n’a changé, malgré les trois défaites, tonne Collet. Il faut aller à Paris pour assumer notre statut de favori en ayant conscience de ce que représente une finale. Pour l’assumer, il faut faire un grand match. Ne pas voir Boulazac comme une équipe qui va descendre en ProB mais davantage comme une équipe capable de réaliser un exploit. Ils vont tenter le tout pour le tout, c’est le propre d’une finale. Ils ne veulent pas nous battre à chaque fois, ils veulent nous battre samedi. A nous d’y aller sans crainte, sans peur ».
Le piège réside évidemment dans le fait de rencontrer une équipe supposée moins forte. « Ce ne sera pas plus facile, continue l’entraîneur, mais ça ne rajoute pas non plus une pression supplémentaire. La bonne manière, c’est d’être conquérant, agressif, de leur imposer notre jeu ».
Ce qui a fait cruellement défaut à Chalon et contre Monaco, mais aussi à un degré moindre à Villeurbanne, selon Vincent Collet. « Pour donner du sens à notre statut, on doit les prendre à la gorge. Si on est passif, tout est possible. Si ça se joue sur deux ou trois possessions, Meacham, Anderson, Diggs, James et peut-être même les autres, seront capables de mettre des tirs improbables. Je n’ai aucun doute là-dessus ».
Le technicien alsacien se méfie particulièrement des joueurs précités. « Meacham est un champion, on l’a vu à l’œuvre avec Nanterre et Villeurbanne. Il a toujours mis les gros tirs. Il ne faut pas leur laisser cette possibilité et que notre défense les étouffe ». Les joueurs de Claude Bergeaud, « un bon coach », souligne Collet, joueront leur saison, « le match de la décennie. Il faut s’attendre à ce qu’ils soient possédés ».
Avec Dee Bost
Le souvenir du Portel, encore dans la foulée de la SIG à la 27e’ il y a trois ans (59-57), reste dans la mémoire du coach. « On avait pourtant fait un grand match, mais les adversaires étaient survoltés ». Et ce n’est qu’à l’usure que les Strasbourgeois ont décroché le trophée.
Autre élément qui ne trompe pas : « Boulazac a laissé Shawn James, en délicatesse avec ses genoux, au repos contre Limoges, samedi. Il jouera demain. Ils savent très bien ce qu’ils veulent… » Tout comme Meacham, Anderson ou Diggs, bourreau de la SIG en championnat lors du match aller, mais très bien tenu il y a trois semaines au Rhenus (0 sur 6 aux tirs, aucun point dans la victoire alsacienne 88-75), Boulazac a des joueurs de talent. « N’oublions pas Sanchez ou Oniangue, excellents en demi-finale contre Levallois, ou le très sérieux Ubel ». Une attaque à 78 points de moyenne, une défense qui pèche en revanche, à 86 points de moyenne, la plus mauvaise du championnat.
La bonne nouvelle est venue du côté du vestiaire strasbourgeois. Outre Ludovic Beyhurst, seule satisfaction du choc contre Monaco, la SIG va retrouver Dee Bost. « Il aurait pu jouer mercredi même si je ne pense pas que cela aurait changé les choses. On avait décidé, par principe de précaution, de le préserver pour être sûr de l’avoir en Coupe ». Et l’arrière américain risque bien, en duo avec Zack Wright, d’être précieux dans la conquête du trophée. Pour peu que Labeyrie, Bilan, Atkins, Inglis retrouvent leur niveau perdu, les centaines de supporters tout de rouge vêtus, feront le reste.
Cela conditionnera à coup sûr la suite de la saison. Un nouveau départ serait dès lors envisageable. Pour une fin heureuse ?
Jean-Claude Frey