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SAISON 2018 / 2019
rendez-vous dimanche 30 septembre pour le premier match au Rhenus
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Actualités 1/4 BCL 2017/18_SIG Strasbourg / AEK Athènes Présentation Résumé Statistiques Interviews Photos

L’immense défi

La SIG Strasbourg est à 40 minutes d’un immense bonheur : une qualification pour le Final Four de la Basketball Champions League qui pourrait alors avoir lieu début mai… au Rhenus ! Mais pour l’atteindre, il faut battre l’AEK Athènes de 10 points après le revers de l’aller (69-78), ce mercredi à partir de 20h30 (en direct sur Canal+ Sport). Une performance que personne n’a accomplie cette saison face aux Grecs dans la compétition, loin d’Athènes. Mais dans un Rhenus bouillant, avec une équipe vaillante et talentueuse, le défi est à portée de main !

En huit rencontres depuis le début de la BCL, l’AEK Athènes a subi son plus gros revers à l’extérieur sur un écart de… sept points seulement (à Bayreuth et à Banvit). Mieux, ou pire (!), seules deux formations, toutes compétitions confondues, ont réussi à décrocher dans leur salle ce fameux gap de dix points auquel la SIG Strasbourg va s’attaquer : l’Olympiakos et le Panathinaïkos ! C’est résumer en quelques mots l’ampleur de la tâche, l’Everest que les hommes de Collet devront gravir ce mercredi.
Le remède est connu, il faut parvenir à l’appliquer
« Gagner de dix points, c’est beaucoup, parce que leur écart moyen, sur 17 rencontres de BCL, c’est +2,9 points, le nôtre +2,6 points ! En championnat ce dimanche, battu par Olympiakos (100-86), l’AEK était encore dans le coup dans le dernier quart temps… », soupire Vincent Collet. Avec Kevin Punter (24 points) en tête de pont, devant Sakota et James (9 chacun), Hunter (8) et Larentzakis (7). Et en deux confrontations de poule, certes remportées toutes deux par la SIG, la différence totale se monte à… trois points seulement (80-78 et 88-87). « Mais le succès de dix points reste possible évidemment », renchérit le technicien strasbourgeois. Tout en regrettant de ne pas « avoir su ficeler le résultat à l’aller, après avoir effacé le 14-2 initial, mené 60-64 à la 33e’ et subi un 18-2 dans le final. En se contentant trois fois de suite d’un lancer-franc sur deux dans les ultimes secondes ! » Ce match des occasions manquées fait désormais partie du passé et tous les regards, toute la concentration, toute la motivation se portent désormais sur les 40 minutes (ou plus…) à venir. « En 25 minutes, on leur a tout de même passé 17 points (NDLR : de 14-2 à 52-57). La preuve qu’on peut le faire… »
Collet : « Contrôler le rythme et tenir la distance »
Collet a trouvé la solution : « Il faut les descendre en dessous de leurs standards offensifs, car ce n’est pas une équipe grecque, dans ce domaine. L’AEK avait déjà une des meilleures attaques en saison régulière, et ça s’est aggravé avec l’arrivée de Punter et de Hunter. Les 78 points de l’aller sont leur plus petit total depuis six semaines. Mais il faut s’attendre à ce qu’ils fassent des efforts supplémentaires en défense aussi. Ils nous avaient limité à 69 points alors qu’ils en donnent 80 d’habitude à leur adversaire ».
Reste à trouver le chemin pour y parvenir… « Éviter les erreurs commises dès l’entame contre Klaipeda, ne pas se précipiter ni jouer faux ou paniquer. Mais ne pas perdre de vue nos objectifs, contrôler le rythme tout en allant vite quand il faut, construire et tenir la distance. Car tout se jouera peut-être dans les derniers instants… La solution est là, à nous de savoir la mettre en pratique », poursuit Collet.
Voilà la théorie. Sur le parquet, il faudra contrôler Manny Harris (préservé en championnat dimanche), capable de marquer 36 points dans le 8e de finale décisif à Nymburk alors que l’AEK avait perdu de dix points chez lui. « C’est le facteur X, un joueur de un contre un exceptionnel. Alors quand il met aussi ses tirs à trois points… » Collet se méfiera tout autant de Xanthopoulos ou de Vasilopoulos, qui avaient surgi la semaine dernière pour sauver la mise à leur équipe, malmenée quand la SIG avait trouvé la bonne formule, entre patience, agressivité et efficacité près du cercle. « Sans parler du danger Punter. Il est encore plus percutant, meneur dans l’âme. La grosse problématique contre eux, c’est que même si tu les arrêtes sur les systèmes, ce qu’on a plutôt fait à l’aller, ce n’est pas fini. Il reste les « un contre un » où ils sont vraiment très forts… »
Au point d’avoir délogé Monaco de la place de numéro 1 du « Power Ranking » de la BCL, un classement certes subjectif dans lequel les Strasbourgeois sont désormais sixièmes… Pour ce rendez-vous capital, Collet pourra compter sur tous ses soldats, même s’il regrette que Florent Pietrus, « qui serait si utile pour avoir du répondant dans l’intimidation », ne peut pas être de la fête. Le retour de Damien Inglis, à l’entraînement depuis lundi matin, est une bonne nouvelle, la richesse de l’effectif alsacien, dans lequel Bost et Bilan, à un degré moindre Logan, devront hausser le niveau, Randolph, Wright, Atkins ou Labeyrie, rester au plus haut de ce qu’ils savent produire, en est une autre. Le capitaine, Jérémy Leloup, trouvera le chemin pour être le leader de vestiaires dont la SIG Strasbourg aura aussi besoin, sans écarter le précieux coup de main qu’il peut apporter sur le parquet dans ce qui s’annonce comme une redoutable bataille.
Une bataille que s’apprêtent aussi à livrer les (presque) 6 000 supporters alsaciens, qui donneront la réplique aux 300 supporters grecs qui promettent un joli chahut. 6 000 gosiers qui ne lâcheront rien, pour pousser leurs fans vers le dernier carré ! Car dès lors, le Graal ne serait plus qu’à deux victoires. Le défi suivant…
J.C.F.