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Une correction…

Le choc au sommet a tourné court. La SIG Strasbourg a explosé devant la dureté de la défense monégasque (71-90). Le résultat est certes cruel mais on ne peut plus logique. Les hommes de Collet devront se refaire une santé au plus vite. Des échéances plus importantes encore les attendent sous peu…

La donne

La meilleure équipe à domicile (une seule défaite, en tout début de saison) face à la meilleure équipe à l’extérieur (10 victoires en 14 déplacements), le deuxième qui reçoit le premier : l’affiche était évidemment alléchante avec, déjà, les playoffs qui se profilent. Mais la SIG Strasbourg devait se remettre de deux défaites de rang pendant que Monaco comptait bien mettre définitivement la main sur la pole position.
Premier quart temps : des signes inquiétants
Mitrovic avait choisi un cinq avec Paul Lacombe, de retour au bercail et en charge de Logan, mais aussi avec Georgi Joseph pour donner un maximum de dureté à sa défense. Objectif atteint, car si Logan trouvait deux ouvertures (4-2, 2e’), la SIG lâchait déjà quatre ballons en route. Evans était chaud (10 points en cinq minutes) et la Roca Team atteignait 10 points d’avance (8-18) avec 100% de réussite. Il est vrai que les « snipers » du Rocher n’avaient guère eu d’opposition près du cercle alsacien. Le temps mort de Collet était bienvenu, les changements tout autant. Wright totalisait déjà deux fautes et cédait sa place à la mène à Randolph. Leloup signait son entrée par un drive victorieux sur Lacombe et une très bonne défense sur son ancien partenaire. Dans la foulée, les hommes de Collet recollaient à 16-18 (8e’). Mais la fin de la période était entièrement monégasque, Robinson ayant pris le relais d’Evans : 20-26. Évaluation : 18 à 33.
Deuxième quart temps : une défense aux abonnés absents
Beyhurst fit un excellent passage pour faire souffler les meneurs et malgré une longue absence pour des douleurs au dos, le jeune espoir scorait cinq points, chipait des ballons. Et le joli 7 sur 7 aux lancers dynamisait la SIG : 28-30 (13e’). Hélas, la suite fut moins rose. Des oublis invraisemblables en défense offraient des paniers faciles à Monaco (15 sur 18 à la pause près du cercle) et l’écart enflait : 28-37 (17e’), 32-43 (19e’). Le public grondait devant l’apathie de Labeyrie et de ses équipiers car à l’opposé, les Strasbourgeois étaient désespérément sans solution en attaque, malgré les temps morts de Collet. A la pause, si l’écart restait dans des proportions « raisonnables », les 49 points encaissés – contre 40 marqués – sur son propre parquet, faisaient clairement tache ! Évaluation : 20 à 32 (total : 38 à 65).
Troisième quart temps : Beyhurst sonne la révolte
Kikanovic héritera rapidement de sa troisième faute. Une aubaine sans doute, mais la SIG ratait tant de choses faciles en attaque, perdait des balles… De quoi gaver Monaco de contre-attaques et de alley-oops pour gonfler le score : 44-57 (24e’). Evans et Traoré, notamment, se régalaient. Il fallut la dureté de Pietrus et surtout, la vivacité et le culot de Ludovic Beyhurst pour redonner des couleurs aux Strasbourgeois et de l’enthousiasme au public… Le retour était prometteur (57-61) avant le dernier quart. Évaluation : 21 à 13 (total : 59 à 78).
Quatrième quart temps : la débandade
Il fallut vite déchanter… 75 secondes, 0-5 et trois balles perdues… Collet était contraint à prendre un nouveau temps mort. Pas de quoi stopper Rudez, adroit au large : 59-73 (33e’). La messe était dite… La hiérarchie était désormais bien établie en championnat et la défaite strasbourgeoise, la première en saison régulière depuis le 7 octobre, sonnait comme un aveu d’impuissance. Les derniers efforts de Zack Wright étaient louables, mais Monaco avait match gagné depuis un moment (71-90 au final). Quelques chiffres suffisent à illustrer l’écrasante domination du leader : 12 passes, 21 balles perdues aux Strasbourgeois, 27 et 14 pour la Roca Team. Ou encore 15 lancers tentés par la SIG, 26 par l’ASM, signe d’une différence d’agressivité offensive flagrante… Évaluation : 7 à 35 (total : 66-113).
La SIG, pour sa part, devra trouver des ressources mentales avant la finale de la Coupe de France et plus encore pour aborder le sprint final du championnat. Sinon…
Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG STRASBOURG – MONACO 71-90. Rhenus Sport. 6 166 spectateurs. Arbitres : MM. Viator, Oliot et Deman.
Les périodes : 20-26, 20-23 (mi-temps : 40-49), 17-13 (57-62), 14-28.