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Une nouvelle aventure commence

Avec le début des playoffs 2018, la SIG Strasbourg entame une nouvelle quête, la 6econsécutivement sous les ordres de Vincent Collet. Premier match de quart de finale contre Nanterre, le bourreau de 2013, ce mardi (20h50 en direct sur SFR Sport2). L’ambition est simple : passer ce premier obstacle avant de penser aux suivants. Les expériences ont montré la difficulté de l’exercice…

Vincent Collet entame ce mardi sa 16ecampagne de playoffs pour près d’une centaine de rencontres ! Il ne pointe plus qu’à une longueur de Greg Beugnot (17 saisons de playoffs dans l’élite), recordman en la matière. C’est dire que le coach de la SIG Strasbourg en connaît un rayon. On serait même tenté d’écrire qu’il a payé pour savoir… Comme Beugnot d’ailleurs, licencié de l’ASVEL après cinq finales perdues, le Normand, plus Alsacien que jamais, a échoué à cinq reprises tout près du but. Et il aborde ces rencontres si particulières toujours avec le même appétit, mais avec beaucoup d’humilité. « On va se servir bien sûr des matches de saison régulière, mais c’est une autre compétition qui commence. Ce qui change, c’est l’intensité ».
Mental autant que tactique
Ce moment à part nécessite aussi une préparation à part. Des réunions, des entretiens individuels, ont ponctué les derniers jours. « Ces chocs requièrent une attention particulière, une concentration exceptionnelle. C’est une aventure humaine commune dont les joueurs sont les principaux dépositaires. Moi, mon rôle est simplement de les aider à gagner le prochain match ». Collet donne le ton. Et reconnaît avoir évolué. « J’insiste de plus en plus sur les aspects mentaux et la spécificité de ces rendez-vous qui contiennent une charge émotionnelle plus importante. En plus de l’indispensable intensité et de la concentration maximale qui sont les ingrédients majeurs. On ne peut rien espérer en playoffs si on n’a pas ces éléments avec soi. Et à chaque série, il y a un seul contrat à remplir. Le premier : remporter deux matches sur trois ».
Autant dire que Collet ne veut pas regarder plus loin, pour l’instant, que vers mardi soir. « Il faut se préparer au mieux pour le premier. Après, s’en servir pour préparer le mieux possible le deuxième, quelle que soit l’issue du premier… » Petit rappel à l’expérience de l’an passé : battue à domicile par Pau-Orthez (92-102), la SIG s’était imposée en Béarn (68-83) puis difficilement lors de la belle au Rhenus (72-68). Pire encore, en demie, lorsqu’elle fut menée 0-2 par l’ASVEL avant de s’imposer à trois reprises consécutivement, deux fois à l’Astroballe puis dans un match cinq brûlant (70-69). Quatre des cinq chocs se jouant à une possession !
Se défaire du poil à gratter
C’est la réalité des playoffs et il suffit de l’oublier un instant pour être rattrapé (et puni). « A chaque fois, c’est une autre histoire. En 2013, après le match 1 contre Nanterre, j’avais parlé aux murs pendant deux jours… » Nanterre justement, toujours coachée par le subtil et malin Pascal Donnadieu, l’équipe la plus imprévisible par sa capacité à se surpasser, la plus prévisible aussi par sa propension à user, voire à abuser du tir à trois points, se présente à nouveau. Le poil à gratter des Strasbourgeois, qui voudrait tant être fidèle à sa réputation. « On va s’appuyer notamment sur ce qu’on avait bien fait en demi-finale de Coupe de France à Trélazé, un vrai match à enjeu puisqu’il offrait une finale, qui plus est contre Boulazac », insiste Collet. Si Nanterre a, depuis, ajouté Edwards à son effectif, le coach de la SIG se souvient que « Kevin Jones avait été timide, alors qu’il est très bon ces derniers matches, même à trois points, constituant une arme de plus derrière l’arc pour des Nanterriens qui n’en manquaient pas dans ce secteur ! »
La SIG Strasbourg a retrouvé toutes ses forces depuis le retour de Labeyrie et même ajouté le vaillant Pape Sy à sa rotation. De quoi voir venir même face à la menace des Franciliens. A condition que les snipers soient sous haute surveillance, Heiko Schaffartzik en premier, mais aussi le « local », Hugo Invernizzi, Jamal Shuler, déjà à l’œuvre en saison régulière pour arracher une prolongation, Jamar Wilson, Bathiste Tchouaffe  ou Lahou Konate qui a pris désormais le statut d’international. Ils totalisent en moyenne 27 tirs tentés à plus de 6,75m, dont près de 10 (9,9) réussis… Quant à Johan Passave-Ducteil, ce sera à Miro Bilan ou Darion Atkins de porter le fer à l’intérieur pour le faire sortir de ses gonds. Enfin, le soutien de la SIGArmy, plutôt timide à la location, mais dont tout le club espère le réveil avant l’échéance de ce mardi (billetterie ici), sera primordial. Avant de rêver de demie ou de finale, il faut prendre le quart…
Les équations sont posées. Après une longue semaine d’attente, il s’agit de les résoudre. Du moins la première d’entre elles. Il sera bien temps, à partir de mercredi, de songer à la deuxième !
Jean-Claude Frey
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