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​Vincent Collet : « Retrouver notre état d’esprit »

Battue dans le match 2 (71-80), la SIG Strasbourg a encore toutes ses chances pour se hisser en finale pour la 6efois. Mais il faudra gagner (au moins) un match au Mans. Et serrer les rangs dès mardi prochain…

Vincent Collet, le coach de la SIG, n’était pas plus abattu qu’il n’avait été euphorique après la première manche : « Le Mans a fait un match remarquable et il faut leur donner ce crédit. On a des choses à se reprocher mais il ne faut pas négliger le niveau de leur performance, à l’image de Travis ou de Lofton. On a bien démarré le match, hormis quelques excès de péché de gourmandise avec des prises à deux qui leur ont permis de mettre trois fois des paniers à l’ultime seconde. On ne s'en est presque jamais remis, d'autant plus qu'on a eu ce souci de comportement au premier temps mort du deuxième quart temps et ça été un tournant. On travaille sur l’état d’esprit depuis des semaines pour ne pas accepter, dans les moments les plus importants, ce type de comportement. Il faut absolument que ça soit la dernière fois. Je veux que mes joueurs communiquent, se disent les choses, mais il y a une manière et celle qui a été employée est totalement inacceptable. Les deux joueurs en cause ont pénalisé l’équipe. Pendant plusieurs minutes, on a perdu le fil du match. On est revenu avec de meilleures intentions mais chaque fois qu’on pouvait se rapprocher, ils ont mis un gros tir. Le contre de Stephens sur un lay up de Logan est significatif, au-delà de la performance physique, il fallait avoir la volonté de courir, et il l’a eu. Alors qu’en face, l'absence de concentration d'Inglis et Bilan qui ont laissé Cobbs filer au panier, Inglis récoltant sa 4efaute sur l'action. On a été longtemps sans aucune réussite, même sur les tirs ouverts. Ça, c’est le basket. Eux, ils ont marqué 7 ou 8 paniers à l’ultime seconde. Mais il y avait d’autres manières de gagner. Mes joueurs ont rarement tiré près de 80 fois(NDLR : 68 tirs tentés et 23 lancers provoqués) sauf les soirs de folie douce… On avait un projet commun et certains ne l’ont pas respecté ».
Quant au prochain match au Mans, Collet estime que son équipe a toutes ses chances : « Mardi, ce sera le 3ematch. Ils seront chez eux mais ce n’est pas un avantage suffisant. Ce sera bien sûr plus compliqué, mais ce n’est pas rédhibitoire ».
 
Zack Wright était plutôt dépité, pour sa part, mais reconnaissait lui aussi la performance du Mans : « On a plutôt bien débuté, mais dans le deuxième quart temps on n’a plus marqué que 6 points, aucun pendant 8 minutes. On a bien défendu mais ils ont fait l’écart sur les lancers-francs qu’on leur a donnés. Ça nous fait mal cette défaite, mais ils ont bien joué ce soir et c’est sans doute notre plus mauvais match offensif de la saison. On n’a pas trouvé les courses en transition pour avoir plus de passes décisives et quand nous en avions la possibilité, on a raté trop de tirs ouverts. Ils nous ont forcé à jouer un contre un avec une équipe de petite taille. Travis et Lofton ont réussi des performances exceptionnelles, ils ont fait la différence. On savait qu’ils étaient capables de ça. Et Cobbs a encore joué tous les ballons ».
 
Eric Bartecheky, le coach n’était pas mécontent du tout du succès de son équipe : « Gagner avec autant de balles perdues, c’est bien. On a fait des ajustements par rapport au premier match. On a donné moins de shoots ouverts que jeudi. On a mieux contrôlé la raquette et donné moins de paniers faciles. Ils sont passés de 45 à 30% de prises offensives. On a été agressif et obtenu beaucoup de lancers-francs (NDLR : 28 contre 9 dans la manche 1). Le deuxième quart temps nous a fait gagner le match, avec une équipe plus petite et un très bon Roméo Travis. Malgré les rapprochés de Strasbourg, a on gardé la dizaine de points d’avance qu’on avait acquis dans la deuxième période. Ce n’est pas fini et il faut s’attendre à ce que Strasbourg réagisse. C’est l’histoire d’un match et nous ne sommes qu’à 1 partout ».
 
D.J. Stephens, l’ailier manceau, voulait souligner les améliorations apportées par son équipe entre les deux rencontres : « La différence s’est faite en défense. On est resté focus pendant 40 minutes. Je ne m’étais pas aperçu qu’on avait perdu 22 ballons mais on s’était dit qu’il fallait surtout être dans l’engagement ».