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29 Avr 25 - Article
Qualifiés pour le 1/4 de finale U18 !
Il reste encore une journée à disputer dans ce championnat U18, mais nos jeunes de la SIG Strasbourg ont déjà validé leur qualification pour les 1/4 de finale de la compétition en s'imposant ce week-end face au Havre (85-53). Avec un bilan solide de 10 victoires pour seulement 3 défaites en poule haute, le travail accompli cette saison mérite un coup de projecteur. Pour faire le point sur ce parcours et les ambitions de la fin de saison, nous sommes allés à la rencontre d’Abdel Loucif, coach de l’équipe U18.
Premièrement, comment vas-tu Abdel ?
A.L. : « Ça va très bien. Je suis très content de mes joueurs. Tout au long de la saison, ils ont fait preuve d’application, d’enthousiasme et d’un vrai respect mutuel. C’est un groupe très agréable à accompagner. Bien sûr, ce sont de jeunes adolescents, avec leurs doutes, leurs faiblesses, et parfois des certitudes, mais on n’a jamais eu de comportements déviants, comme cela peut parfois arriver à cet âge-là. C’est vraiment appréciable. »
Quels étaient les enjeux au début de la saison ?
A.L. : « Dès le départ, on savait que nous étions une équipe jeune. On a intégré quatre joueurs de première année, ainsi que deux autres joueurs : Aymeric Bamba, qui n’avait jamais joué à ce niveau, et Oscar Wembanyama, qui arrivait d’un autre club. Il y avait donc une grosse incertitude concernant leur adaptation au championnat U18 France. Je pensais que ça pourrait être compliqué sur le plan des résultats… et finalement, ils m’ont vraiment surpris. »
Quel est le bilan sportif de cette saison ?
A.L. : « En U18, le seul objectif fixé par le club, c’est d’accéder à la poule Élite. Cela permet à nos jeunes d’évoluer toute la saison face aux meilleurs joueurs de leur génération. Cet objectif a été rapidement atteint puisque nous avons dominé la première phase. Donc, sportivement, la mission est remplie. Maintenant, on se prend au jeu, et c’est très intéressant pour nos jeunes de disputer des matchs à enjeu en fin de saison, dans le cadre de leur formation. Souvent, on oppose formation et compétition. À la SIG Strasbourg, on privilégie clairement la formation, à 90%. Mais quand on arrive à des moments clés, comme un quart de finale, voire un Final Four, il faut jouer le coup à fond. Ce sont des expériences précieuses : apprendre à gérer la pression, les matchs à enjeu, la gagne… C’est ça aussi, former des joueurs de haut niveau. »
L’équipe U18 atteint ce stade de la compétition depuis quelques années…
A.L. : « C’est bien plus satisfaisant d’être régulièrement parmi les meilleures équipes françaises que de faire un exploit une année, puis de disparaître pendant quatre ou cinq ans. Cette constance prouve que le travail effectué, tant par les jeunes que par le staff, porte ses fruits. Le plus dur finalement, ce n’est pas de briller une saison. C’est de pérenniser, de maintenir un haut niveau de qualité chaque année. »
Le Final Four est-il dans toutes les têtes ?
A.L. : « Tout le monde y pense, bien sûr. L’année dernière, on a raté le coche en quart de finale. On s’est fait surprendre sur un match, et en plus, Joan Beringer était blessé pour les deux dernières rencontres, donc on n’a pas pu défendre nos chances à 100%. Mais ça fait partie du jeu. Cette saison, je sens les joueurs mobilisés pour faire mieux. On leur rappelle souvent que, sans pression négative, ils portent sur leurs épaules la continuité et l’excellence du Centre de Formation. C’est un vrai moteur pour eux. »
Est-ce difficile de trouver l’équilibre entre ambition individuelle et collectif ?
A.L. : « Pas chaque année, mais c’est toujours un point sensible avec des jeunes en centre de formation. Ils doivent avoir une certaine confiance en eux, un égo fort, parce qu’ils construisent leur carrière individuelle. En même temps, pour réussir de grandes choses dans un sport collectif, il faut savoir jouer ensemble. C’est un vrai dilemme pour eux : trouver le bon équilibre. Pour l’instant, avec ce groupe, je n’ai pas eu à gérer de conflit à ce niveau-là. Ils ont l’ambition personnelle qu’il faut, mais personne ne la met au-dessus du collectif. C’est un groupe de copains, qui a envie d’aller loin ensemble, et ça se ressent sur le terrain. »
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour cette fin de saison ?
A.L. : « D’abord, ne pas avoir trop de blessés, même si ça fait partie du sport. Ensuite, continuer à travailler dans le même état d’esprit, avec du plaisir, que ce soit pour les jeunes ou le staff. Et surtout, ne pas se rajouter une pression négative inutile. Si on continue comme ça, on peut aller très loin. »
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