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Episode 12: Sacha Giffa

Dans 48h, l’équipe de Vincent Collet disputera son quart de finale de coupe de France à Denain. En cas de victoire, la SIG se qualifierait pour sa 4ème demi-finale dans cette compétition sur les dix dernières années, après celles perdues de 2005 contre Gravelines, de 2007 à Pau et de 2009 au Mans.

Les SIGmen aimeraient rejoindre ce dernier carré et approcher d’un peu plus près ce trophée qui avait échappé au club en finale en 1999. Mais pour espérer avancer encore dans cette compétition, ils vont devoir déjouer le piège d'un match à Denain et rejouer une nouvelle fois dans le Nord, terre de basket par excellence. Le club de Denain peut sembler inconnu pour beaucoup. Mais son effectif actuel recèle deux anciens Alsaciens d’adoption : l’ancien joueur de Souffelweyersheim, Jérôme Cazenobe, et l’ancien SIGman, Sacha Giffa. Qui mieux que le « shaker » peut nous parler de sa nouvelle vie et de son club ! Il revient aussi sur ses années en Alsace, lui qui porta le maillot de la SIG durant six saisons et plus de 200 matches. Il évoque sans détour ses souvenirs et l’attachement qu’il porte encore au club de la SIG.

Sacha GIFFA 2006_02_05Franklin Tellier: Bonjour Sacha. Avant tout, comment vas-tu?

Sacha Giffa : Ça va bien. Je prends du plaisir en jouant dans un groupe jeune ici à Denain. Cela me fait penser à l’époque quand j’ai commencé le basket à Levallois: que des jeunes avec deux ou trois gars expérimentés autour.

F.T : Revenons un peu sur tes six saisons à Strasbourg. 208 matches sous ce maillot. Quels souvenirs en gardes-tu ?

S.G : Il y a eu l’époque Eric Girard et l’époque Fred Sarre ; deux équipes différentes. Mais je garde vraiment de bons souvenirs. J’ai gardé de bons amis de ces années. Des amis sur le terrain, mais également en dehors du basket.

F.T : Ton meilleur et ton pire moment à la SIG?

S.G : Mon meilleur souvenir c’est la qualification pour le quart de finale de la coupe ULEB en 2007 contre Vilnius. Le pire c’était durant ma dernière saison en 2011. Je suis arrivé en cours de route dans l’équipe de Fred Sarre. Il y avait déjà quelques tensions dans l’équipe… Le pire moment est arrivé peu de temps après lors de la défaite à Orléans (ndlr : défaite de 57 pts de la SIG : 96-39).

F.T : Quel regard portes-tu sur l’évolution de la SIG jusqu’à aujourd’hui?

S.G : Je pense que la SIG méritait un grand club. Déjà à l’époque, avec Eric Girard, on avait joué l’Euroleague. Il s’en était fallu de peu pour qu’on se qualifie. On n'était pas mal, même en ULEB après. Mais il manquait un petit quelque chose, un petit coup de reins… Hélas ça ne s’est pas fait. Je suis content quand je vois où se situe le club maintenant. Il y a de bons joueurs, l’un des meilleurs coaches français… Mais surtout j’aime bien cette équipe car il y a une osmose entre les Français et les Américains. Ça joue vraiment bien, un beau basket en se partageant le ballon. Ce sont ces valeurs-là que personnellement j’aime dans le basket ! Comparé à ma dernière année à Strasbourg, c’est bien que le club ait évolué dans cette direction. Je suis vraiment content pour la SIG.

F.T : Tu suis donc encore certains matches de la SIG ?

S.G : J’ai des amis qui jouent là-bas, à commencer par Ali Traoré, donc oui je suis. Et j’aime regarder le beau basket ; Strasbourg propose du beau basket alors je regarde !

FT : En 2011, après 18 ans au plus haut niveau, tu signes en ProB. Peux-tu nous parler de ce choix à l’époque?

S.G : Il faut prendre du plaisir au basket et je n’en prenais plus trop. Rester dans un coin du terrain, juste défendre et regarder les autres porter le ballon et shooter à ta place… Je ne m’y retrouvais pas dans ce schéma. Je trouvais que j’avais régressé. Et quand Rémi Giuitta m’a proposé son projet à Fos j’ai adhéré complètement. Ce constat, je l’ai fait avec beaucoup de joueurs que j’ai côtoyés durant cette période. A un moment peu importe les contrats, tu peux te retrouver sur le terrain mais rentrer chez toi malheureux… Ce n’est pas ma vision du basket. C’est la qualité de vie, sur et en dehors du terrain, qui a dicté mon choix.

F.T : Tu as plus de 20 ans d’expérience professionnelle. Peux-tu nous parler de l’évolution du basket en France ?

S.G : La France a un bon niveau, très homogène actuellement. Ce qui me fait plaisir ce sont les matches de l’équipe de France. On voit que ça a progressé. Mais cette progression on la voit aussi si on met des jeunes Français sur le terrain. Il faut avoir le courage de les mettre sur le terrain. Si tu ne le fais pas, ils ne progressent pas. Sinon qu’est ce qui se passe ? On prend des Américains, on les fait progresser et après ils partent dans d’autres championnats. Autant former nos joueurs français ! Les choses évoluent dans la bonne direction de ce point de vue, c’est bien.

Sacha Giffa_Denain
Crédit photo: Denain Voltaire Hainaut Basket

F.T : Parlons du match à venir entre la SIG et Denain en coupe de France. Je pense que ce match est très attendu?

S.G : Ce sera la fête du basket à Denain! Les fans et nous joueurs l’avons mérité. Nous sommes partis chercher ce quart de finale. Tomber contre une ProA, en plus contre la SIG, c’est bien pour tout le monde, pour toute la région.

F.T : Peux-tu nous parler du club et du profil de ton équipe ?

S.G : Denain est un petit club qui monte doucement. Il a changé de coach l’année dernière. Je suis arrivé en même temps. On est parti sur un projet regroupant les meilleurs espoirs s’entraînant avec les pros et à qui il manquait du temps de jeu pour acquérir de l’expérience. On connaît des hauts et des bas, mais quand on a des hauts on fait de bonnes choses et on propose du beau basket. On est 11 joueurs pro’ interchangeables, ce qui est rare en ProB.

F.T : L’équipe a un autre ‘‘Alsacien’’ bien connu ici, l’ancien de Souffel, Jérôme Cazenobe. Un petit mot sur lui ?

S.G : Il a vraiment évolué. On a un coach très ‘‘fondamentaux‘‘, très appliqué. Jean Christophe Prat est un ancien assistant de Philippe Hervé et d’Erman Kunter. Il essaye d’appliquer les recettes qu’il a apprises avec eux, avec les jeunes ici. Grâce à cela, Jérôme commence à avoir une rigueur plus professionnelle et il progresse vraiment. Il est devenu un élément majeur de notre équipe.

F.T: En gros, pour ce match, la SIG sera favorite et Denain jouera un match où l’équipe n’a rien à perdre ; c’est bien ça?

S.G : C’est évident que la SIG est favorite ; personne n’osera dire l’inverse. Mais ce match peut aussi accoucher d’une petite surprise, qui sait (rires)... Jusque là on a fait un beau parcours en coupe de France, donc ce match c’est un peu notre cadeau. On joue la meilleure équipe du championnat, on va tout faire pour montrer notre meilleur basket.

F.T : Un dernier mot avant de finir ?

S.G : Je vois que le KOP de la SIG est toujours là; toujours les mêmes, la même famille, qui pousse le club. Le club a connu des hauts et des bas et eux sont fidèles, c’est bien. Je vois aussi qu’il y a plus de chaleur dans les tribunes pour certains matches. Ça change, ça me fait plaisir. D’une façon générale, je le répète, Strasbourg mérite un grand club. Je suis vraiment content que le club ait réussi à dénicher des joueurs de ce calibre pour avoir une grosse SIG.

 Propos recueillis par Franklin Tellier