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Episode 3 : Afik Nissim

Durant cette intersaison, en attendant les signatures à venir et la reprise de l’entraînement, régulièrement, d’anciens SIGmen, vous donneront de leur nouvelles ; Avec l’aide du Kop de la Wantzenau, pour ce troisième  épisode, celui qui restera à tout jamais le chouchou numéro un dans le cœur de nombreux supporters de la SIG : Afik Nissim.

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Parler du titre de 2005 à n’importe quel supporter, il vous parlera d’Afik Nissim. Et vice versa ; parler d’Afik à un autre, il vous parlera de ses trois points en finale ! Une chose est certaine, pour tous ceux qui ont vécu cette après-midi du 12 juin 2005, le seul titre de champion de la SIG est étroitement lié à Afik “le magnifique”. Bien que crucial, il serait réducteur de limiter les performances du numéro 11 à cet unique coup d’éclat.  Bien sûr, il fit basculer la finale de 55-52 pour Nancy à la 34eme minute à 58-61 pour la SIG moins de deux minutes plus tard. Evidemment il permit ainsi aux SIGmen et leurs fans de croire encore au titre. Mais ce coup de chaud était tout sauf un hasard. Sniper invétéré, il n’avait pas attendu cette finale pour montrer l’étendue de ses capacités à passer en mode « barbecue incandescent », ou « climatiseur de salle », selon où la SIG jouait. Pas la peine de remonter très longtemps avant cette finale pour trouver la trace d’un de ses coups de chaud. Qui aurait oublié le quart de finale de play-offs 2005 face au champion en titre Pau-Orthez ? Il y signa une prestation de haut vol avec 27 points, à 8/9 au shoot, dont 3/3 à trois points et un impeccable 8/8 aux lancers francs ! Bilan ? 28 d’évaluation en 21 minutes de jeu ! Que dire de ce soir de décembre 2004 où il écœura à lui tout seul Bourg, en inscrivant 29 points ; tuant ainsi tout suspense dès la mi-temps du match? Et ce soir d’avril 2004 où il réalisa sa meilleure évaluation en carrière face à Dijon avec 34, après avoir inscrit 28 points, à 12/15 au tir, accompagné de 8 passes décisives. On pourrait aussi parler de ses 21 points en 21 minutes face à Vilnius en 2007 en coupe ULEB… Bref les exemples, soulignant le nombre de fois où lors de ses 170 matches à la SIG, il fit lever le public strasbourgeois, sont légions ! Après la SIG, il joua dans quatre pays différents, ramassant quelques trophées au passage. Il vous raconte ses différentes escales et vous donne des nouvelles.

Franklin Tellier : Avant tout, donne-nous de tes nouvelles ; comment vas-tu?

Afik Nissim: Bonjour à tous! Je vais très bien. Actuellement, je suis en Israël et je m’entraine avec l’équipe nationale israélienne. Nous avons une série de matches importants qui nous attendent cet été pour nous qualifier pour le championnat d’Europe 2015.

F.T : Depuis ton départ de la SIG, tu as joué dans plusieurs championnats et gagner quelques titres. Peux-tu nous retracer un peu ton parcours s’il te plait ?

A.N : Après mes deux ans à la SIG, où nous avons gagné le titre…ça je ne l’oublie pas!...Je suis parti jouer en Russie au Lokomotiv Rostof où je suis resté une demie saison avant de finir l’année en Ukraine. Je jouais pour le BK Kiev et nous avons participé au final four de l’Eurochallenge. Ensuite j’ai eu la chance de pouvoir revenir jouer deux saisons à la SIG. Après, j’ai  joué en seconde division italienne à Prima Veroli. En deux ans, nous avons gagné deux fois la coupe ! Hélas, nous avons aussi manqué deux fois de peu la montée en lega A. Après, le club de Nymburk m’a recruté un an, en 2010, et nous avons été champions et gagné la coupe. En 2012, j’ai débuté la saison avec le club russe de Krasnoyarsk et fini en Slovénie au KK Krka avec lesquels j’ai une nouvelle fois été champion et, en plus, MVP de la finale ! Enfin, depuis deux ans, je suis de retour en Israël et je joue pour l’Hapoel Eliat... Donc si je compte bien, ça fait six titres dans quatre pays différents : trois fois champions et trois coupes.

F.T : Tu as cité Nymburk ; c’est un des potentiels adversaires de la SIG au tour préliminaire de l’Euroleague en septembre. Que peux-tu nous dire à propos de ce club?

A.N : C’est un club avec de grosses ambitions ! Ils veulent participer à l’Euroleague. Peu importe les joueurs de l’équipe, la philosophie est toujours la même : une très grosse agressivité en défense ! En plus, c’est une équipe qui joue très bien en contre attaque. Un solide adversaire, si la SIG doit jouer contre eux !

F.T : Strasbourg était ta première expérience en dehors d’Israël, comment s’était passé ton adaptation ?

A.N : J’ai eu de la chance de venir à Strasbourg pour ma première expérience en Europe. Je me suis senti comme à la maison dès le moment où je suis arrivé. Marcel Moyal m’a énormément aidé en 2003, je le remercie d’ailleurs. Il y avait Keith, qui m’a pris sous son aile et s’est conduit comme un frère pour moi. Coach Alain croyait en moi. Et tous mes amis de la communauté juive m’ont accueilli comme si je faisais partie de leur famille.

F.T : Pour tous les fans de la SIG, le titre de 2005 est indissociable de toi et de ta série à trois. Quels souvenirs gardes-tu de ce match ?

A.N : Je ne pourrais jamais oublier ce match! Mon premier titre en Europe ; c’était incroyable ! Il y avait quelque chose de spécial entre nous, je m’en souviens encore. Cette équipe… Ces joueurs qui étaient prêts à tout les uns pour les autres, avec un seul but commun : gagner le titre ! Jouer à Bercy, plein, avec tous nos fans qui avaient fait le déplacement… Un très grand match et un immense souvenir!

F.T : Le meilleur moment de ta carrière ?

A.N : Je n’ai pas de meilleur moment à part entière. Gagner six titres et jouer quatre championnats d’Europe avec mon équipe nationale sont vraiment les choses que je retiens le plus.

F.T : Mis à part ce titre, que retiendras-tu de ton passage à Strasbourg?

A.N: A mes yeux, Strasbourg sera toujours ma seconde maison! Je suis heureux d’avoir joué pour la SIG. J’aime vraiment cette ville ; j’y ai beaucoup d’amis qui sont comme ma famille pour moi.

F.T : Est-ce que tu as suivi les résultats de la SIG depuis ton départ ?

A.N : Tous les clubs changent des joueurs, coaches et autres. C’est normal, ils évoluent. Je pense que depuis le titre de 2005, Strasbourg a fait en sorte de devenir une des top-équipe de proA. Je suis heureux qu’Aymeric fasse partie du directoire, c’est bien pour lui et pour le club. Et la SIG a un grand coach avec Vincent, que j’ai affronté deux fois durant l’Eurobasket. J’ai regardé les deux dernières finales. J’avais vraiment envie de voir la SIG gagner un titre. J’ai suivi l’Euroleague aussi. Le club essaye de devenir une grande équipe européenne, c’est bien.

F.T : Aymeric manager, John Mc Cord coach ; et toi comment vois-tu ton futur ?

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A.N : Pour le moment, je joue et je ne réfléchis pas à « l’après basket ». Je me sens bien et j’ai envie de jouer encore quelques années.

F.T : Est-ce que tu prévois de repasser un jour par Strasbourg et le Rhenus ?

A.N : Je veux revenir au Rhenus ! Cette salle est synonyme uniquement de bons souvenirs dans ma vie. Je reviendrai c’est certain. J’espère y revenir comme joueur, contre, ou pourquoi pas pour, la SIG encore une fois (rires).

F.T : Pour finir, as-tu un message à passer?

A.N : Je voudrais remercier tous les fans pour leur amour et leur soutien. Enfin je remercie plus spécialement Jean-Marcel Geiger et Jérôme Rosenstiehl, qui occupent une place importante dans ma vie, et tous les gens qui travaillent à la SIG.

Par Franklin Tellier