Ekinox, vendredi 30 mai, 20h30, la tension montait, l’ambiance chauffait, le premier coup de sifflet retentissait, c’était l’heure. L’heure de notre entrée au Trophée du Futur. On le savait, on jouait les gros, les tenants du titre, les champions de France. On se devait de répondre présent, tout donner, se battre pendant 40 minutes, et c’est ce qu’on a fait. Malheureusement, ce soir là, la pièce tombait du côté des locaux. Score final 66 - 54.
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L’entre-deux était donné, la première possession pour les locaux, notre défense était en place, mais elle ne pouvait empêcher l'ouverture du score en faveur de la JL Bourg Basket. De notre côté, le capitaine Harold Tchoua et Mathéo Coffi montraient le chemin du cercle. Irréprochables en défense sur les premiers instants de la rencontre, les Strasbourgeois n'encaissaient que 4 petits points en autant de minutes. En attaque, le ballon transperçait le filet et nos SIGmen prenaient l'avantage : 7 - 15 après 6min30. Contraint de prendre temps-mort, la JL retrouvait son agressivité, mais nos Espoirs ne baissaient pas en intensité. Malheureusement, Bourg-en-Bresse retrouvait son adresse et se rapprochait au score. C'est dans un quart-temps placé sous le signe de la défense que nos SIGmen terminaient en tête après dix minutes : 14 - 17.
Le second quart reprenait et nous gagnions rapidement la balle. En attaque comme en défense, la SIG était en mode guerrier, l'avantage regonflait de nouveau en notre faveur : 14 - 23, 12ème minute. Après un temps-mort musclé pour les locaux, la Jeu semblait s'être remis la tête à l'endroit, revenant au contact immédiatement : 23 - 26. Le jeu rapide bressan et les banderilles à trois points de Léon Sifferlin commençaient à faire très mal à nos joueurs. Avec une adresse en berne et une intensité défensive amoindrie, les Strasbourgeois voyaient leurs adversaires du soir revenir dans le rétroviseur, 24 - 26. Heureusement, les bonnes mains de Hugo Bonaton permettaient aux visiteurs de rompre la série burgienne. En souffrance, les hommes de Patrice Koenig ne comptaient plus aucun point d'avance à 2 minutes du retour aux vestiaires : 30 - 30. Devant durant toute la première mi-temps, les Alsaciens craquaient lors des 5 dernières minutes et se voyaient derrière d'un petit point après 20 minutes : 33-32.
De retour après la pause, les défenses primaient toujours sur les attaques. Il aura fallu presque 2 minutes avant de voir le score changer. Comme au début du match, capitaine Harold Tchoua ouvrait les compteurs de son équipe. Asphyxiés par la défense bressane, nos jeunes SIGmen n'arrivaient pas à creuser l'écart, les deux équipes se rendaient coup pour coup et le score restait de parité : 38 - 38, 25ème minute. Très vite dans la pénalité, nos Strasbourgeois voyaient la Jeu s'offrir des munitions faciles sur la ligne. Cela, combiné à des pertes de balles et du jeu rapide Aindinois, ne faisait pas les affaires de la SIG, et Bourg en profitait pour prendre les commandes : 44 - 39. Les deux dernières minutes de ce quart-temps n'étaient pas non plus en notre faveur, et malgré toute l'énergie déployée par nos SIGmen, ces derniers allaient entamer le dernier quart sur le score de 48 - 43.
À dix minutes du terme de la rencontre, les adresses n'étaient pas au rendez-vous, mais les locaux verrouillaient le rebond. Pour la première fois de la partie, les Rouge et Blanc frôlaient les dix points d'avance. Combatifs, Japhet Moupadele permettait aux siens d'y croire encore : 53 - 47 à 7 min du buzzer final. Malheureusement, un temps-mort bressan plus tard, et nos SIGmen accusaient l'agressivité mise par Bourg-en-Bresse (-13, 34ème minute). Tout semblait réussir aux locaux, nos Strasbourgeois, se battaient sur tous les ballons, mais le cercle refusait nos tirs. Il ne restait que trois minutes, on ne pouvait rien reprocher à cette équipe. Malheureusement, le sort semblait se dessiner. Irréprochable jusqu'à la dernière seconde, la SIG Strasbourg échouait aux portes de la demi-finale, sur le score de 66 à 54.
Avec nos armes, affaiblis par nos absences, nos SIGmen, après 40 minutes de combats, s'inclinaient sur le parquet d'Ekinox. Il était temps de se dire au revoir. Ce buzzer final signait également la fin de notre saison. Notre périple s’arrêtait ici, à Bourg, la tête haute, fier du chemin parcouru.