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Actualités Une démonstration !

Une démonstration !

La SIG a réussi une performance historique et pris une option sur la première place de sa poule en « découpant » Kazan dans sa salle : 60-82. Un match-référence qui l’oblige malgré tout à battre Saint-Pétersbourg la semaine prochaine pour se qualifier ! Sans Matt Howard sans doute out pour plusieurs semaines. Un succès collectif, construit en défense grâce à un état d’esprit exceptionnel. Quelle équipe !

« Le rebond et les balles perdues seront peut-être les clés du match. Il faudra y veiller. Mais ce que je veux avant tout, ici, ce sont des guerriers ! » Pour clore la séance vidéo du matin, Vincent Collet avait voulu appuyer sur les points essentiels, sans nier l’ampleur de la tâche ni la valeur de l’équipe russe. La dernière (et seule) fois que la SIG s’était déplacée ici, dans la superbe capitale du Tatarstan, enfouie sous la neige en ce début février, elle avait pris une jolie rouste (94-57), punie de l’outrecuidance d’avoir remporté le match aller au Rhenus (78-66). C’était le 18 décembre 2007.

On allait donc savoir si cette fois, le club a grandi. Car à l’aller aussi, formidables d’abnégation et de solidarité, les Strasbourgeois avaient fait déjoué cette équipe pétrie de talents. « C’est au-delà de nos espérances. Ils n’ont pas trouvé la solution face à notre défense », dira Collet, qui n’avait jamais gagné en Russie dans sa carrière, à l’issue de cet exploit sans précédent.

Le gang des gauchers frappe d'abord

D’emblée, la défense avait tenu le choc, gratté quelques ballons, mais l’attaque était à la peine. Dobbins avait remplacé Diot dans le cinq, Fofana était logiquement titulaire à la place de Traoré et Pashutin faisait confiance à Ponkrashov plutôt qu’à Jerrells. Kaimakoglou, toujours masqué depuis sa fracture du nez de l’aller, avait ouvert la marque et la SIG avait dû attendre un « primé » de… Matt Howard pour scorer enfin à la 3e’… Campbell décochait aussi derrière l’arc (4-6, 4e’) avant un premier éclat. En un rien de temps, deux flèches de Langford et Jerrells, les gauchers, une contre-attaque de White et un dunk « and one » de Fischer avaient provoqué un 11-0 et fait sentir le danger qu’on pressentait : 15-6 (6e’).

La SIG se rebiffe
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Lorsqu'il est entré en jeu avec Diot et Toupane, Paul Lacombe, qui contre Curtis Jerrells, a été l'energizer que l'on connaît. (Photo Polina Efimova - Unics Kazan)

Collet lançait Diot qui serrait les dents, puis Traoré. Le meneur international scorait (15-8) mais perdait aussi deux ballons… Et Fischer (quatre rebonds déjà), symbolisait la menace de la domination sous le cercle (10 rebonds à 5 à la fin du premier quart). C’est avec l’entrée de Lacombe et de Toupane que la SIG changeait de visages. Parfaitement dans ses schémas défensifs, elle faisait déjouer Kazan (12 balles perdues à la mi-temps pour 10 interceptions alsaciennes !) et trouvait du jus en attaque. Un 2-17 à cheval sur les deux périodes donnait à la rencontre une autre allure : 17-23 (13e’). Kazan avait ’’consommé’’ deux temps morts, mais provoquera rapidement cinq fautes contre… zéro. De retour dans la partie à 23-25, Kazan trouvait à qui parler. Même si, coup sur coup, Diot, Traoré puis Fofana se retrouvaient à deux fautes et que le géant Sokolov faisait un chantier dans la raquette. Pas de quoi démonter Toupane, impeccable, Campbell ou Howard, qui donnaient 11 points d’avance (28-39), même si la SIG lâchait aussi quelques lancers francs en route.

Le moment de vérité

A la mi-temps, en tous cas, cela ressemblait fort à un tremblement de terre pour Kazan. Il fallait alors tenir le choc dans le fameux troisième quart. Howard marquait d’entrée (29-41) avant de se blesser à la cheville. Il ne reviendra plus en jeu… Langford (11 points dans le quart temps) sortait de sa boîte et les Russes se rapprochaient à 38-43 (25e’). Diot prenait même sa troisième faute mais cinq lancers francs de suite du meneur de la SIG et un panier bonifié de Dragićević redonnaient de l’air : 38-51. Et à la fin de ce quart si redouté, Kazan s’était cassé les dents sur la défense sans faille des Strasbourgeois : 45-54.

Un festival à trois points, Diot en mode patron

Tout restait bien sûr possible mais la SIG avait faim. Trop faim… A l’image d’un Campbell (6 sur 10 à trois points, 21 d’évaluation) exceptionnel à trois points, d’un Antoine Diot taille patron. Un différentiel de +31 lorsqu’il était sur le parquet, alignant aussi 16 points à 4 sur 5, 7 sur 7 aux lancers, 5 passes et 4 rebonds pour 24 d’évaluation.

Revenu à 47-54, Kazan était dans les cordes, inscrivant son premier panier de cette période cruciale après… cinq minutes ! La SIG avait filé à 47-69 puis 53-80, l’écart maximal sur les épaules de Diot et Campbell, mais aussi de Leloup, Traoré et Toupane, auteur d’un match de titan.

Cet exploit hors normes ne sera toutefois validé que par une victoire la semaine prochaine, contre une équipe de Saint-Pétersbourg étrillée chez elle par Nymburk (63-84) toujours en course. Mais un Rhenus transformé en chaudron pour cette authentique finale, devra pousser la SIG comme jamais. Même si désormais, avant la dernière journée, aucune des quatre équipes n'est éliminée, aucune n'est encore qualifiée...

A Kazan, Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

UNICS KAZAN – SIG 60-82. Basket Hall de Kazan. 2 500 pectateurs. Arbitres : MM. Conte (Espagne), Foufis (Grèce) et Balak (Israël).

Les périodes : 17-11, 12-28 (mi-temps : 29-39), 16-15 (45-54), 15-28.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « C’est une grande victoire. Nous avions gagné à l’aller mais il manquait deux joueurs à Kazan. Même si nous avions bien défendu au début, on était à la peine en attaque et les Russes ont pris de l’avance. Mais on est revenu parce qu’on a continué à bien défendre et dans le dernier quart, on a trouvé des shooteurs exceptionnels avec Campbell notamment, puis Diot et Leloup. Notre défense a été la clé du match. On a réussi 17 interceptions contre cette équipe et notre pourcentage à trois points a fait le reste. Malheureusement ce succès ne change rien. Il faudra gagner mardi prochain, sans Matt Howard. Si on y parvient, on sera premiers du groupe et ce sera magnifique. Si on perd, on regardera les 8es de finale à la télé ! Il faut garder cette rage et cette concentration ».

Antoine Diot : « On savait que cela allait être très difficile mais on y a cru et c’est le plus important. On a prouvé que le match aller n’était pas un coup de chance. Mais il ne faut pas en faire des tonnes, mais garder les pieds sur terre. Ce match ne nous donne malheureusement pas la qualification. On a encore un match à gagner… Ma douleur au genou, je l’ai sentie mais je n’avais aucune crainte ».

Paul Lacombe : « J’avais un bon pressentiment pour ce match, je ne sais pas pourquoi. On a défendu à huit. Ils n’ont rien compris… Mais ce qui est frustrant c’est qu’en cas de défaite la semaine prochaine, ce succès ne servira à rien ».

Tadija Dragićević : « Je suis venu ici quatre fois, l’an dernier encore, et je n’ai jamais gagné. Cette victoire est extraordinaire, par l’écart et la manière dont on l’a obtenue. Il faudra confirmer contre Saint-Pétersbourg ».

Les positions

Resultats&Classement J15 Eurocup