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Actualités On est en finale !

On est en finale !

La SIG disputera sa troisième finale de Coupe de France le 3 mai prochain à Paris contre Le Portel. Mais la JDA Dijon a (très) chèrement vendu sa peau, menant pendant plus d'une mi-temps grâce à une formidable défense, avant de céder à son tour (60-50) quand les Strasbourgeois mirent les barbelés autour de leur panier... Dans moins d'un mois, à la halle Carpentier, ils auront rendez-vous avec l'histoire.

SIG-DIJON-CDF-003 LACOMBE

Paul Lacombe a fait preuve de beaucoup d'abnégation et a largement contribué au succès strasbourgeois.

Si la première surprise était venue de l’absence d’Erving Walker, le meneur dijonnais, que l’on avait certes annoncé comme incertain, les Strasbourgeois ne pouvaient pas s’étonner de l’intensité défensive et de la qualité de l’engagement des hommes de Jean-Louis Borg. Requinqués par leur succès contre Bourg, qui leur avait fait autant de bien au mental qu’au… classement, ils allaient compliquer sérieusement la tâche de l’attaque alsacienne.

Dijon verrouille son panier

Des deux côtés d’ailleurs, le jeu était très contrôlé, basé sur la patience et des systèmes menés jusqu’au bout des 24 secondes. Mais à ce jeu-là, la JDA était bien plus performante que la SIG. Harris ouvrait le score, Traoré répondait, mais ce fut tout en plus de trois minutes. Bristol scorait deux fois sous le cercle, Gray griffait au loin et Collet demandait son premier temps mort. Il y avait déjà le feu à la maison strasbourgeoise : 2-9 (5e’). Tout était compliqué pour les Alsaciens qui ne parvenaient pas à s’approcher du cercle adverse et qui de surcroît se montraient maladroits sur leurs rares ouvertures (1 sur 6 en cinq minutes, 3 sur 13 dans la période).

Le sursaut...

Des deux côtés, on multipliait les changements. Borg, pour faire souffler ses cadres, avait lancé Josse-Rauze pour Curti, Moss pour Bristol, Kris Joseph – ‘’sauvé’’ par l’absence de Walker – pour Mendy et Alingue pour Harris. Collet, lui, cherchait plutôt un cinq qui pouvait surprendre cette défense de fer mais l’énorme défense dijonnaise tiendra le choc jusqu’au bout de la période. La SIG affichait six faméliques petits points, mais à l’inverse, elle n’avait rien lâché pour n’en concéder que 15…

Dijon continuait à dérégler la machine alsacienne, mais Diot, puis Toupane, débloquaient la situation à trois points. Avec un bon Paul Lacombe à la baguette, la SIG avait scoré davantage en trois minutes (8pts), que pendant le premier quart. Et surtout, était revenue sur les talons de Dijon (14-15, 13e’). Gray scorait encore au buzzer, puis Lacombe égalisait derrière l’arc (19-19) mais c’est en défense que la SIG tenait tête. Même si elle le payait au prix fort par la 3e faute de Fofana.

Diot avait même la possibilité de faire passer son équipe en tête pour la toute première fois, à 23-24, mais il échouait sur son second lancer franc. Et au repos, c’est la JDA qui avait repris de l’air (24-29) grâce à un panier bonifié de l’incontournable Steven Gray (14pts déjà) et de Bristol…

...puis la délivrance

Le match restait crispant à la reprise, Dijon trouvant alors un étonnant facteur X avec Aldo Curti qui se faufilait deux fois jusqu’au cercle, ajoutant un panier derrière l’arc qui faisait mal. La SIG était beaucoup plus agressive offensivement – 12 lancers francs tentés dans la période – mais il fallut la 3e faute de Gray et sa sortie momentanée pour que la SIG, qui s’était rapprochée de 24-31 à 33-34, passe enfin devant grâce à un excellent passage de Jérémy Leloup. Et comme Ali Traoré sortait de sa boîte au meilleur moment, servi par Diot ou Lacombe, le match prenait une autre tournure (47-38, 29e’) après un 14-2 salvateur. Surtout, à l’opposé, Collet avait trouvé cinq « guerriers » avec Matt Howard en tête de gondole, pour compliquer sérieusement la tâche de l’attaque dijonnaise. Le 23-11 du 3e quart était impressionnant, moins sans doute que le 30 à 4 de l’évaluation sur la même période.

Borg s’était dépêché de rappeler Gray, mais Leloup puis Dobbins et Toupane lui imposaient à tour de rôle un régime implacable ! Et quand Diot planta une flèche à 6,75m pour donner dix points d’avance (52-42, 35e’), la finale à Paris se rapprochait de plus en plus… Et la SIG ne lâchera plus son 4e succès sur Dijon, celui qui lui ouvrait les portes d'un nouveau rendez-vous pour l'histoire : celui d'une première victoire en Coupe de France.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – JDA DIJON 60-50. Rhenus Sport. 5 196 spectateurs. Arbitres : MM. Collin, Bardera et Rosso.

Les périodes : 6-15, 18-14 (mi-temps : 24-29), 23-11 (47-40), 13-10.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « Content de se qualifier pour cette finale. Même avec l’absence de Walker, je savais que ce serait très difficile. Dijon a très bien commencé en nous laissant dans nos doutes. On n’a pas eu la gestion offensive souhaitée dans le premier quart. Dijon y était pour quelque chose mais nous aussi. On n’a pas eu la patience nécessaire contre cette équipe. On a beaucoup mieux construit pendant 15 minutes en deuxième mi-temps. Mais nous avons aussi très bien défendu. Ça s’est joué à l’usure mais en faisant très peu de changements en deuxième mi-temps. J’avais dit avant cette demi-finale qu’on était encore loin du but. Ce soir, rien n’est fait. Il faudra prendre cette finale très au sérieux. On sera favori et on veut assumer ce rôle. Mais il faudra faire un gros match pour ne pas laisser Le Portel espérer ».

Ali Traoré : « Comme prévu, ce n’était pas un match facile. On très heureux de disputer une deuxième finale et d’avoir l’opportunité de remporter un deuxième trophée. C’est toujours pareil avec eux. On savait que même sans Walker, les autres joueraient leur va-tout. On a réussi à se sortir de leurs pièges en deuxième mi-temps pour marquer des paniers décisifs. On a tous bougé en même temps, ce qui a permis de me libérer au poste haut, ce que je préfère. Quand j’ai signé à Strasbourg, c’était pour jouer les premiers rôles dans toutes les compétitions et gagner des trophées. On aura l’occasion de le faire à Paris. Mais ce n’est pas encore fait. Ça sent le piège… J’ai vu joué Le Portel contre Limoges et leur coach va nous concocter de ces défenses pour nous dérégler… Quand je toucherai la Coupe, j’y croirai. Pas avant. »

Jean-Louis Borg : « On a livré bataille et Dieu sait que c’est difficile contre Strasbourg dans une belle salle. Mais en étant incomplet… on a été trop court. Je ne peux pas avoir de regrets sur l’engagement des joueurs mais on manque un peu de scoring. Dans le troisième quart temps, ils ont durci le jeu. On a essayé de faire de même mais on a été rapidement sanctionné. On laisse trop Howard dans ce jeu qui le caractérise et que j’apprécie. Il a fait un vrai chantier au rebond offensif. Notre déficit sur le poste 3 avec deux points seulement a été pénalisant et en face, Jérémy Leloup était très performant. La défaite est frustrante. On a réussi à les faire douter, mais pas à nous imposer. C’eut été un bel exploit dans les conditions qu’on connaît, mais le plus fort et le plus complet a gagné ce soir ».

 

Le tableau de la Coupe de France

tableau CdF 2015