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Actualités Au Mans pour plier l’affaire

Au Mans pour plier l’affaire

La SIG, qui mène 2-0, se rend au Mans en position idéale dans ces demi-finales de play-offs. Elle voudrait bien plier l’affaire en trois manches ce jeudi à 20h50 (en direct sur Canal+ Sport, live score sur sigbasket.fr). Et se qualifier pour une troisième finale en trois saisons. Mais les Manceaux sont décidés à vendre chèrement leur peau.

Lorsqu’il jette un œil sur l’autre demi-finale, dans laquelle Limoges ne rencontre guère d’opposition de la part d’un Nancy décimé – après Pietrus et Duggins, Falker et Sene se sont à leur tour blessés mardi –, Vincent Collet se dit que le champion en titre pourrait bien terminer dès vendredi et disposer d’une semaine entière pour se préparer à disputer la finale… « Si on devait aller en cinq manches, on laisserait de la gomme, alors forcément, plier l’affaire en trois, on en rêve. Mais ce sera très dur… »

Le Mans et la méthode Coué…
playoffs_match2_sig-lemans_001 LACOMBE

L'énergie de Paul Lacombe, qui se faufile entre Daniel Ewing et C.J. Wallace, sous le regard de Yarou (à gauche) et Eito (à droite), ne sera pas de trop pour réaliser un exploit à Antarès.

Les deux premières oppositions ont donné lieu à des matches serrés, dans lesquels Le Mans est resté dans la course pendant près de 40 minutes. « On a aussi l’expérience de la Leaders Cup où on a mené de 18 points au début du 4e quart temps avant de buter sur leur zone et de les voir revenir… Il faut être conscient que les prochains matches auront lieu à Antarès et qu’ils vont jouer avec l’énergie du désespoir, poursuit le coach de la SIG. Il faut se mettre à leur place. Nous aussi on refuserait de perdre 3 à 0. C’est une équipe qui a du caractère et ils ne sont pas du genre à lâcher l’affaire ».

Antoine Eito avait promis l’enfer dès le coup de sifflet final, lundi soir, persuadé – la méthode Coué ? – que le MSB pouvait gagner les trois matches à venir et renverser la situation. Ce qu’aucune équipe n’a jamais réussi dans l’histoire de la LNB. « Ils vont attaquer pied au plancher et il faudra qu’on reste avec eux jusqu’au quatrième quart temps. Après, ils seront peut-être rattrapés par la peur car une défaite signifierait la fin pour eux », dit Collet.

L’entraîneur alsacien connaît le chemin pour accéder à la finale, mais il faut encore parvenir à le suivre jusqu’au bout. « Ne pas calculer… On a le droit de perdre, c’est très important, mais à condition de ne pas l’utiliser pour se reposer. Il faut les obliger à faire un grand match pour nous battre. En ayant conscience qu’ils en ont la capacité. Il faut qu’on se concentre sur ce qu’on peut contrôler, nous. Et donc être à fond ».

Progresser, encore et toujours

Si Vincent Collet est plutôt content de la progression de sa troupe depuis le début des play-offs, il attend encore davantage de ses hommes. « Celui qui sera champion, c’est celui qui parviendra à hausser son niveau de match en match. Et je sais qu’on peut et qu’on doit encore progresser ». En défense d’abord, où il faudra encore contenir la traction arrière mancelle avec Beaubois et Ewing. À respectivement 15,4 et 10,5 points de moyenne sur l’ensemble des play-offs, ils ne totalisent que 11,5 et 8,5 points dans les deux premières rencontres face aux Strasbourgeois. « Logiquement, Beaubois devrait sortir de sa boîte à un moment ou un autre. Car jusque là, il n’a pas encore eu l’impact qu’il a eu dans le match 1 contre Villeurbanne. Il faudra rester vigilant », prévient Collet.

De même, il faudra résister au rééquilibrage imposé par Erman Künter qui a misé au Rhenus sur le jeu intérieur avec Yarou, Cornélie et Wallace, avec une certaine réussite. Là aussi, on est en droit d’attendre un gros match de Howard, plutôt en dedans lundi et toujours en souffrance avec sa cheville – il ne s’est pas entraîné ce mercredi, avant le départ en TGV dans l’après-midi –, de Leloup (4,8 d’évaluation seulement depuis le début des play-offs), alors que Traoré semble plutôt sur la voie ascendante. Enfin, espérer que Bangaly Fofana (21 d’évaluation moyenne sur les deux rencontres face au Mans !), Axel Toupane et l’imprévisible Tadija Dragićević, reproduisent leurs récentes performances.

Un succès jeudi est à ce prix. Mais si d’aventure la SIG échouait, elle aurait une deuxième chance samedi, la pression s’inversant dès lors… Le Mans pourrait s’appuyer sur une dynamique née d’une première victoire, la SIG courrait le risque de revenir à Strasbourg pour une cinquième manche forcément périlleuse. Alors, il faut dès jeudi tout mettre en œuvre pour boucler la série. Go SIG !

Jean-Claude Frey

Le chiffre

31

Meilleur eval de l'histoire de la SIG V3Avec 31, Tadija a réalisé lundi la meilleure évaluation individuelle pour un joueur de la SIG en ProA cette saison. Jusque-là, le meilleur total était de 29 pour Bangaly Fofana en demi-finale du match 1 contre Le Mans… 48h auparavant.

Sur l'ensemble de la saison la meilleure évaluation pour un joueur de la SIG est détenue par Antoine Diot avec 36 en Eurocup – les critères de calcul ne sont pas les mêmes qu’en LNB – contre Nymburk (J3 du Last32). Par ailleurs, il y a eu trois évaluations à 30 et plus avant Tadija cette saison. Les trois ont été obtenues en Eurocup : Diot 36, Howard 32 et Traoré 30.

Pour trouver trace d'une évaluation à 30 et plus en ProA, il faut remonter à la demi-finale de play-offs 2014. Lors du premier match contre Nancy, Jeremy Leloup avait réalisé un coquet 31 (26pts, 5rbs, 5pd). Des chiffres loin du top 4 des meilleures évaluations réalisées par des joueurs de la SIG lors des dix dernières années (voir graphique ci-contre). Un classement largement dominé par Chuck Eidson qui lors de la saison 2006/07 avait réalisé une performance de mammouth avec 43 d’évaluation (!) lors d'une victoire sur le parquet de Reims. Avec 25 points, 13 passes, 8 rebonds et 6 fautes provoquées, l’Américain a sans doute réalisé une prouesse pas près d’être battue...

F.T.