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Actualités Ce sera compliqué

Ce sera compliqué

Mikaël Gelabale (ici au match aller) retrouvera ses anciens équipiers, Jérémy Leloup et Rodrigue Beaubois. (Photo D. Breugnot - MSB)

Rude joute en vue ce samedi (18h, en direct sur MCS) au Rhenus où les héros de l’Eurocup se heurtent au Mans, qui les suit de près. Privés de Matt Howard, dont la main gauche est trop douloureuse, la SIG aura fort à faire contre les meilleurs rebondeurs de ProA.

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Mardy Collins et ses coéquipiers devront limiter le rayonnement de Tywain McKee, maître à jouer du Mans. (Photo D. Breugnot - MSB)

La fièvre de la qualification héroïque arrachée à Trente est à peine retombée que la SIG doit retourner au charbon ! Avec un calendrier démentiel à venir et deux matches d’ores et déjà reportés (Châlons/Reims le 23 avril, à Paris/Levallois le 26) pour cause de finale (NDLR : 22 avril au Rhenus, 27 à Galatasaray)… Et ce retour à la ProA, c’est ni plus ni moins que face au Mans, 3e du classement, qu’il va falloir le négocier. « Le contexte émotionnel est compliqué », dit d’emblée Vincent Collet lorsqu’il évoque ce qu’il appelle « une match charnière dans la saison régulière ». « J’avais dit qu’il faudrait prendre une des deux rencontres à domicile face à Nanterre et au Mans. Comme on a trébuché sur la première marche la semaine dernière, on serait bien inspiré de gagner le prochain, au risque de se voir rattrapé », ajoute le coach.

Un calendrier infernal

Vincent Collet sait bien que les esprits sont déjà tournés vers la finale européenne dans moins de deux semaines. « C’est une grosse période de turbulences qui nous attend, mais c’est le prix à payer de notre performance. De plus, les hasards du calendrier nous offrent des oppositions compliquées ». Après Le Mans, la SIG se rend coup sur coup à Dijon (mardi) et à Nancy (samedi 16) avant d’accueillir, quatre jours avant le choc contre Istanbul, un Pau-Orthez décidé à accrocher les playoffs. « Après Dijon, on basculera déjà sur la finale avec une préparation réduite pour les deux matches suivants… »

Deux anciens joueurs de la SIG en face

Autant dire que le match de ce samedi sera très important pour le classement final. « Une nouvelle défaite après celle de l’aller, de neuf points, nous mettrait en danger dans la quête du Top2 qui donne l’avantage du terrain au moins jusqu’à la finale ». L’adversaire du jour force le respect. « C’est une équipe qui a de la dureté, qui nous avait beaucoup impacté en décembre avec l’intensité qu’elle met des deux côtés du terrain. Elle est très forte aux rebonds (NDLR : les Manceaux sont n°1 au rebond défensif avec 25,6 prises et offensif avec plus de 13) avec Mouphtaou Yarou, le meilleur de la ProA avec plus de 11 ballons captés. Il prend à lui seul 5 rebonds offensifs en moyenne alors que nous en prenons 8 pour toute l’équipe ! » Et Yarou n’est pas seul. Petr Cornelie, en gros progrès et un certain… Romeo Travis qui avec 6,8 rebonds et 10,6 points est aussi le deuxième passeur de l’équipe. « Romeo est bon dans tous les domaines statistiques, on le sait bien. C’est un formidable ‘’all round’’ player. Les Manceaux vont essayer de nous essorer en misant sur notre fatigue et en nous imposant une grosse défense ». Du coup, l'absence de Matt Howard est encore plus préjudiciable. « On ne va prendre aucun risque. Il a encore trop mal », précise le coach. L'intéressé, qui suivait ses coéquipiers depuis le bord du terrain à l'entraînement confirme : « Je n'ai aucune force dans la main gauche, la douleur est trop forte ». Connaissant le gaillard et pour l'avoir vu ouvrir une bouteille d'eau... avec les dents, on le croit volontiers. S'il n'y a pas de risque d'aggravation, la douleur en revanche, réveillée par la faute commise à Trente sur Flaccadori dans le troisième quart, peut durer encore quelques semaines...

Dans les rangs manceaux, Romeo Travis ne sera pas le seul ancien de la SIG. Mike Gelabale, champion en titre avec Limoges, après avoir porté le maillot strasbourgeois à l’automne 2014, aura aussi à cœur de se rappeler au bon souvenir de ses anciens équipiers et du public alsacien. « C’est un joueur de haut niveau très efficace, un des plus propres du championnat », se méfie Collet qui connaît le Guadeloupéen mieux que quiconque.

Le coach de la SIG n’oublie pas Lofton, auteur d’un incroyable carton à l’aller (28 points avec un énorme 8 sur 12 à trois points), ni surtout Tywain McKee, le meneur et meilleur marqueur du MSB, ou encore Pape-Philippe Amagou, « un poison défensif », ou Lahaou Konaté qui s’est parfaitement adapté à la ProA en arrivant d’Evreux.

Le public du Rhenus qui fera la fête à ses joueurs – le succès à Trente a boosté les ventes pour le match de ce samedi – sera très précieux pour décrocher une victoire qui pourrait s’avérer plus qu'utile dans le décompte final. « Les joueurs sont fatigués mais heureux. Et cette plénitude est souvent mauvaise conseillère face à l’agressivité. Nous ne sommes pas dans le monde des ‘’Bisounours’’ » termine le coach.

Avant d’en être définitivement convaincus en se rendant à l’Abdi Ipekci Arena, l’antre bouillante de Galatasaray, les joueurs de la SIG jetteront comme à l’accoutumée toutes les forces restantes dans la bataille.

Jean-Claude Frey