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Vincent Collet et Martial bellon
Actualités L’histoire n’était pas terminée...

L’histoire n’était pas terminée...

Quelques jours après l’annonce de l’engagement de Vincent Collet jusqu’à la fin de l'exercice, l’entraîneur et le président Bellon sont revenus sur les conditions du retour et sur la fin de saison dernière. Sous forme d’une introspection résolument tournée vers l’avenir…

Martial Bellon l’avait promis. Dans l’impossibilité de répondre à toutes les questions liées au départ de Henrik Dettmann du poste d’entraîneur et plus encore de son remplacement par Vincent Collet qui avait occupé ce poste pendant cinq saisons, il avait décidé de donner une conférence de presse lorsque le sort du technicien finlandais serait définitivement scellé. En préambule, il a tenu à dire que « Henrik Dettmann est un mec bien. Les choses n’ont pas fonctionné et comme les coaches sont jugés aux résultats, avec une victoire en huit matches, la décision que nous avons prise au directoire s’imposait ».

Bellon : « Les choses ne se sont pas passées comme cela a pu être dit »

L’auditoire réuni au Rhenus ce lundi attendait toutefois prioritairement les précisions du retour en grâce de coach Collet. « Lorsque nous nous sommes vus le 15 juin, au lendemain de la finale, nous avons fait un bilan de notre collaboration et nous avions le sentiment que nous étions arrivés à la fin d’un cycle. Mais on est loin d’avoir vécu ce qui a pu être dit ».

Le club a fait un autre choix et c’est « pour le féliciter d’avoir été reconduit à la tête de l’équipe de France » que le président s’est retrouvé à déjeuner avec son ancien entraîneur. « Nous n’avons pas parlé de la SIG, mais beaucoup de l’équipe de France… Nous avions vécu une belle aventure sportive et humaine pendant 57 mois, puis trois mois plus difficiles, mais nous nous étions rendu compte que ce qu’on avait vécu ensemble était plus important que les points de divergence que nous avions pu avoir ».

Rendez-vous a été pris, ce jour-là, pour inviter le coach de l’équipe de France au Rhenus dans le cadre de sa mission pour superviser de futurs sélectionnés…

Collet : « J’ai ma part de responsabilité dans la non-reconduction de mon contrat »

Et puis les choses se sont précipitées avec la défaite à Pau. Vincent Collet raconte la suite : « En juin, tout est allé très vite et j’ai dû partir immédiatement en équipe de France. J’avais alors le sentiment que notre histoire était belle, quelle que soit cette fin qui nous attristait. On regrettait, Martial et moi, de n’avoir pas gagné une fois au moins ce championnat après lequel on courrait. Mais que malgré tout, la SIG avait connu de belles années. Le club s’était développé, son public aussi, devenu de plus en plus fidèle au fil des mois. Et cette finale de Coupe d’Europe restait un moment unique dans la vie du club ».

Et puis il y a eu ce coup de fil du président, celui de Jérôme Rosenstiehl le lendemain alors que Collet s’apprêtait à donner une conférence à Marseille le lundi soir. « Mon retour était programmé au Mans pour mercredi et j’ai changé mon billet de train pour rallier Strasbourg et faire mon premier entraînement avec l’équipe… »

L’entraîneur tenait aussi à préciser que « je n’ai pas été viré comme cela a pu être dit, en particulier sur les réseaux sociaux. Je n’ai pas été conservé et pour moi la nuance est importante. J’ai été viré de Villeurbanne en cours de saison et ce n’est pas pareil ! C’était la fin d’un contrat et j’avais ma part de responsabilité dans cette prise de décision. J’avais eu une proposition de contrat en avril à laquelle je n’ai pas répondu, une autre en mai. Clairement, c’est moi qui n’aie pas saisi l’opportunité de prolonger. Nous n’avons jamais été fâchés. J’ai été déçu, bien plus par la défaite en finale que par la non-reconduction de mon contrat et je comprenais que cela ait pu arriver ».

Le coach a admis que « celui qui a le plus souffert dans cette histoire, c’est Martial (Bellon), pas moi. J’ai passé cinq très belles années avec mon président, on a très bien fonctionné, et je n’avais pas de difficulté à revenir même si, sincèrement, je ne l’avais jamais imaginé ! » « Dans un club, la relation coach-président est capitale, ajouta Martial Bellon. On est au cœur d’une histoire d’hommes et on a le droit de ne pas toujours être d’accord. Dans notre cas précis, les egos ont été mis de côté et ce qui compte désormais, c’est l’avenir… »

Questions d’actualité

En réponse aux questions des journalistes, l’entraîneur et le président ont balayé quelques sujets d’actualité. Verbatim…

Vincent Collet : « Entraîner une équipe que je n’ai pas constituée, cela n’a pas influencé ma décision. Je savais où je mettais les pieds » (…) « Cette équipe a des qualités mais c’est aussi un challenge pour moi, même si c’est plus dur. Il faut s’adapter. Les coaches doivent d’ailleurs le faire en permanence… » (…) « Il va falloir sérieusement progresser pour être au niveau des années précédentes. On a fait un pas en avant ces deux dernières semaines mais on est loin du compte ». (…) « La Leaders Cup ? On y verra plus clair si on gagne les deux prochains matches, contre Limoges et Nancy. Car notre mois de décembre sera terrible. On rendra visite aux trois meilleures équipes du championnat, Nanterre, Monaco puis Chalon. La vraie évaluation, on la fera fin décembre ». (…) La collaboration avec Lassi Tuovi : « C’est une découverte totale, réciproque. C’est un jeune passionné, travailleur, très demandeur, très bien dans l’état d’esprit. Mais je veux surtout insister sur l’unité de tout le staff, y compris Lauriane Dolt, Terrick Nérôme, Louis Feuillas, le nouveau kiné et Jacky Kuhn, l’intendant ». (…) « Les deux mois de repos m’ont fait un bien fou pour me régénérer. J’étais prêt pour coacher à nouveau. J’ai constaté aussi qu’à Strasbourg, on n’a pas cessé de progresser, on a fait venir 195 000 personnes au Rhenus l’an dernier ! Tout cela, ce sont des éléments qui ont contribué à mon retour ».

Une mission pédagogique sur l’arbitrage

Martial Bellon : « Les choses ont été faites dans les règles. Le lundi avant la venue de Vincent, j’ai appelé Jean-Pierre Siutat à la FFBB pour l’informer de notre décision. Le sélectionneur ira trois fois cette saison aux Etats-Unis dans le cadre de sa mission et nous irons peut-être également, pour voir des salles et prendre quelques idées pour notre projet d’Arena ».

Puis à propos de la venue de Romeo Travis : « Travis, c’est Jérôme Rosenstiehl dont on ne souligne pas assez souvent, publiquement, le travail qu’il réalise. Il avait vu que Romeo jouait peu à Cantu. Dettmann était d’accord pour sa venue. Ce fut compliqué, ça a mis trois semaines, et Vincent a évidemment souscrit aussi à la proposition de le faire venir. Pour lui, c’était l’homme qu’il nous fallait ». Collet : « Cette équipe manque d’expérience, elle est très jeune et n’avait pas un seul joueur de plus de 30 ans. Là aussi Romeo Travis va nous apporter beaucoup ».

Martial Bellon : « Nous allons également faire un travail pédagogique avec une partie du public pour l’aider à mieux comprendre l’arbitrage. C’est pour moi un sujet important. La mission a été confiée à nos supporters à travers SIG & Territoires (qui possède 13% de la SASP SIG Strasbourg avec ses 600 actionnaires) qui va réfléchir pour sa mise en œuvre. Il sera accompagné par un arbitre de ProA, Fabrice Canet, qui est également responsable de la communication à la FFBB, qui n’arbitre jamais Strasbourg… » Rendez-vous en janvier…

Pour conclure, Martial Bellon a tenu à dire que « dans toute difficulté, il y a toujours des bonnes choses. Mes collègues du directoire ont toujours été soudés derrière moi, l’équipe dirigée par Jérôme Rosenstiehl et Aymeric Jeanneau est restée très solidaire. Cela prouve que le club a grandi. Les partenaires sont restés derrière nous. Certains commentaires, sur notre page Facebook ne m’ont pas échappé. Certains étaient justifiés, d’autres insolents. Nous avons banni quelques internautes parce qu’ils étaient tombés dans l’insulte et la diffamation. Il faut raison garder. Que la SIG perde, ce n’était pas possible ! Nous avons gagné un attachement auprès du public, et on se doit de le lui rendre. C’est un des points positifs de ces difficultés que nous venons de traverser ».