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Actualités 1/4 BCL 2017/18_SIG Strasbourg / AEK Athènes Présentation Résumé Statistiques Interviews Photos

Et pourtant, il y avait la place !

Le rêve de Final Four s’est évanoui. La SIG Strasbourg, vaillante jusqu’au bout, n’a pu faire que match nul (83-83) contre l’AEK Athènes qui se glisse dans le dernier carré. Les Grecs, d’une terrible efficacité, ont su profiter des maladresses strasbourgeoises, aux lancers notamment. Il reste la Coupe et le championnat pour se faire un palmarès…

La donne

Les chiffres sont là, implacables. Si la SIG Strasbourg est habituée à vaincre au Rhenus en BCL (14 victoires pour deux défaites en deux saisons), l’AEK Athènes reste sur trois succès de suite à l’extérieur dans la compétition européenne. Et n’a pas perdu de plus de neuf points hors de ses bases depuis décembre 2016 ! Meilleure attaque des playoffs  (259 points marqués) avec Manny Harris (73) comme chef de file, les Grecs ont la plus mauvaise défense du top 8 (249 points encaissés). Pour l’emporter de dix points après le revers de l’aller (78-69) et s’offrir un Final Four à domicile, les hommes de Collet doivent donc se surpasser en défense. Tout en faisant parler la poudre en attaque. Sacré pari…
Premier quart temps : 13 points à remonter, ça se corse
Devant des supporters grecs brûlants et bruyants, très rapidement torse nu, l’AEK avait lancé quatre joueurs américains au côté de Larentzakis. Choix payant, car les Strasbourgeois ne réussissaient pas le moindre stop défensif : 7-14 (5e’). Ils avaient au contraire perdu trois ballons déjà et gâché quelques munitions offensives. Labeyrie était adroit de loin, Bilan scorait dessous mais la traction arrière des Alsaciens était à la peine. A l’image de Bost, sermonné par Collet, et relayé par Randolph. Au temps mort de la SIG, une course-poursuite s’engageait : 9-16 (6e’). L’impact d’Inglis était payant, Labeyrie à trois points puis Bost, de retour, ramenaient leur équipe à 16-18 (9e’) avant que Vince Hunter n’enfonce une quatrième fois la défense de la SIG : 16-20. Évaluation : 18 à 22.
Deuxième quart temps : un sursaut, avant le réveil de Punter
Coup sur coup, le coach Sakota fit entrer Punter, Vasilopoulos et Mavroeidis, décisifs à l’aller. Inglis imposait sa puissance mais la quatrième faute d’équipe compliquait dès la 13e minute la tâche des défenseurs de Collet. L’écart se rétrécissait tout de même (21-23). Bost mettait de l’énergie, trop parfois, mais il égalisait. Après une séquence à trois rebonds offensifs, Inglis avait l’opportunité de faire passer la SIG en tête mais il échouait par deux fois sur la ligne (3 sur 6 à la pause) ! Les stops étaient là, alors que l’attaque flanchait encore un peu, par fébrilité souvent. Leloup ponctuait toutefois un 10-2 (27-25, 16e’) provoquant un temps mort grec. Pas de quoi refroidir Logan qui « plantait » un primé bienvenu : 32-27 (17e’). Les Strasbourgeois avaient fait la moitié du chemin…
Harris et Punter, les feu-follets, relançaient la mécanique. Et le petit arrière, déjà à l’aise au Rhenus avec Rosa Radom, son club précédent, il y a quelques semaines, inversait totalement la tendance. A la mi-temps, tout restait à faire : 35-37. Évaluation : 23 à 15 (total : 41 à 37).
Troisième quart temps : l’espoir renaît…
La SIG avait parfaitement tenu le rebond jusque là (19 à 10, aucun offensif pour l’AEK), distillé plus de passes (10 à 6) mais l’efficacité des Grecs était terrible même s’ils n’étaient qu’à 37 points, loin de leurs standards. A 37-41 (23e’), premier momentum. Hunter commet sa 3e faute sur Bilan, peu après la quatrième, sifflée antisportive ! Et dans la foulée, après les quatre lancers réussis, le coach grec écopait d’une technique. La SIG était passée en tête (42-41), certes loin du compte, mais le Rhenus poussait, poussait. James aussi se retrouvait à quatre fautes et le parfait 9 sur 9 aux lancers mettait la SIG sur orbite. Le coup de folie de Dee Bost fera le reste. A son 3e primé de suite, le Rhenus explosait ! L’écart venait de grimper à huit points, tout près de la qualification : 55-47 (28e’). Il restait 12 minutes pour un petit panier… Punter et Sakota douchaient l’euphorie alsacienne de deux paniers de très haut niveau et à la fin de la période, tout restait à faire : 59-56. Évaluation : 28 à 16 (total : 69 à 53).
Quatrième quart temps : l’AEK tient bon jusqu’au bout
La SIG Strasbourg aura l’immense mérite de ne jamais lâcher, d’y croire jusqu’au bout. A 65-60 (34e’), le coach enverra Xanthopoulos pour gérer l’attaque de son équipe. A 69-64 (37e’), Sakota plantera deux flèches assassines qui annulaient tout : 71-70 (38e’). Et quand tout restait à nouveau possible (75-70), la SIG appuyant à l’intérieur, par Bilan, trouvant les points chez Labeyrie (22 d’évaluation, la meilleure du match), c’est Green, l’ex-Parisien, qui sortait de sa boîte (75-70).  Un dernier écart à 83-78 et 1’43’’ à jouer, après les « primés » tardifs de Logan et Randolph, sera une dernière fois annihilé par ce diable de Punter qui arrachait l’égalisation au buzzer d’un tir du milieu du terrain. La meilleure équipe s’était qualifiée. La SIG Strasbourg avait payé cash ses quelques petites erreurs, les tirs de près lâchés ça et là, ou le « péché mignon » des lancers-francs. Cruel… Évaluation : 24 à 31 (total : 93 à 84)
Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG STRASBOURG – AEK ATHÈNES 83-83 (152-161 au cumul). Rhenus Sport.  6 122 spectateurs. Arbitres : MM. Dozai (Croatie), Ciulin (Roumanie) et Aunkrogers (Lettonie).
Les périodes : 16-20, 19-17 (mi-temps : 35-37), 24-19 (59-56), 24-27.