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Pape Sy : « Ce sera beaucoup plus difficile vendredi »

La SIG a mis une mi-temps pour prendre la mesure de Nanterre avant de se déchaîner (83-56). Elle a montré que son banc était précieux et trouvé en Pape Sy un atout supplémentaire pour les prochaines échéances…

Vincent Collet était satisfait de la tâche accomplie : « La première partie du contrat est rempli, mais on a surtout produit un 3equart temps exceptionnel. C’est là que tout se joue. On les met KO avec ce 16-0. On a bénéficié du travail de sape. Tout n’était pas négatif en première mi-temps, mais on a manqué un peu de justesse offensive pour renverser la balle. On n’avait pris que 31 points, mais Nanterre jouait juste, avait du peps, trouvait des solutions. Il n’y avait pas le feu, il fallait continuer en étant un peu plus juste en attaque. Dès qu’on a changé le rythme du match, ils ont été submergés ». 
Limiter Nanterre à 56 points, c’est une belle satisfaction, non ? « Surtout, ils n’ont pris que 19 tirs à trois points, cela n’arrive pas souvent. Ils n’ont pas eu beaucoup d’ouvertures et ils en ont même forcé quelques-uns. On a été vraiment vigilant. La consigne prioritaire était de défendre le tir et le bras shooteur. Avec eux, la foudre peut tomber n’importe quand. Il faudra faire la même chose vendredi. L’équipe qui a pris une défaite, réagit en général au deuxième. En plus ils seront chez eux. Ils n’ont qu’un objectif : revenir au Rhenus dimanche ».
 
Pape Sy ne boudait pas son plaisir, d’avoir retrouvé les parquets d’abord, d’avoir aidé ses copains ensuite à décrocher une victoire convaincante… « Avec cette formule de playoffs en trois manches, ce n’est pas évident de commencer avec l’avantage du terrain. J’ai en mémoire le match contre Pau l’an dernier où nous avons tout de suite été en difficulté. Là, il fallait avoir les nerfs solides et gérer ce premier match à domicile. On a été sérieux. Ils ont répondu en première mi-temps et nous avions encore des ressources par la suite. Ce n’est pas le même cinq qui a recommencé en deuxième, et l’intensité était la même, voire meilleure. On a cette chance-là d’avoir une équipe bien fournie et quand on arrive à l’utiliser de cette manière, on est difficilement arrêtable ». Pape Sy est aussi revenu sur sa performance personnelle : « Si on m’avait dit au mois de février que je serais là, en playoffs, dans le cinq… On a fait du travail très sérieux avec le staff et de pouvoir rejouer un peu au Mans puis contre Dijon, c’était déjà une victoire. Je goûte mon plaisir. De ne plus avoir de douleurs, de me sentir bien physiquement, ça me libère aussi mentalement. Je suis content d’être sur le terrain, de pouvoir aider l’équipe. J’apprécie beaucoup plus les détails et le fait d’être là et ça me donne encore plus d’envie… »
Le Strasbourgeois a été interrogé sur la suite de la série : « Ça ne va pas être simple. Le fait de prendre un éclat sur un match, pour eux, fait qu’ils auront envie de se révolter et d’impacter l’équipe adverse. Il faudra qu’on vienne avec la même concentration et la même intensité que ce soir. De plus, ils seront chez eux, avec leur public et ils devront se rattraper sinon ils seront en vacances. Ce n’est jamais facile de terminer une série, on l’a vu la saison dernière. Ce sera beaucoup plus difficile vendredi… »
 
Pascal Donnadieu, le coach de Nanterre 92, ne voulait même pas se montrer trop déçu. « Il y a une certaine forme de logique à ce résultat. Je pense qu’on s’était vraiment bien préparé. On connaît la différence entre les deux effectifs et en première mi-temps, on les a surpris en étant bien organisé défensivement et en faisant des choses plutôt intéressantes en attaque. Ils ont fait les ajustements qu’il fallait à la mi-temps et quand on voit la qualité de leurs rotations, nous on a les jambes un peu plus lourdes à la reprise et tout devient plus difficile. La fatigue aidant, on manque de sérénité. On a eu le mérite de faire 20 bonnes premières minutes et bien sûr je ne m’en contente pas. Mais aujourd’hui, c’est la réalité des deux équipes. Il y a une grosse différence. On aurait pu ne jamais exister, mais on a existé pendant une mi-temps avec un plan de jeu bien établi. Sauf que la qualité des joueurs d’en face et les multiples « cinqs » qu’ils peuvent mettre en place ont fini par nous pénaliser. La logique est respectée, il n’y a rien à dire. Sportivement, je ne peux même pas être déçu. Après, j’ai trouvé qu’on a vite lâché et qu’on s’est précipité en attaque ».
Pourtant, il reste une, voire deux manches à disputer : « Je sais ce que vous allez me dire, me parler de 2013… Mon objectif aujourd’hui, ce n’est pas d’endormir Strasbourg. Ils ont une telle densité, alors que nous on est court en rotations. Mais il nous reste un match à Nanterre et ne serait-ce que pour notre public, on va montrer le maximum de grinta. Si on doit sortir, on sortira la tête haute ».
 
Jamar Wilson a voulu souligner le bon début de match de son équipe même s’il a regretté l’entame manquée de la deuxième mi-temps : « Nous avons joué comme nous nous sommes entraînés toute cette semaine. On a vraiment bien joué les 20 premières minutes. Ensuite, on n’a pas été assez discipliné au début du 3e quart temps et en playoffs, c’est la pire des choses… Strasbourg a été contraint de prendre des tirs difficiles en première mi-temps car l’agressivité était très présente. Ç’aurait pu être un match assez laid d’ailleurs, pour cette raison. L’équipe qui se bat le plus, qui a le meilleur esprit est en général celle qui gagne et ce soir, c’était le jour de Strasbourg. Ils ont continué à jouer dur, ils n’ont jamais cessé de combattre. Il faut être très dur dans ces matches-là et à nous de l’être dès vendredi ».