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Une série très attendue

Pour la sixième fois de suite, la SIG Strasbourg tentera de se hisser en finale du championnat. La série demi-finale, au meilleur des cinq manches, contre Le Mans (ce jeudi à 20h45 au Rhenus Sport, en direct sur SFR Sport 2), ne manquera pas de piment. Surtout, il faudra l’entamer de la meilleure des façons, même si elle pourrait s’avérer, très longue… 

Les Manceaux, ballottés à Antarès lors du match 1 par Villeurbanne, ont donc renversé tous les pronostics et renvoyé le plus gros budget de l’histoire en vacances ! Les joueurs du MSB ont, par la même occasion, retrouvé les vertus qui ont fait d’eux la meilleure défense de la saison régulière. Une référence qui n’échappe pas à Vincent Collet, qui connaît parfaitement la maison mancelle pour y avoir joué et entraîné, où les valeurs de combat et l’état d’esprit sont une marque de fabrique depuis des décennies.
Un handicap à combler
Pour avoir passé plus facilement l’obstacle des quarts, la SIG Strasbourg n’en est pas moins très vigilante. Car elle abordera la série avec un handicap sérieux, celui de l’absence de Louis Labeyrie, hospitalisé à la suite d’une infection virale. Même si ce n’est pas la première fois qu’elle débute le sprint final en étant diminuée, la défection de Labeyrie pèsera lourd. « Aucune équipe peut penser que ce n’est pas un coup dur lorsqu’il s’agit d’un joueur majeur qui est absent. Le Mans n’aura pas Tarpey qui est aussi un joueur majeur. C’est comme ça. Le match du Mans, début mai, c’est là que tout a commencé. Peut-être aurait-il mieux valu qu’il ne joue pas. Clairement, c’est un vrai coup dur. Louis (Labeyrie)était dans le meilleur cinq de la Jeep Élite et de la BCL. Ce n’est pas nous qui le disons. Voilà comment il était perçu. A nous de trouver le moyen de compenser en gardant nos objectifs ».
Déjà absent contre Nanterre, Labeyrie n’avait pas trop manqué. « Au premier match, Atkins était très bon. Dans le deuxième, les autres joueurs ont compensé. Et cette fois encore, les seconds rôles devront prendre le premier. Il faudra encore un effort collectif pour compenser son absence ». Nul doute qu’on pourra compter sur Flo Pietrus, un spécialiste du genre, Damien Inglis, Jérémy Leloup, plutôt en vue depuis le début des playoffs, pour occuper efficacement le poste 4.
Les efforts défensifs consentis en quarts de finale (38% de réussite pour l’adversaire, 23% à trois points alors même qu’il s’est agi de Nanterre, 63 points encaissés au Rhenus, 70 seulement à Maurice-Thorez) montrent que l’état d’esprit est là. « Ça demande évidemment confirmation, continue Collet. Il faut rester dans les standards du match retour. Si on encaisse 70 points ou moins, on a des chances d’être dans tous les matches, même sans Labeyrie ».
C’est en particulier en attaque, et dans la surface de jeu, que l’ex-Parisien fera défaut à son équipe. Une redistribution des cartes qui pourrait être de nature à bouleverser la donne. Car avec Fall, Morin, Yeguete et Travis, les Manceaux disposent de quatre intérieurs. Sans oublier que Pape-Philippe Amagou pourrait bien faire son retour ce qui permettrait à Bartecheky d’avoir dix joueurs sous la main. Dix joueurs menés par ce diable de Cobbs et le teigneux Antoine Eito, galvanisé par les enjeux – souvenez-vous de la finale de la Leaders Cup en 2015 ! – entourés d’ailiers talentueux et imprévisibles (Riley, Stephens) et d’un arrière (Lofton) très adroit.
Des facteurs X qui peuvent tout changer
Le Mans a très clairement plus d’armes qu’il n’en avait en 2015 et en 2016, deux saisons au cours desquelles la SIG a éliminé deux fois les Sarthois en demi-finales. Sur des « sweeps » retentissants. « Ce qui s’est passé il y a deux et trois ans rend encore plus improbable le fait que ça se reproduise… Avec l’absence de Labeyrie, les forces en présence sont à peu près équivalentes. Il faut s’attendre à en découdre jusqu’au bout. Je pense qu’il y aura au moins quatre matches. Ils ont, comme nous, des joueurs qui ont aussi des vraies variations de performance mais qui sur certains matches sont intenables. Cobbs en est le meilleur exemple mais c’est vrai aussi pour Fall et Stephens qui peuvent faire basculer des rencontres… Ou encore pour Romeo Travis ». L’entraîneur de la SIG n’oublie pas Chris Lofton, « décisif dans le match 2 contre Villeurbanne ». Alors qu’il avait été transparent dans le premier.
Il n’empêche qu’avec leur effectif XXL, même s’il est amoindri, les Strasbourgeois ont de quoi voir venir. Et qu’une sixième finale pourrait être au bout de leurs efforts : « Nous devons capitaliser sur nos valeurs : notre talent, la profondeur de banc, mais aussi l’état d’esprit. Et dans l’état d’esprit, il y a l’humilité. L’humilité de comprendre qu’on a en face de nous une équipe avec des vraies valeurs : basket et mental », dit encore Collet pour planter le décor.
Avec l’appui de la bruyante SIGArmy, il serait de bon ton de lancer la série sur le bon tempo. Pour ne pas être déjà dos au mur samedi, lors de la manche 2. Tout le reste est encore si loin…
Jean-Claude Frey