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La preuve par six ?

La SIG Strasbourg est à 40 minutes d’une sixième finale de suite. Le match 5 de la demie, face au Mans, mettra le Rhenus Sport en ébullition ce samedi (18h30, en direct sur SFR Sport 2) et sourira à l’équipe qui en aura le plus envie. Les Strasbourgeois veulent à tout prix, après leur exploit de jeudi, être celle-là.

Les plus pessimistes – il y en a – n’y croyaient plus après la débâcle (80-60) du match 3. Mais dans leur cocon sarthois, les joueurs et le staff se sont remobilisés et ont trouvé les ressources pour renverser une brillantissime équipe mancelle qui a tout de même affiché depuis le début des playoffs, contre Villeurbanne puis face à la SIG, un sacré niveau. « L’instinct de survie a prévalu lors du match 4 et à la veille de l’ultime manche, nous sommes dans la même situation qu’hier : vaincre ou partir. Mais cette fois, elle concerne les deux équipes ! Ça ne change rien pour nous et on ne sait pas ce que ça va provoquer chez eux », lance Vincent Collet.
Le talent oui, mais dans la discipline
L’équation est pourtant simple, selon l’entraîneur, fidèle à ses principes de prendre chaque opposition, l’une après l’autre : « C’est un autre match à gagner contre Le Mans ». Avec, à chaque fois, les leçons à retenir du précédent. « Ce qu’on doit surtout prendre de celui de jeudi, c’est la rigueur dans la façon de jouer, sur des choses simples comme les écrans, les démarquages. Plus le niveau monte, plus c’est important ». Cette équipe si talentueuse qui l’a maintes fois prouvé cette saison, a aussi ses points faibles, criants sur le match 3. « L’inconstance est notre faiblesse endémique depuis le début de saison. Il faut donc un surcroît de discipline qui ne doit pas empêcher le talent de s’exprimer », confesse Collet. Le talent seul ne suffira pas, car en face, Le Mans n’en manque pas non plus. « Notre niveau d’engagement, en mettant plus de pression, a fait que le travail de sape a fini par payer ». Et à Bost de canaliser son énergie à bon escient, à Bilan de trouver des ouvertures près du cercle, à Wright de gober les rebonds décisifs, à Leloup, si précieux pour donner de la fluidité au jeu collectif, de piquer deux flèches assassines, et à tous les autres de se mettre à la hauteur des ambitions du club.
La fraîcheur physique plaide pour eux
Le mental et la fraîcheur physique qui sont intimement liés, joueront tous deux un rôle décisif dans la cinquième manche pour laquelle tous les billets sont partis en quelques heures. A 1h du matin, dans la nuit dernière, plus de 6500 internautes avaient été identifiés par les serveurs informatiques sur le site internet, la plupart se dirigeant directement vers la billetterie. C’est dire que le Rhenus sera chaud, orageux, prêt à exploser et à soutenir ses héros.
Ils auront besoin de ce supplément d’âme pour mâter Cobbs (36 minutes de jeu en moyenne depuis le début des playoffs mais aussi… 41 lancers-francs sur 42 !), Romeo Travis en grande forme, Mickael Riley qui a retrouvé son meilleur niveau, l’adroit Chris Lofton ou l’aérien D.J. Stephens, sans oublier la furia d’Antoine Eïto, les trois tours que sont Fall, Morin et Yeguete.
Une sixième finale est à ce prix… Ils sont tous prêts, à l’image de ce qu’ils ont montré à Antarès dans un match couperet, à relever cet excitant défi.
Jean-Claude Frey