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​Vincent Collet : « Le talent certes, mais pas l’altruisme »

En succédant à son collègue manceau lors de la conférence de presse d’après-match, Vincent Collet a félicité Eric Bartechecky en lui lançant un sonore « bonne chance ! » avant d’analyser ce match 5 : « Je donne du crédit au Mans d’avoir terminé son match par des shoots énormes. A 73-72, il y avait soit faute de notre part, soit marcher de Fall, il n’y a pas eu de coup de sifflet et il y eut ce tir de Lofton, un véritable tournant pour moi. D’autant que nous jouons bêtement l’action d’après avec un tir précipité de Dee Bost au lieu d’attaquer le cercle. Rien à dire : au vu des dernières possessions, Le Mans a mérité sa victoire. C’est ce soir que nous avons perdu, pas au match 2 ou 3. Il fallait être meilleur. On voulait continuer le passing-game comme jeudi, on ne l’a pas fait : on a souvent manqué de contrôle, de lucidité, de maitrise. On n’a pas pesé, Fall, avec des aides à ses côtés, a gêné Bilan, mais on n’en a pas profité alors qu’il y avait des tirs ouverts. On termine à 9/29 aux trois points. Si j’enlève trois ou quatre tirs que seul Logan peut mettre, il en reste 6/26 ça ne fait pas beaucoup ! 
Plus globalement, c’est, bien-sûr, décevant de s’arrêter si près, mais ce n’est pas illogique. Le Mans est venu chercher sa victoire ce soir. Nous avons fait un match courageux, mais manqué de clairvoyance et de brillance. Ce sont eux qui ont pris les derniers rebonds défensifs ».
A la question au sujet du talent de son équipe, Collet répond : « Nous avons le talent, bien-sûr. Mais le basket est un jeu collectif. Pour moi, le talent c’est faire des choses ensemble. C’est un peu l’air du temps : on juge les équipes sur la qualité de ses individualités. Mais s’il n’y a pas d’altruisme, d’abnégation, d’intelligence collective, tu ne tireras jamais la quintessence d’une équipe. C’est ce qui nous a manqué. Pour être clair, cette équipe n’est pas la plus talentueuse que j’ai eu à coacher ici. A mes yeux, comme je l’ai déjà dit, la plus forte reste celle de 2016 ».
 
Solide en défense, mais malheureux aux tirs (1/9 à trois points), Jérémy Leloup estime : « Le Mans a été combatif et valeureux. La série ne se joue pas là, mais aux matches 2 et 3 où on n’a pas retrouvé Strasbourg dans le respect des consignes. On s’était vu trop beaux. En face, c’était des joueurs qui ont du caractère, qui veulent prouver, comme Romeo (Travis). Ce match reflète notre saison avec des hauts (de bonnes périodes, avec notamment la Coupe de France) et des bas où nous avons été inconsistants en perdant par exemple à Antibes ou Boulazac. On s’est dit qu’avec le talent, ça devrait passer. (…) Le Mans a joué avec le cœur, on a laissé Lofton prendre confiance à l’image de ses deux tirs de la fin ».
Un bilan ? « Le titre était un objectif, du coup c’est forcément un échec. Mais on est tombé sur une belle équipe du Mans ».
L’absence de Louis Labeyrie ? « Bien-sûr, mais Louis était absent depuis les quarts. Ce soir on a fait zéro passe décisive dans le premier quart-temps. Preuve que l’équipe est inconstante. C’est compliqué à avaler, mais la vie continue ».
 
Côté manceau, c’était joie, fierté et sentiment d’avoir réussi un joli coup. Le coach Eric Bartecheky explique : « Nous avons insisté sur l’intensité défensive. On avait vu sur le dernier match que tout en laissant des tirs ouverts, on n’était pas si loin. Du coup l’idée était de mettre plus de dureté, comme au match 2. L’équipe a répondu avec engagement, sacrifice et combativité laissant Strasbourg à 66 points au terme des 40 premières minutes. Sur le match 4, on avait bien démarré marquant 28 points, mais en en prenant 24. Là on en a encaissé 16. Globalement, nous avons fait preuve d’une meilleure intensité avec de la qualité en perdant peu de balles. C’est un match très abouti pour nous. Nous avions noté sur la saison que c’est un groupe qui réagissait : notre réaction ce soir a été énorme ».
La finale ? « On va essayer de gérer ça au mieux. La défense de Monaco est encore plus oppressante que celle de Strasbourg. On va déjà apprécier ce soir ce moment fort pour le club et… pour moi : jusqu’à présent je n’étais pas allé plus loin que les quarts de finale ».
 
Pour sa part, Antoine Eïto jubilait : « C’est un truc de fou. On est allé au bout du truc. On va savourer ! En fait, on a toujours cru en nous. On a rencontré quelques problèmes puisqu’après l’atterrissage, notre bus s’est trompé d’hôtel. On est arrivé dans nos chambres à 14h45 pour un match à 18h30 !
Moi qui ai souvent perdu contre Strasbourg, aujourd’hui je savoure. Intrinsèquement, nous avons une équipe moins forte que Strasbourg et Monaco. Mais le groupe a du caractère. On m’a pris pour en fou lorsque, l’autre jour, j’ai dit qu’il nous fallait encore quatre victoires. Ce soir, il n’en faut plus que trois… »
Comment expliquer cette dynamique ? « Nous avions terminé la saison régulière par trois défaites. Mais le match contre Villeurbanne chez nous a été un vrai déclic ».
Et, flamboyant comme il sait l’être, le meneur manceau de raconter deux anecdotes dont il s’est servi pour mobiliser le groupe : « On a entendu que Strasbourg avait déjà réservé le Marriott à Monaco. Si tu peux passer le message… Par ailleurs, j’avais envoyé un texto à Amara (Sy) et à Paul (Lacombe) pour leur donner rendez-vous. Amara m’a répondu : « tu viens voir les matches de la finale ? »
Et pour finir : « Cette équipe de Strasbourg n’est pas la même sans Labeyrie. Les trois matches où Bilan n’est pas à son niveau, on les gagne. C’est toujours sympa quand on ne croit pas en toi. Au final, on a quand même gagné trois fois au Rhenus cette saison… »