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Actualités ​J.Alingue : "j’ai envie de jouer : j’ai faim !"

​J.Alingue : "j’ai envie de jouer : j’ai faim !"

Face à Ostende, Jacques Alingue a fait son grand retour sur les parquets après six mois de galère, parfois de calvaire mais surtout de travail intense. Au lendemain de ce nouveau départ, Jacques très sollicité a néanmoins accepté de répondre à quelques questions pour revenir sur ce moment important de sa vie de basketteur.

Franklin Tellier : Sans même parler du match, comment est-ce que tu te sens quelques heures après avoir enfin rejoué ?
Jacques Alingue : ça fait plaisir de se ressentir basketteur, je suis content. Ça fait six mois que je m’entraînais dans une salle de muscu donc retrouver la compétition, qui est l’essence même de notre sport, ça fait du bien.

F.T. : Tu as entendu l’ovation du public lors de la présentation d’équipe quand tu es sorti du tunnel ?
J.A. : Oui je me suis rendu compte de l’ovation. Ça fait plaisir, ça prouve que le public m’a pris un peu sous son aile malgré le fait que je n’ai pas participé au début de saison avec l’équipe. Ça fait chaud au cœur car ça fait des mois que je galère et là je vois une nouvelle fois que je n’ai jamais vraiment été seul.

F.T. : Revenons en arrière, qu’est ce qui a été le plus dur pour toi ? Manquer les playoffs avec Dijon ? l’été ? Lors de la reprise ? etc…
J.A : Il y a eu deux moments vraiment difficiles. Au début bien sûr, avec l’opération, être immobilisé, bloqué chez soi, c’est long. Bien évidemment ne pas faire les Playoffs m’a mis un coup mais je regardais plus vers l’avant. Et le deuxième moment difficile à gérer c’était la fin. Quand tu sais que tu arrives au bout, que tu penses pouvoir jouer mais que le staff médical dit qu’il faut encore attendre, c’est long. On a l’impression qu’on peut griller la dernière étape…Mais en fait non !

F.T : Il faut avoir un moral d’acier dans des moments comme ceux-là. Qu’est ce qui te faisait tenir ?
J.A : Je n’étais pas seul. Ma famille était avec moi et derrière moi. J’ai reçu beaucoup de soutiens de joueurs et de coach et ça aide vraiment pour travailler. Beaucoup de gens m’ont dit qu’ils ne s’inquiétaient pas pour moi car ils me connaissaient et savaient que je suis un guerrier. Ça a beaucoup aidé, c’est certain. Mais au-delà de ça la chose qui m’a le plus aidé à aller de l’avant c’est que la SIG m’ait fait signer un contrat malgré la blessure. Si je n’avais pas eu de club, aucun contrat, le moral aurait surement été plus souvent bas. Mais la confiance que la SIG m’a donnée a déclenché un processus simple dans ma tête : je travaille dur pour revenir en meilleur forme et je vais leur prouver qu’ils ne se sont pas trompés en me signant. Je suis resté focalisé sur ça et je ne me suis pas lamenté sur mon sort.

F.T. : Un mot sur le travail fait par Louis Feuillas. C’était quoi une semaine type avec lui ?
J.A. : C’était ma deuxième femme…Ou j’étais sa deuxième femme c’est comme on veut. C’est comme ça qu’on s’appelait (rires) ! Franchement il a fait un gros travail et je le remercie pour ça. Il a dû se multiplier pour être avec les coéquipiers et me faire bosser chaque jour. Il était super pro, disponible à des horaires incroyables. On se voyait sept jours sur sept, les week-ends il était à ma disposition. Même moi, personnellement, parfois j’étais limite un peu gêné quand par exemple on allait à 7h du matin à la piscine du Wacken faire des exercices. Si aujourd’hui j’ai repris la compétition si vite c’est grâce à lui. Personnellement je n’oublierai pas ce qu’il a fait pour moi.

F.T. : Pour parler un peu de ton match hier. On a senti un gros investissement et une belle énergie de ta part. Tu avais beaucoup de frustration à faire sortir…
J.A. : Je reste sur ma faim ! Je vois le bout du tunnel mais je n’ai pas encore évacué toute ma frustration. Mais ça prouve que j’ai encore envie de jouer. Mais ce match était un premier test surtout. Les circonstances ont fait que j’ai beaucoup joué mais le jeu, le terrain, les oppositions… Tout ça me manque. J’ai envie de m’entraîner, de jouer : j’ai faim !

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