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Actualités ​A. Loucif : «C’est ce pour quoi on travaille !»

​A. Loucif : «C’est ce pour quoi on travaille !»

Abdel Loucif aime la Coupe de France et la qualification de ses jeunes U17 dimanche pour la finale de l’édition 2019 ne va pas le changer dans sa vision de l’événement. Vainqueurs de l’équipe d’Antibes en 1/2 finale, les U17 de la SIG Strasbourg auront l’opportunité le 11 mai prochain d’accrocher un premier grand titre dans leur jeune carrière. Mais avant cela, petit retour sur ce week-end d’euphorie avec leur coach, qui ne cache pas son plaisir. Jamais avare en discussion, Abdel a gentiment accepté de revenir sur cette qualification.

F.T : Avant d’entrer plus en détail une question toute simple : Tu es heureux ?

Abdel Loucif : Oui forcément ! C’est ce pour quoi on travaille. On a une équipe plutôt solide. On avait juste une incertitude quant à la prise en compte de l’événement et de la pression qu’ils allaient avoir, mais les gamins ont montré qu’ils savaient très bien gérer cette pression.

F.T : Revenons d’abord sur le 1/4 de finale et cette victoire face à Pau (ndlr : 76-72)
A.L : Ça s’est joué au niveau tactique lors de ce match. Il fallait perturber Pau qui avait beaucoup d’arguments offensifs et défensifs. Les aspects tactiques ont été importants. Les changements défensifs les ont perturbés par exemple. On a aussi certains de nos joueurs qui ont su dominer à des moments importants.

F.T : Ce qui est d’ailleurs plus souvent le cas dans une 1/2 finale qui a tendance à être plus fermée ?
A.L : Oui c’est ça. Les 1/2 finales sont souvent très fermées où, généralement, seulement un joueur ou deux arrivent à se sortir de ce marasme pour faire basculer le match.

F.T : Ce qui était difficile c’est de ne pas trop en montrer dès le 1er match sachant qu’on rejoue le lendemain…
A.L : Là ce n’était pas le cas car les équipes étaient tellement proches qu’on ne pouvait pas vraiment gérer. On gérait l’urgence du score et la seule gestion possible était celle des joueurs et leur fatigue. En plus on avait trois joueurs qui revenaient de blessure (ndlr : Jayson Tchicamboud, Clément Frisch et Ugo Taczanovski), on ne pouvait pas jouer sur cet aspect stratégique.

F. T : Finalement tout s’est bien passé et dimanche vous avez joué Antibes en 1/2 finale. Un match tendu où les deux équipes se sont tenues jusqu’au bout (ndlr : 75-72)
A.L : On a bien démarré en faisant quelque chose qu’on n’a pas l’habitude de faire, on a tout de suite défendu en zone. On n’a jamais fait ça de la saison mais je sentais bien les choses pour le faire là et bouger l’adversaire. Ça nous a permis de bien démarrer et de les contenir sans trop se fatiguer. Mais à chaque fois qu’on prenait un peu d’avance on devait aussi faire tourner l’effectif et on perdait un peu en possibilité offensive, même si défensivement ça allait. Mais c’était pareil chez eux. C’était un peu comme un combat de boxe. Il fallait donner un coup mais savoir se reposer pour avoir le tonus nécessaire à la fin.

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F.T : Une stratégie payante finalement…
A.L : Oui car l’expérience montre que, dans ce type de match, si tu te détaches de 10 pts en laissant trop d’énergie, tu le payeras à la fin et tu n’auras plus d’arme pour tuer le match. Il vaut mieux se faire rattraper un peu, contrôler malgré tout, mais garder de l’énergie et du potentiel dans sa botte pour la fin.

F.T : Te voilà donc de nouveau en finale de cette coupe de France U17, la 3ème fois en cinq ans. Tu as toujours ce discours de gagner en responsabilité, en maturité et de profiter de ce type de gros matches ?
A.L : Dans une carrière de jeune sportif, ce genre de match, ça marque. Evidemment pour le club ça valide beaucoup de choses. Ce sont évidemment des moments importants. Mais, pour un jeune joueur, c’est primordial d’emmagasiner de gros événements et tout ce qui les entoure. Ça permet d’apprendre à gérer le stress, mais surtout à gérer leur concentration. Il ne faut pas se concentrer sur le résultat parce que ça, c’est archi mauvais. Il faut se concentrer sur les moyens d’y arriver pour éviter ce stress. On sait ce qu’on a travaillé, et ce qu’on doit travailler et se concentrer sur ce qu’on a à faire. Et ça les jeunes l’ont très bien entendu le week-end dernier. Je n’ai jamais senti de peur chez eux. Ce sera encore plus important pour une finale. Mais tu ne peux pas dire comment tu vas le gérer le jour J nous au niveau du staff, donc imagine des jeunes de 17 ans ! En même temps depuis le 1er jour de la préparation de la saison on leur dit : vous voulez réussir quelque chose de beau cette saison ? On est là pour vous aider mais il faudra montrer les qualités mentales et de la lucidité le moment venu pour le faire. Mais nul ne sait comment ça se passera le jour d’une finale.

F.T : Cette épopée en Coupe de France et la bonne saison en cours valide une nouvelle fois le travail du Centre de Formation…
A.L : Au-delà de ça, il faut que les gens se rendent comptent que c’est un ensemble qui fait qu’on arrive à faire de belles choses. Si nous n’avions pas toutes les conditions que nous avons dans ce club, la synergie coaches, dirigeants, staffs, communication et autre ce serait impossible d’avoir de bons résultats régulièrement. On pourrait faire un coup d’éclat de temps en temps, mais pour pouvoir avoir de bons résultats comme on en a depuis cinq ans, c’est un ensemble. On se sent soutenu et ça donne une énergie folle ! C’est extrêmement important et ce le sera encore pour la finale !