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Actualités Playoffs2019 : quart#2 - SIG Strasbourg-Dijon Présentation Résumé Statistiques Interviews

Cauchemardesque fin …

La SIG Strasbourg a terminé sa saison sur un match symbolique de sa saison : une inconstance totale. Alors qu’elle menait de 31pts un match qu’elle maîtrisait, l’équipe s’est inclinée finalement après prolongation 85-89… Incroyable et difficile désillusion qui sonne le glas de la saison 2018/19.

Même si Dijon ouvrait en 1er son compteur, c’est bien la SIG Strasbourg qui prenait un meilleur départ. Imposant son agressivité et son jeu, les SIGmen démarraient pied au plancher grâce notamment à Youss Fall qui affichait une belle hargne : 8-4, 3’. Les visiteurs étaient mis sous éteignoir et étaient même au bord de l’asphyxie dans une rencontre où Strasbourg dominait la guerre dans la peinture et se jetait sur toutes les balles comme des morts de faim (13-6, 5’). Le collectif de coach Collet était bien en place et le plan de jeu parfaitement interprété avec, en chef d’orchestre Mardy Collins qui distribuait les caviars pour les snipers, à commencer par Jarell qui portait l’avance des siens à 12pts après 7’ : 18-6. Le festival Collins touchait des sommets lorsque Mardy prenait un rebond défensif avant de passer en revue toute l’équipe de Dijon pour filer au Lay-up et frôlait même le surréaliste quand il plantait un tir « Ave Maria » au buzzer ! Avec 7pts, 5rbs, 4pds en 10’ Mardy avait revêtu ses habits de lumière pour montrer l’exemple. Fin du 1er quart : 26-9 (éval : 38-5).

Dijon n’existait plus du tout et la rage des SIGmen faisaient plaisir à voir. Ils ne levaient pas le pied et giflaient, d’un cinglant 15-2, la JDA qui était déjà reléguée à 24 longueurs après 12’ : 33-9. Cette 1ère mi-temps était synonyme de véritable cauchemar pour Axel Julien et sa bande qui voyaient, le temps passant, l’addition devenir vraiment très salée. Il est clair que +26 à la 16’, n’était pas le scénario espéré par les Bourguignons, zéro panier à trois points sur 10 tentés (40-14, 16’). Le blow-out qu’était en train de subir Dijon était impressionnant. Rien ne fonctionnait chez eux pendant que tout réussissait à Strasbourg qui était sur le point de rendre violement la monnaie de leur pièce aux Dijonnais. Tout le monde participait à la fête et il fallait se pincer pour croire le score à 1’ de la pause : 51-20, 19’ ! Incroyable mi-temps des SIGmen qui venaient de dominer de A à Z leur vis-à-vis grâce à une adresse retrouvée (9/16 à 3pts), un collectif de malade (15pds) et une outrageuse domination aux rebonds (26-14). Mi-temps : 51-22 (éval : 74-17).

En revanche, le retour des vestiaires était peu ou prou tout l’inverse de ce que l’on venait de voir pendant 20’. Dispendieux et pas concentrés, les SIGmen encaissaient un 0-11 en 1’30 qui mettait coach Collet dans une colère noire ! Revenus à 51-33 les joueurs de Dijon avaient retrouvé toute leur agressivité et heureusement Quentin Serron apportait son énergie pour y répondre. Mais la JDA ne levait pas le pied et sur un triple de Chassang les joueurs de coach Legname repassaient sous la barre de 20pts : 54-35, 23’30. Un nouveau match se déroulait puisque Strasbourg était au point mort et les visiteurs enfilaient les paniers comme des perles pour grignoter leur retard grâce à un Ryan Pearson de feu (20pts à la 27’) : 58-47, 27’. Le changement de tendance était surréaliste et cette SIG Strasbourg totalement bipolaire se tirait une balle dans le pied en laissant Dijon relancer le match : 58-50, 28’. En marquant 30pts en 10’, les Bourguignons venaient de calmer les ardeurs strasbourgeoises et relancer le match car le score était à la fin du 3ème quart-temps de 63-52 (éval : 83-55).

Et si le facteur X de la SIG Strasbourg était ENFIN Nathan Sobey ? Sortie de sa torpeur et revenu du diable vauvert, il portait l’équipe pour garder l’avantage face au mordant retrouvé de Leloup et consorts. Deux triples de sa part faisaient un bien fou pour repasser à +13 : 68-55, 33’. Fait quasi paranormal, le MVP de la saison, David Holston était totalement en travers dans ce match et sa sortie pour 5 fautes à 6’ de la fin était accompagnée d’une contre-performance incroyable : son premier match de la saison à 0pt ! Est-ce que Dijon pouvait s’en sortir sans lui ? OUI! Ses coéquipiers se donnaient sans compter pour palier à son absence. Le chronomètre courait à l’avantage des SIGmen, mais les Bleus n’étaient jamais trop loin : 70-64, 36’30. Et un frisson parcourait la colonne vertébrale de la #SIGarmy quand Axel Julien, très bon dans ce match, plantait deux triples et donnait son 10ème caviar pour ramener les siens à 1pt à 2’ du buzzer : 70-69, 38’. Heureusement Jarell Eddie stoppait le 2-14 de Dijon mais tout était très dur et le craquage complet de Strasbourg dans cette 2ème mi-temps était lourd de conséquence puisque Julien encore et toujours donnait l’avantage à son équipe à 1’ du buzzer : 72-73. Plus un, puis plus trois, mais alors que tout semblait perdu Jarell Eddie, froid comme une lame, inscrivait en déséquilibre son 5ème 3pts pour égaliser. Et comme la dernière action de Dijon ne donnait rien, l’homme au bandeau venait d’envoyer tout le monde en prolongation : 75-75, 40 (éval 94-84).

Cardiaques s’abstenir dans cette prolongation ! Car, après avoir pris 3pts d’avance, Dijon craquait face à Mike Green et sa force de percussion qui redonnait 2pts de marge aux siens (80-78, 42’)… Mais Axel Julien était touché par la grâce (28pts) et enquillait deux triples pour reprendre les rênes à Dijon peu de temps après : 80-84, 43’. LUNAIRE ! Les SIGmen se procuraient les occasions de revenir mais vendangeaient, à l’image de Serron qui manquait le lay-up seul en contre-attaque ou Youss qui ne trouvait pas le cercle malgré deux rebonds offensifs en 5 secondes ! Triste fin pour une saison qui voyait les SIGmen s’incliner finalement 85-89. Quand on sait que la SIG Strasbourg a mené ce match de 31 points, on ne peut qu’être déçu par le scénario qui n’est, ni plus ni moins, que le symbole d'une saison qui aura vu une équipe cyclothymique incapable d’avoir de la constance. Clap de fin !...

F.T.