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Actualités ​Tirer les leçons et repartir !

​Tirer les leçons et repartir !

Quinze jours après le dernier match de la saison, Martial Bellon et Vincent Collet se sont exprimés devant la presse pour tirer le bilan de l’exercice 2018/19, mais également poser les perspectives et de se projeter vers le futur.

Une saison mitigée : oui mais…
Devant une audience fournie et attentive, le président de la SIG Strasbourg a entamé cette conférence de presse de fin de saison sans langue de bois : « C'est une saison mitigée.  Je suis déçu de l’élimination précoce en Playoffs et en BCL, de l’état d’esprit et du jeu affiché par l'équipe. Soyons clair, les objectifs n'ont pas été pas atteints, mais néanmoins ce n'est pas catastrophique : on termine 6ème, on est qualifié pour une coupe d’Europe et on a remporté un trophée. Ce n’est pas neutre d’avoir gagné la Leaders Cup ». Il a tenu aussi à remettre les choses dans leur contexte en revenant sur la régularité de la SIG Strasbourg au plus haut niveau et notamment la présence en Playoffs : « Nous sommes le seul club avec l’ASVEL à s’être qualifié 7 fois de suite en Playoffs ces dernières années et nous sommes également qualifiés pour une coupe d’Europe pour une 7ème saison consécutive. Beaucoup de clubs aimeraient avoir ce bilan ». Néanmoins, le président a reconnu que « que certaines choses n'ont pas marché. Nous allons reprendre les fondamentaux qui nous ont permis d’être parmi les meilleurs depuis 2013 ». De fait, malgré cette saison en deçà des attentes, la SIG Strasbourg reste un club majeur du basket français. Martial Bellon a rappelé, notamment que, pour la 2ème année consécutive, le club « enregistre la meilleure affluence moyenne avec 5741 spectateurs en Jeep Elite ».
Un bilan sportif lucide
Concernant le bilan sportif, pour le président « l'indispensable alchimie » n’est jamais apparue sur la durée. Martial Bellon ne cherche pas à se voiler la face : même si les suiveurs avaient initialement salué le recrutement, « cela n'a pas fonctionné. On s'est trompé dans les complémentarités et on n'a pas réussi à réajuster en cours de saison », ajoute-il avec franchise avant de compléter en pointant des leaders qui « n’étaient pas au niveau escompté. Ce sont plutôt les joueurs du banc qui ont donné satisfaction tels que Nicolas (Lang), Ludovic (Beyhurst) et Quentin (Serron). Ali (Traoré) a confirmé ses qualités sur le terrain, mais a encore besoin de trouver de la sérénité pour gérer ses émotions ». Pour sa part, Coach Collet reconnait lui aussi que les ajustements tentés n’ont pas été les bons : « L’an passé, nous avions bien réussi à reconstruire l’équipe, même si ça avait pris du temps. Cette année, malheureusement, on n’a pas réussi à refaire la même chose. Le basket est un sport collectif où la complémentarité et la cohésion sont des éléments fondamentaux. Cette année, on n’a jamais vraiment senti ça… Ou a de très rares occasions comme lors de la Leaders Cup ». Et pourtant cette équipe était constituée d’éléments de qualité, mais l’assemblage de bons joueurs n’a pas réussi à faire véritablement une équipe : « on s’est trompé sur quelques associations et malheureusement, en plus, elles ont concerné des joueurs majeurs. On n’est pas satisfait surtout quand on sait ce qu’on a vécu de l’intérieur tout au long de la saison. J’étais malgré tout soulagé à Gravelines que l’équipe soit en Playoffs. Nous sommes qualifiés pour la BCL. Tous les clubs connaissent ce type de saison, la grande difficulté est maintenant de rebondir pour que ce ne soit qu’une année accident ».
Quelles perspectives ? Tirer les leçons et avancer !
Inutile de larmoyer, le club avance et compte bien montrer qu’il apprend de ses erreurs. L’une d’elle est pointée par Martial Bellon avec l’absence d’un préparateur physique cette année : lacune comblée à la rentrée avec le recrutement d’un professionnel. Mais plus globalement « On va revenir aux fondamentaux qui ont fait notre force. Nous allons refaire confiance aux jeunes, arrêter de surpayer des joueurs à long CV qui viennent terminer leur carrière à Strasbourg. Même si nous sommes l’un des clubs leaders du basket français, il n’est plus acceptable qu’on nous propose des joueurs 20 ou 30% plus cher qu’ailleurs » tient à dire le président. Et dans la perspective à venir il a tenu à rappeler que Vincent Collet sera toujours le coach de la SIG Strasbourg en 2019/20, la dernière année de son contrat : « nous continuons à lui faire confiance ! ». Le club lui a proposé de poursuivre sa collaboration au-delà de son contrat dans une autre fonction au sein de la structure dès l’été 2020. La balle est dans le camp de coach Collet : « la décision lui appartiendra » a conclu Martial Bellon.
Quoi qu’il en soit, il faut savoir d’où le club vient et surtout que celui-ci « a vécu sept années de croissance ininterrompue. Cette saison, cette croissance ne s'est pas poursuivie. Nous pouvons parler de stagnation relative ». D’ailleurs le président a dévoilé que le club travaille depuis plusieurs mois sur un projet stratégique à l’horizon 2024 qui sera présenté à la rentrée prochaine : « on a une vision claire de ce qu’on veut faire de ce club » conclut-il.
Quid de l’équipe à venir ?
Quels seront les contours de l’équipe 2019/20 ? Le club n’a pas trainé en signant très tôt Jerai Grant qui vient s’ajouter aux joueurs sous contrat : Jérémy Nzeulie, Ali Traoré, Quentin Serron, Mardy Collins et également Ludovic Beyhurst « qui a été resigné pour deux ans, comme le prévoit son statut de joueur formé au club. Nous n'avons pas déterminé s’il sera prêté ou non » ajoute Martial Bellon. Concernant les autres joueurs, des discussions sont en cours depuis le mois de mars avec Jarell Eddie. Par ailleurs, il est un peu tôt pour se prononcer à propos de Nicolas Lang et une rencontre va avoir lieu dans les prochains jours avec Florent Pietrus. Actuellement, la priorité est donnée sur le recrutement du futur meneur de jeu, qui ne sera donc plus Mike Green.

Une chose est certaine : un accent majeur sera mis sur la complémentarité mais également l’état d’esprit des hommes enrôlés cet été. Vincent Collet : « l’état d’esprit du groupe repose sur plusieurs choses : les qualités individuelles des joueurs, mais aussi sur la construction de l’équipe, sur la définition des rôles et de la hiérarchie. L’une des difficultés repose sur le fait que, au moment où l’on construit l’équipe, on imagine une hiérarchie, une complémentarité et clairement, cette saison, ça n’a pas été ce qu’on pensait.  Après cela créé des conflits, des tensions. Ça ne fait plaisir à personne. Même chez les joueurs, quand on a craqué dans des matches, on pouvait croire qu’ils ont laissé filer, mais c’est faux. Ils en sortent tristes et déçus. Ce sont des choses qui se délitent progressivement pour plusieurs raisons. Il y a eu des moments très durs qu’on n’a pas toujours bien gérés. On n’a pas su reprendre suffisamment les choses en main et je pense qu’on doit apprendre de ça au moment de reconstituer un groupe. Il faut analyser, comprendre et faire ce qu’il faut pour éviter que ça se reproduise ».

En conclusion, le président a tenu à rappeler qu’une saison mitigée comme celle qui vient de se conclure n’est en aucun synonyme de récession : « Ce qui est arrivé, il faut faire en sorte que ça ne se reproduise pas, c’est clair et net. Je tiens à dire que je suis surpris de lire et entendre parler du soi-disant écroulement de la SIG Strasbourg. L’exigence est forte et je la comprends. Mais il faut faire la part des choses. On a le droit de faire une erreur une saison mais pas deux. On a la pression pour la prochaine saison c’est clair ».  

Le ciment de la saison passé est coulé. Place maintenant à l’été pour poursuivre la construction d’un nouveau groupe aux valeurs et à l’état d’esprit qui devront être impeccables.

F.T.