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Actualités Rencontre avec Abdel Loucif [partie 2/2]

Rencontre avec Abdel Loucif [partie 2/2]

Ce week-end est synonyme de petite pause pour les professionnels de la SIG Strasbourg qui ont joué vendredi soir. L’occasion de s’intéresser de plus prêt à notre Centre de Formation et d’aller à la rencontre d’Abdel Loucif. Découvrez l’interview grand format du coach des Cadets déclinée en deux parties. Après la 1ère partie hier, découvrez la suite et fin aujourd’hui.

C.E : Au-delà des résultats, l’objectif phare du Centre de Formation est de former des futurs joueurs pros…
A.L : « (Il coupe) Oui c’est l’objectif ultime, fixé par le club, au Centre de Formation. En U18 il y a l’objectif de se qualifier pour la poule Elite, car c’est important pour nos jeunes joueurs de jouer contre les meilleures équipes de leur génération. Si on était en poule basse, cela ne serait pas une catastrophe, mais ce serait trompeur pour eux car ils ne rencontreraient pas la même opposition. L’objectif est d’avoir un jeune qui intègre l’effectif pro tous les deux, trois ans ».

C.E : Quelles sont les valeurs, les messages que tu essaies de leur transmettre pour les préparer au mieux à leur vie de basketteur professionnel ?
A.L : « La première chose, c’est la passion du basket. Sans passion, tout est difficile : le rythme dont on vient de parler, les échecs, les objectifs…  Ensuite ils doivent vite devenir autonomes. Les sollicitations sont multiples. Il y a les parents qui peuvent avoir un impact positif ou négatif, les coaches, les professeurs… Ils doivent tenir compte de ces éléments, et devenir de plus en plus autonome dans leur ambition devenir joueur pro. Et à côté de ça, il y a les valeurs qu’on essaie de véhiculer au sein de club : travail, respect mutuel, pas de statut privilégié. Le dernière année Espoir ne doit pas dénigrer l’arrivant au club, et il n’y a pas de hiérarchie dans le jeu non plus. Si un jeune joueur première année est meilleur qu’un joueur dernière année, il jouera plus ».

C.E : Être coach des cadets, c’est être en relation avec les joueurs, le staff mais également les parents. Est-ce que tu gères bien cette relation coach-parents ?
A.L : "Ce n’était pas le cas il y a une vingtaine d’années… J’ai un peu de bouteille quand même (rires). Avant les parents étaient un peu moins impliqués dans le projet du jeune. Aujourd’hui, ils le sont beaucoup plus avec les bons côtés puisqu’ils les aident et soutiennent. Mais le mauvais côté, c’est qu’ils peuvent avoir une influence négative. Et cela ne coïncide pas avec l’autonomie qu’on veut leur inculquer. On veut que les jeunes soient autonomes, mais s’ils sont trop guidés, cocoonés par le staff technique, les professeurs et leurs parents, ça peut jouer sur leur évolution. Un de nos devoirs en tant que coach c’est d’expliquer aux parents ce qu’on fait. D’ailleurs, on leur doit ça !"
 
C.E : La poule Elite commence en janvier, quels sont les objectifs que tu transmets aux jeunes ?
A.L : "J’utilise souvent cette expression : « il ne faut pas vendre son âme au diable ». On ne va pas jouer un titre que ce soit U17 ou U18 au détriment complet de l’expression des joueurs. Sinon c’est très dangereux. Par exemple, si on se dit « on veut jouer le Final Four coûte que coûte »;  le problème avec cette logique c’est qu’il y a des joueurs qui vont être tout le temps sur le banc. C’est un équilibre assez délicat à trouver. Dans ce cas, je donne plutôt les rênes aux joueurs. Je leur dis que « si vous montrez que vous êtes capables d’aller sur une finale, alors on va jouer le jeu à fond ». Mais s’ils ne montrent pas les valeurs qu’il faut, on va un peu moins le jouer pour ne pas sacrifier certains joueurs. Les deux ne sont pas antinomiques. On peut très bien se focaliser sur la formation, et chercher à gagner tous les matches. Il faut d’ailleurs leur inculquer cet esprit de compétition. Jouer des matches importants dans la carrière d’un jeune joueur, c’est une expérience importante. Jouer avec de la pression, avec la préparation d’un gros match, subir les réseaux sociaux est un apprentissage pour les jeunes."
 
C.E : Pour résumer, quels seraient les clés pour réussir cette poule Elite ?
A.L : "Il faut que chacun des joueurs soient imprégnés par la volonté d’y aller. Si les plus âgés ne montrent pas la voie aux plus jeunes par une attitude, une assiduité, ça ne peut pas fonctionner. Et c’est le signe qu’on ne pourra pas jouer des matches importants. Mais ce n’est pas grave dans l’absolu, puisque l’objectif est plus loin."
 
C.E : La Coupe de France est-elle toujours dans un coin de ta tête  ?
A.L: "La Coupe de France permet aux 1ères   et 2èmes années de s’exprimer totalement puisqu’il n’y a pas les dernières années. Ils sont dans une équipe dans laquelle ils peuvent être leaders. Le fait d’aller le plus loin possible est entre leurs mains, et c’est leur volonté qui va faire la différence. Ce n’est pas parce qu’on a gagné trois Coupes de France que l’objectif est d’être absolument en finale. Cela peut-être très dangereux de penser comme ça. C’est risqué quant à la formation puisque ça met une pression inutile. Il vaut mieux se concentrer sur les moyens pour y arriver. J’ai des joueurs qui me demandent déjà la date pour la finale, et ça me fait un peu peur. J’essaie de focaliser l’attention sur le travail pour chaque match. Si on se focalise sur la finalité, ce sera encore plus difficile psychologiquement après une défaite. Quand on se concentre sur ce que chacun a à faire sur le terrain, c’est beaucoup plus agréable et il y a beaucoup moins de pression."
 
 

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