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Actualités [Grand format] A la rencontre de Ike Udanoh

[Grand format] A la rencontre de Ike Udanoh

Arrivé en Alsace jeudi soir très tard, Ike Udanoh s’est plié aux traditionnels tests médicaux vendredi. Ne pouvant jouer aux côtés de ses nouveaux coéquipiers en Coupe de France, il a été contraint de suivre le match en bout de banc. Feu vert médical en poche, avant son premier entraînement avec l’équipe ce dimanche, nous avons pris le temps de nous poser et de partir à la rencontre avec un homme tout aussi loquace qu’intéressant.

Franklin Tellier : Bonjour Ike ; une question simple pour commencer : comment vas-tu ?
Ike Udanoh : Je vais vraiment bien ! Physiquement je suis bien vu que je jouais avant de venir. Je suis dans une bonne condition physique, prêt à jouer. J’ai hâte de jouer !

F.T : Pour ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter ?
I.U : Je suis quelqu’un qui joue dur et qui a un gros mental. Je joue avec mon cœur et toujours à 100%. Je suis un joueur d’équipe. J’aime regarder mes coéquipiers être performants, les pousser, pour que l’équipe gagne. Je fais passer l’équipe avant moi-même. Si une équipe veut gagner il faut penser au collectif avant de penser à soi-même.

F.T : Tu es parti de loin pour arriver là où tu en es. Quel regard portes-tu sur ta carrière ?
I.U : Je viens de très loin même ! J’ai eu des débuts où il fallait savoir se montrer humble, ça c’est clair. Honnêtement, ça a été long pour arriver là où j’en suis, mais tout le processus était très important, très instructif et très formateur. Qui je suis aujourd’hui a été façonné par tout ce que j’ai vécu avant, et il m’a fallu une grande confiance en moi pour y arriver. Je n’ai jamais abandonné. J’ai cru en moi, mais surtout je sais quels sacrifices j’ai du faire pour jouer à haut niveau. Beaucoup de joueurs ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont de jouer dès le début de leur carrière dans des clubs comme Strasbourg ou d’autres clubs du haut niveau européen. Mais des joueurs comme moi, qui sommes passés par toutes ces étapes, sont là pour montrer que c’est possible d’y arriver même en partant de loin. Ce qui est important ce n’est pas d’où tu commences, mais là où tu veux aller. Et quand tu as débuté si bas, pour au final être si haut, tu ressens un sentiment incroyable.

"Il ne faut jamais oublier d’où on vient"
F.T : Il me semble même qu’au début de ta carrière tu as accepté un contrat assez improbable en Allemagne pour gagner ta vie…
I.U : Oui tout à fait. J’ai joué en 6ème division allemande la même saison où j’ai joué la première fois en Finlande. Après avoir commencé en Autriche j’ai accepté ce contrat pour gagner à peine plus de 200 euros par mois si je me souviens bien... Je n’y ai pas joué longtemps, moins de 3 mois, mais ça t’apprend à rester humble parfois. Il ne faut jamais oublier d’où on vient.

F.T : Pourquoi avoir choisi de quitter Trieste pour signer à Strasbourg ?
I.U : Strasbourg est une très bonne situation pour moi. Je connais des joueurs qui ont joué ici et j’ai côtoyé certains des joueurs de l’équipe actuelle. Strasbourg est un club respecté en Europe. J’avais envie de faire partie de ça. Ma première expérience en France était géniale et enrichissante et j’avais gardé dans un coin de ma tête le fait de revenir. Il y a ici une mentalité, un état d’esprit de la gagne. Strasbourg a gagné des titres, est un habitué des Playoffs et a signé de grosses performances en Europe dans son histoire. Je connaissais la SIG Strasbourg avant qu’il ne s’intéresse à moi.

F.T : Le fait de connaître Nicola Alberani a-t-il joué dans ton choix ?
I.U : Totalement ! Nicola était un bon point de référence au moment de signer car je l’avais déjà côtoyé. C’est lui qui m’a fait venir à Avellino. J’apprécie l’homme qu’il est. C’est quelqu’un de bien, en qui j’ai confiance. Avoir quelqu’un comme lui ici, savoir qu’il m’a déjà accordé sa confiance, qu’il me connait, ça aide au moment de faire son choix. Avant même de parler de basket, il est venu me parler pour me dire qu’il veut juste le meilleur pour moi, que je mérite d’être heureux et épanoui en tant que joueur et personne. Certains diront que ce sont des détails, mais ce sont aussi ces petites choses qui comptent et au final font la différence.

 "Je ne viens pas avec la volonté de prouver quelque chose"
F.T : Tu as pris des renseignements à propos du coach également ?
I.U : Oui, c’est un peu la même chose concernant coach Tuovi. Mon coach quand j’étais en Finlande est un ami très proche de Lassi. Personnellement, j’apporte beaucoup d’importance à la confiance. Moi, j’ai confiance en ce coach, et s’il me dit qu’il a confiance en Lassi les yeux fermés, ça signifie beaucoup pour moi. Après ça je sais que je peux donner ma totale confiance à coach Tuovi aussi. C’est comme un cercle vertueux en fait.
 
F.T : Et justement, quel est ton regard sur coach Tuovi ?
I.U : Mon opinion est qu’il n’y a pas d’âge pour être un bon coach de basket. Ce qui compte, ce sont les connaissances. Certains vont essayer d’accumuler des connaissances durant toute leur carrière sans réussir. Peu importe que tu aies 20 ou 60 ans, il faut se donner les moyens de prouver qu’on a le niveau et de réussir. Et selon moi, Lassi a montré qu’il mérite d’être là où il est. C’est un bosseur et rien que pour ça je le respecte.

F.T : Et concernant tes nouveaux coéquipiers ?
I.U : Je connais Brandon. On a joué l’un contre l’autre en Finlande. C’est pareil pour DeAndre. On a joué l’un contre l’autre l’année dernière en Italie et on a parlé. Je connais aussi un peu Jaromir, car il a joué avec un de mes amis et je l’avais rencontré. Les autres je vais les découvrir.

F.T : Tu as l’avantage d’arriver dans un championnat que tu connais également…
I.U : Ce qui est intéressant en signant en milieu de saison, c’est que je connais déjà le championnat. Je ne viens pas avec la volonté de prouver quelque chose à quelqu’un, c’est plus moi qui ai ce sentiment de ne pas avoir fini quelque chose. Je pense que, quand notre carrière est terminée, il faut prendre le recul et analyser ce qu’on a fait. Notre parcours, ce qu’on a accompli, fait partie de notre héritage au moment de faire le bilan et de ce point de vue je trouve que je n’ai pas fini quelque chose en France.

"Je suis quelqu’un d’entier"
F.T : Quelles sont tes ambitions pour le reste de la saison ?
I.U : Mes ambitions ici sont claires : me donner à fond et aider cette équipe à gagner des titres. Ça peut être le championnat, la BCL, les deux, peu importe. Rien n’est simple, mais si on fait ce job c’est pour gagner, c’est ma vision des choses et j’ai cru comprendre que c’était également le cas pour les gars dans cette équipe. Peu importe ce qui arrive, nous devons nous battre pour se donner les moyens de gagner.

F.T : Et à plus long terme ?
I.U : Je dirai que ce n’est pas forcément le basket qui domine mes réflexions à long terme : c’est ma famille. Je ne suis plus si jeune et je dois penser au meilleur pour ma famille. A moi de faire les bons choix, pas uniquement en tant que basketteur, mais aussi pour ma femme et mon enfant. Il y a une vie après le basket mais il faut la préparer avant…

F.T : Pour finir parlons de Ike en dehors du terrain. Tu es quelqu’un de très extraverti, actif sur les réseaux sociaux. Qui est l’homme derrière le joueur ?
I.U : Je suis quelqu’un d’entier. Je suis toujours moi-même et ne joue pas de rôle. Beaucoup de gens s’inventent des personnalités sur les réseaux sociaux, moi je suis quelqu’un qui veut être le plus transparent possible. J’essaye d’être le plus honnête possible. Ça peut déranger parfois, je le sais. Être honnête et dire la vérité est parfois trop pour certain, mais moi je ne conçois y pas les choses autrement. Si je peux aider les plus jeunes après tout ce que j’ai vécu par le passé je le ferai, mais ce que je dis tout le temps à tout le monde c’est : il faut profiter de la vie. J’estime être un chanceux d’avoir autant voyagé, de vivre du basketball et je suis béni d’avoir une si belle famille. Il faut aimer la vie et profiter de tout en appréciant la moindre petite chose… Et d’autant plus quand on voit la situation actuellement. C’est bon d’être en vie et en bonne santé.

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