stradim_banniere_400x1333px2021.jpg
stradim_banniere_400x1333px2021.jpg
RESERVATION PSH / PMR
Rendez-vous sur le site de notre partenaire Yoolabox.com
lansdowne_minnig_limoges.jpg
Actualités À la rencontre d'Hugo Minnig

À la rencontre d'Hugo Minnig

Il a aujourd’hui 20 ans… A l’occasion de son anniversaire, nous vous proposons de découvrir le capitaine des Espoirs de la SIG Strasbourg et le petit protégé du Rhenus : Hugo Minnig.
 
SIG : Hugo, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter s’il te plaît ?
Hugo Minnig : « Je viens d’une petite ville à coté de Mulhouse dans le Haut-Rhin. Etant issu d’une famille de basketteur, j’ai suivi très jeune les traces de mon père et j’ai commencé le basket à l’âge de 4 ans à Pfastatt. J’ai évolué au sein du club jusqu’en minimes avec qui j’ai remporté le titre de champion de France U15.  Cela fait maintenant 5 ans que je suis à la SIG Strasbourg. Je suis le capitaine de l’équipe Espoirs depuis 2 ans j’ai connu mes premières minutes en pro en match officiel cette saison ».
 
SIG : Et justement, qu’est-ce que ça fait de jouer en Betclic Elite et en Basketball Champions League ?
H.M : « C’est vraiment gratifiant. C’est, en quelque sorte, une récompense pour tout le travail que je fais et que les gens ne voient pas forcément. Je suis là tous les jours avec les pros. Mais, si j’ai pu rentrer, c’est aussi grâce aux joueurs et aux coachs qui font ce qu’il faut sur le terrain pour creuser l’écart dans le match. Il y a forcément un peu de pression quand je vais m’échauffer et que je sais que je vais rentrer, mais une fois sur le terrain toute cette pression s’envole et je fais ce que je sais faire : je joue au Basket ».
 
SIG : Tu en parlais avant. Après ton titre de champion de France U15 en 2017, pensais-tu en arriver là ?
H.M : « J’étais vraiment très content de gagner ce titre de champion de France avec ma « bande de pote », on jouait ensemble depuis qu’on était petit. On a affronté des équipe « prestigieuses », de grands clubs en France, nous, Pfastatt, on était un peu les « outsiders ». Cette victoire a été un tremplin pour intégrer le centre de formation de la SIG Strasbourg, avec qui j’ai gagné la coupe de France U17. Maintenant je joue en Espoirs depuis 2 ans, je suis le capitaine et j’ai connu mes premières minutes en pro. Je ne pensais pas en arriver là, mais l’objectif après le titre avec Pfastatt était d’intégrer un centre de formation. Donc, tout ce qui arrive maintenant découle de ce titre ».
 
SIG : Est-ce que tu as un conseil pour les jeunes qui rêvent d’être à ta place ?
H.M : « Il faut toujours y croire et continuer à travailler, parce que rien n’est donné. C’est beaucoup d’heures de travail tous les jours, même les dimanches. Tout est important : son corps, la récupération, le sommeil... Il y a beaucoup de facteurs basket qui sont importants, mais aussi dans tout ce qui est extra basket : se sentir bien, être bien dans ses études, bien manger, bien dormir… Il ne faut pas négliger cette partie qui est importante. Il faut travailler dur tous les jours pour atteindre ses objectifs ».
 
SIG : Quand on te voit sur le terrain, la comparaison avec Nicolas Lang semble s’imposer d’elle-même…
H.M : « On m’a beaucoup comparé à Nicolas Lang. On est tous les deux Haut-Rhinois, originaire de Mulhouse. Donc, quand je suis entré au centre de formation et que je regardais les matches à la TV, je le regardais lui plus spécialement. Je me disais « Lui il vient de chez moi, en plus on a quasiment le même profil, assez grand, pas très athlétique mais shooteur ». Je m’entraîne avec lui les étés. Quand on a joué face à Limoges, Lassi m’avait demandé de défendre sur lui, je pense que c’était aussi pour le clin d’œil et c’était vraiment cool.  Si je peux faire la même carrière que lui, je signe direct. C’est vrai que c’est un modèle pour moi, je m’inspire beaucoup de lui. Mais il faut que je reste concentré. ».
 
SIG : Comment se passe tes échanges avec les pros ?
H.M : « Ils sont vraiment tous sympas. Ils me donnent des conseils, me corrigent si je fais quelque chose de mauvais ou me félicitent si je fais quelque chose de bien. Les échanges avec eux sont vraiment constructifs. Que ce soient les joueurs ou les coaches, ils sont vraiment là dans le but de me faire progresser et de m’aider à m’exprimer au mieux avec les pros. Après il est vrai qu’il y a un peu la barrière de la langue avec les Américains parfois, j’apprends l’anglais quotidiennement avec eux, mais c’est vrai que j’ai plus de facilité à discuter avec des joueurs comme Gaylor, JB et Léo. Tout le monde essaye de m’aider pour que je progresse. »
 
SIG : Un petit mot sur le soutien des fans quand tu es entré en jeu et pour tes premiers points…
H.M : « Ça fait vraiment plaisir ! Quand je suis entré en jeu la 1ère fois ce n’était pas au Rhenus, mais à Paris et le public était quand même bienveillant et content de voir un jeune entrer. Mais le fait d’entrer en jeu au Rhenus c’est réellement différent. Ça fait 5 ans que je suis ici, que je travaille. Je suis un peu le jeune du club, qui est là depuis longtemps, tout le monde te pousse pour que tu marques. J’avais le sourire toute la soirée après le match face au Limoges CSP et même le lendemain je n’ai pas réussi à l’enlever. Ça fait vraiment plaisir d’entendre l’engouement du public quand un jeune entre sur le terrain et/ou marque. Quand je rentre en jeu, le coach annonce un système pour que je puisse marquer et c’est vraiment cool. Ils m’ont tous dit « C’est ton moment ! Quand tu as une minute, elle est à toi ! On s’en fout qu’un tel ou un tel mette un 3pts. C’est à toi de jouer. Fais toi plaisir ! ». Ce sont des souvenirs que je n’oublierai jamais ! »
 
SIG : Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour le reste de la saison ?
H.M : « Avec les Espoirs, j’aimerais accrocher le Trophée du Futur, c’est un objectif collectif. Ensuite individuellement : continuer à faire de bons matches et permettre à l’équipe de gagner, pouvoir m’exprimer et continuer à montrer mon basket. Avec les pros ? Continuer à m’entraîner avec eux, progresser à leur contact et pourquoi pas, pouvoir à nouveau entrer en jeu, mettre des paniers et faire sourire le Rhenus ! »
 

UN MOT SUR HUGO ?

 
Olivier Weissler : « Ça fait maintenant 5 ans qu’on côtoie Hugo. C’est un garçon qui est rigoureux et qui est très plaisant à entraîner. C’est un exemple pour les plus jeunes ; un exemple de sérieux et d’investissement. Hugo est quelqu’un qui anticipe toujours les situations, parfois un peu trop, mais c’est sa caractéristique, c’est ce qu’il est ».
 
Lassi Tuovi : « Premièrement, Hugo est quelqu’un de bien avec une grande capacité d’apprentissage. C’est facile de travailler avec lui parce qu’il respecte les choix de coaching. Tous les joueurs de Mulhouse que j’ai pu rencontrer sont de très bon shooteurs. C’est un grand pas en avant pour lui cette année, il s’entraîne tous les jours avec les pros et joue quelques minutes avec eux. C’est un joueur qui travaille beaucoup et qui s’améliore ».