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Actualités Ish vous donne des nouvelles

Ish vous donne des nouvelles

Il y a deux ans jour pour jour, la SIG Strasbourg signait un certain Ishmail Wainright en provenance du club allemand de Resta Vechta. Un an plus tard, il s’envolait pour les Etats-Unis avant de signer quelque temps plus tard en NBA à Phoenix. Toujours en contact avec le club, il a régulièrement échangé avec différentes personnes ici à Strasbourg et c’est avec un plaisir non dissimulé et son inébranlable sourire qu’il a accepté de partager un moment, le temps d’un appel tout en simplicité. Vous nous avez demandé des nouvelles de Ish ? En voilà !

F.T : Il y a deux ans jour pour jour, tu signais ton contrat avec nous. Quel chemin parcouru depuis ! Comment-vas ?

I.W : « Je me sens vraiment bien, aussi bien dans ma tête que dans mon corps. Oui c’est assez dingue quand on y pense. Je me vois encore en Allemagne avant de venir à Strasbourg et depuis tout est allé très vite. Je suis très heureux du chemin parcouru et de là où je suis actuellement. »

F.T : Est-ce qu’il y a deux ans tu pensais que tu jouerais en NBA aussi vite ?
I.W : « ça a toujours été un rêve, mon objectif, de jouer en NBA. Ce n’était tout simplement pas le bon moment avant. C’est arrivé et pour être franc je n’y pensais pas pendant la saison avec la SIG Strasbourg. Je sais que ça faisait parler, mais j’étais concentré sur ma saison et au final c’est parce qu’on a fait une bonne saison en tant qu’équipe l’année dernière que j’ai pu faire le grand saut. »

F.T : Parlons maintenant de ta saison avec les Suns. Si tu devais le résumer, que dirais-tu ?
I.W : « Cette saison était un long process. C’était ma première saison dans cette ligue et forcément j’avais beaucoup de choses à apprendre. J’ai dû me montrer patient et surtout travailler dur car j’étais un rookie qui avait tout à prouver. Apprendre les systèmes, la façon de jouer en NBA et tout ce qui va avec à demander beaucoup de travail. Il y a une énorme différence entre le jeu en Europe et en NBA et j’ai pu me montrer sérieux et patient. »

F.T : La NBA et le championnat de France : deux mondes différents. Est-ce qu’il a fallu un temps d’adaptation ?
I.W : « Très clairement oui. Tu as totalement raison, ce n’est pas le même monde entre les deux. Tu joues contre les meilleurs joueurs du monde et il est clair qu’il faut un temps d’adaptation. Mais avec le recul, je dirais que le plus important est de rester concentré sur son job et sur soi même et surtout sur son rôle au sein de l’équipe. »

F.T : Jouer pour la meilleure équipe de la saison, ce n’est pas rien quand même…
I.W : « J’ai été choqué pour être franc. Quand tu es dans la meilleure équipe de NBA et qu’on te dit que tu es parfait pour ce collectif, c’est impressionnant. Mais finalement c’est grave excitant de jouer et de vivre une telle aventure. Une si bonne équipe, des supers fans : c’est incroyable. Les fans sont vraiment géniaux avec moi. Pour revenir à ta question, jouer pour la meilleure équipe du monde…Ok, nous n’avons pas été champions, mais nous étions la meilleure équipe de NBA durant la saison et jouer en son sein était incroyable. »

F.T : Parle nous un peu des Playoffs NBA…
I.W : [il coupe] « c’était comme un rêve devenu réalité ! Quand tu es un enfant et que tu aimes le sport et encore plus le basket, tu veux vivre des moments comme ça. Une chose est certaine, la saison régulière et les Playoffs sont deux choses différentes. C’est comme un demi-tour complet à tous les niveaux. L’engagement des fans, le niveau d’intensité, tout est plus fort. Tu le vois dans les systèmes et dans le body langage des joueurs. Au final, hélas nous avons perdu, mais l’expérience était très formatrice. »

F.T : Quels souvenirs gardes-tu de ta saison ici à Strasbourg ?
I.W : « C’est ma saison favorite dans ma carrière. L’équipe était folle. Sérieusement, c’était vraiment fun de jouer avec ces gars. Nous avons peut-être choqué les gens, étonné certains car on ne nous attendait pas. Mais au-delà, même au quotidien, je pense que vous dans les bureaux vous ne pensiez pas voir une telle bande potes capables de ne pas se prendre au sérieux et en même temps aller si loin et gagner autant de match. Je sais que beaucoup disent ça une fois parti, mais c’est clair que mon passage à Strasbourg et les personnes que j’ai croisées occupent une place particulière dans mon cœur. Je suis d’ailleurs en contact avec beaucoup aussi bien joueurs, staff et toi ou d’autres dans les bureaux. »

F.T : Tu nous as écris régulièrement via les réseaux sociaux, mais as-tu encore des contacts avec tes anciens coéquipiers ? As-tu suivi la saison du club ?
I.W : « Forcément je parle encore beaucoup et régulièrement avec les Américains de l’équipe, mais pas que. Je parle pas mal avec Léo, Jayson et d’autres. C’est important de garder le contact. On le disait tout le temps et tu l’as utilisé dans ta communication en fin de saison, un moment nous caractérisé : « brotherhood » [ndlr : fraterie]. Tout est résumé à partir de là. Il n’y avait pas de mauvais élément, on faisait front, on se soutenait, dans les bons comme dans les mauvais moments. »

F.T : Un mot pour quelqu’un en particulier ?
I.W : « En particulier non. Je veux remercier tout le monde : du président jusqu’aux fans en passant par les coaches et les gens dans les bureaux. La SIG Strasbourg est un ensemble qui m'a permis d'être là où je suis aujourd'hui. J'ai grandi en tant que joueur et c’est grâce aux hauts et aux bas qu’on a traversé tous ensemble. Je tiens à remercier le club d'avoir cru en moi et de m'avoir donné ma chance. Forcément, j’ai envie de dire un mot pour coach Lassi. Il me poussait à être toujours meilleur, me faisait confiance en me disant de continuer à tirer quand je manquais où que j’étais dans un mauvais jour. Il m’a montré tous les jours sa confiance et je le remercie vraiment. Je pense aussi à Bonzie, Dre et Ike qui m’ont poussé à dépasser mes limites. Mon plus grand regret est de ne pas avoir pu jouer avec cette équipe devant nos fans. »
 

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