Avant de conclure cette année 2024 par le traditionnel match de Noël au Rhenus Sport, la SIG Strasbourg devait jouer un dernier match à l’extérieur. La bande de Laurent Vila se déplaçait sur le parquet de Dijon pour le compte de la 13ème journée de Betclic Elite. Un match capital pour les Alsaciens dans la lutte pour les places qualificatives à la Leaders Cup. Avec un bilan à l’équilibre, les SIGmen étaient 9ème à cause d’un tie-breaker en faveur de Gravelines et Le Mans (également en 6V-6D). Il était donc essentiel de ramener la victoire de Bourgogne pour mettre la pression sur les concurrents directs. La mission s’annonçait ardue face aux hommes de Laurent Legname. La JDA faisait un début de saison en dessous des attentes, mais les Dijonnais restaient toujours dangereux avec un effectif de qualité et une capacité à répondre présent dans les matchs importants. Dans ce remake de la dernière finale de Coupe de France, les Strasbourgeois ont fini par prendre leur revanche sur le score de 91 à 94.
RESUME DU MATCH
Q#1 : Entame parfaite
La SIG Strasbourg prenait le meilleur départ avec deux attaques très bien construites collectivement. Maxhuni plantait un floater et Jeff Roberson à mi-distance sanctionnait la défense dijonnaise. Les joueurs de la JDA n’y étaient pas dans cette entame avec beaucoup de ballons perdus qui permettaient aux Sigmen de faire le spectacle en transition avec des dunks de Chikoko et Artis (2-8, 3’). Sérieux et appliqués, les Strasbourgeois faisaient l’entame parfaite. Seule ombre au tableau, les trois fautes de Trefle qui allaient le laisser sur le banc un bon petit moment alors que le secteur intérieur alsacien était déjà dépeuplé avec l’absence de Brice Dessert. Comme un symbole de ces débuts de rêve, Jeff Roberson qui sortait d’une énorme prestation contre La Rochelle, décidait de rester sur son nuage en plantant une banderille à trois points et permettre d’avoir une belle avance à l’issue du premier quart-temps 16-25 (Eval : 15-35).
Q#2 : La réaction de Dijon
Le second acte reprenait sur des bases nettement plus défensives. Rien d’étonnant, sachant que la dureté physique fait partie de l’identité dijonnaise. Malheureusement, les Sigmen ne trouvaient pas de solutions face à ce changement de visage adverse et encaissaient un 11-2 très peu apprécié par Laurent Vila qui décidait de prendre un temps-mort pour remettre de l’ordre dans la maison (27-27, 14’). Une bonne idée, puisque ses joueurs étaient très réceptifs et passaient un 0-5 grâce à un tir de loin d’Invernizzi et un panier dans la peinture d’un Vitalis Chikoko, bien décidé à faire mal à ses anciens coéquipiers. Conséquence, c’était au tour de Laurent Legname de prendre un temps-mort. L’écart se maintenait grâce à un très bon passage d’Invernizzi qui décidait de se rapprocher du cercle pour ajouter deux nouveaux paniers. Les Dijonnais, très accrocheurs, continuaient de coller aux basques des SIGmen et Dominic Artis était obligé de sortir le grand jeu sur un step-back avec la faute, dont lui seul avait le secret. Hugo Invernizzi, très en forme, rentrait une nouvelle ficelle du parking pour creuser un mini-break (36-42, 19’). Dans la pénalité, les Strasbourgeois laissaient leur adversaire du soir revenir grâce aux lancers-franc et l’écart à la mi-temps était minime. 38-42 (Eval : 45-54).
Q#3 : Au coude-à-coude
Au moment de revenir des vestiaires, les Alsaciens voulaient capitaliser sur une première mi-temps de bonne facture pour aller chercher une seconde victoire de suite à l’extérieur. Jeff Roberson en forme olympique, continuait de montrer toute sa panoplie en attaque avec un nouveau and-one plein d’agressivité. Les deux équipes se rendaient coup pour coup et captain Kruslin décidait de se joindre au festin offensif avec une petite bombinette de loin qui permettait à nouveau d’avoir un petit matelas d’avance (44-54, 24’). Peu à peu, cette rencontre prenait des airs de match de tranchée. Un style de jeu qui correspondait parfaitement aux Bourguignons. Certes, l’intensité défensive était présente, mais à force de sortir la clé de douze, les Dijonnais finissaient par être dans la pénalité et la SIG Strasbourg alimentait le scoring sur la ligne des lancers-francs (53-60, 28’). Les Alsaciens parvenaient au style de jeu adverse pour garder une petite avance à l’issue du troisième quart-temps. 62-66 (Eval : 71-82).
Q#4 : Clutch !!!
Le dernier quart débutait de la même manière, avec beaucoup de fautes et un jeu particulièrement haché. Malheureusement, on sentait que les Dijonnais prenaient peu à peu le dessus et le 10-3 passé par les hommes de Legname faisait beaucoup de mal aux têtes strasbourgeoises. Il en fallait plus pour arriver au bout de valeureux SIGmen qui ne baissaient pas les bras. En attaque, tout était compliqué et les seuls points trouvés étaient ceux sur lancers-francs. Jeff Roberson, auteur une nouvelle fois d’une performance de très haut niveau, se battait comme un lion pour récupérer un rebond offensif et mettre un and-one (80-78, 36’). Aucune des deux équipes ne voulaient lâcher et nous allions une fois n’est pas coutume, avoir droit à une fin de match au couteau. Le money time était complètement irrespirable. Dans ces situations les ballons revenaient aux joueurs d’expérience. Dominic Artis, alias Mister Clutch, sortait de sa boîte au meilleur moment pour planter ses tirs à mi-distance maîtrisés à la perfection (84-89, 38’). La SIG Strasbourg maîtrisait parfaitement la fin de match et finissait par s’imposer 91-94 (Eval : 107-107).
LE MATCH EN VITESSE :
JDA Dijon – SIG Strasbourg : 91-94
Palais des Sports Jean-Michel Geoffroy : 4 500 spectateurs
Arbitres : MM. Rosso, Landy et Dahra
Les périodes : 16-25, 22-17 (mi-temps : 38-42), 24-24, 29-28 (Fin du match 91-94)