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Marcus Keene
15 nov 25 - Résumé de match

Finish exceptionnel !

La SIG Strasbourg retrouvait son Rhenus Sport pour une rencontre importante en cette 8ème journée de Betclic Elite. Actuellement leader du championnat, l’équipe strasbourgeoise était invaincue à domicile, et cette série sans accroc sur son parquet était un atout majeur. Après une impressionnante victoire en déplacement à Antarès contre Le Mans (84-72), les hommes de Jānis Gailītis n'avaient qu'une seule idée en tête : enchaîner et continuer à dominer le championnat. Mais face à eux, c’est Boulazac, 11ème au classement, qui voulait tenter de briser cette dynamique positive.
Les hommes d'Alexandre Ménard n’ont pas été épargnés par un calendrier très compliqué ces dernières semaines, avec des défaites face à Paris, Monaco et Bourg-en-Bresse. Toutefois, ces confrontations face aux ténors du championnat avaient permis de mesurer la difficulté de la tâche et de préparer ce déplacement dans un Rhenus Sport sous haute tension. Les joueurs de Boulazac, bien qu'en difficulté, venaient en Alsace avec l'ambition de surprendre et de se relancer après une série de trois défaites lors de leurs quatre derniers matchs. Finalement, la SIG Strasbourg finissait par s’imposer sur le score de 86 à 82 après avoir réalisé un formidable come-back.

LA DONNE :

Pour la SIG Strasbourg, la dynamique actuelle était au beau fixe : leader du championnat, invaincue à domicile et une victoire convaincante au Mans. L'objectif était clair : rester sur cette lancée, maintenir la solidité défensive qui a permis à l’équipe de briller jusque-là, et surtout, continuer à dominer dans un Rhenus Sport qui devait devenir une forteresse. Une victoire contre Boulazac permettrait au collectif de Jānis Gailītis de conforter leur position de leader et de garder leur invincibilité à la maison. Les SIGmen devaient faire sans Mike Davis Jr, en civil à cause d’une légère entorse à l’entraînement. Les joueurs strasbourgeois devaient rester concentrés, sans sous-estimer leur adversaire, même si ce dernier traversait une période délicate. 

Du côté de Boulazac, la tâche s’annonçait complexe, mais pas insurmontable. Après avoir affronté les ogres du championnat, les hommes d'Alexandre Ménard savaient que ce déplacement à Strasbourg était une chance de rebondir. Leur objectif était de dérégler la machine strasbourgeoise et de capitaliser sur le moindre moment de flottement. Une victoire à Strasbourg serait un coup de maître et permettrait de redonner confiance aux joueurs dans la course au maintien.

 

RESUME DU MATCH :   

Q#1 : L’attaque prime

Le match débutait difficilement pour les SIGmen qui encaissaient un 5-0 d’entrée. Tony Snell anticipait bien le alley oop à destination de Nelly Joseph et pouvait sonner la charge en contre-attaque. Les joueurs de coach Gailītis réagissait illico avec un run basé sur l’agressivité vers le cercle. Les Alsaciens enfilaient les lancers et restaient à hauteur des Périgourdins. En face, Hugo Robineau était intenable avec déjà 9 points au compteur (12-12, 5’). Dans cette entame de match difficile, c’était Abdoulaye N’Doye qui tirait son épingle du jeu avec de la provocation de fautes et des mains actives en défense. Sans solution face à l’arrière français, Alexandre Ménard décidait de prendre un temps-mort pour tenter de limiter son impact. Nelly Joseph était lui aussi très actif sous le cercle et permettait aux Strasbourgeois d’apporter de l’alternance dans le jeu offensif (18-14, 7’). La fin du premier quart-temps était difficile pour la SIG Strasbourg qui avait du mal à contrôler le back-court Robineau-Warner. 23-23 (Eval : 27-26).

Q#2 : Duo intraitable

Le second quart-temps repartait sur les mêmes bases avec un Hugo Robineau toujours aussi inarrêtable, auteur d’un nouveau and-one. Pour ne rien arranger, Fousseyni Traoré commettait déjà sa troisième faute et devait retourner sur le banc. C’était ensuite au tour d’Angelo Warner de devenir incontrôlable. La nouvelle ficelle de loin de l’arrière américain était celle de trop pour Jānis Gailītis. Le coach letton décidait de prendre un temps mort pour limiter le duo Robineau-Warner (26 points sur les 31 de Boulazac). Un choix payant puisque les SIGmen passaient un 4-0 pour recoller au score et reprendre confiance (31-31, 15’). Malheureusement, les visiteurs réagissaient directement par un nouveau run en profitant d’une adresse extérieure défaillante des Alsaciens. La solution venait une nouvelle fois de l’énergie mise par Nelly Joseph dans la raquette pour s’offrir des secondes chances (33-39, 18’). La fin de la première mi-temps était une nouvelle fois le moment pour le duo Robineau-Warner (28 points à la pause) de faire mal pour permettre à Boulazac de faire la course en tête. 36-44 (Eval : 43-49).

Q#3 : Lancers manqués

Le retour des vestiaires ne se passait pas vraiment pour le mieux avec un retour en zone pour la première possession et un trois encaissé d’Amit Ebo sur l’action suivante. Angelo Warner l’imitait ensuite par deux fois et c’était toute l’équipe de Boulazac qui prenait feu de loin (9/20 à trois points). La SIG Strasbourg tentait tant bien que mal de réagir avec le duo Brown-Joseph, mais le problème venait d’une défense incapable de limiter le rendement des arrières périgourdins (46-56, 24’). Les supporters d’un Rhenus Sport bien rempli, commençaient à donner de la voix en défense pour donner une énergie supplémentaire et permettre à leurs protégés de faire des stops. L’agressivité alsacienne était montée d’un cran et les joueurs de Jānis Gailītis commençaient à se battre sur chaque ballon pour faire des stops et obtenir des secondes chances au rebond offensif (53-60, 28’). L’attitude des SIGmen avait totalement changé avec une vraie volonté de tenir les duels et revenir au score. Le Rhenus Sport était bouillant et ne demandait qu’à exploser. Les nombreux lancers-francs manqués ne permettaient pas aux SIGmen de faire un rapproché à la fin du troisième quart-temps. 55-63 (Eval : 65-71).

Q#4 : Marcus King

Le dernier acte débutait parfaitement avec deux stops défensifs qui amenaient un 6-0 ponctué par un énorme dunk rageur de Nelly Joseph. Le Rhenus Sport s’embrasait et Alexandre Ménard devait prendre un temps-mort pour stopper le début d’euphorie (61-63, 32’). La réaction d’orgueil était arrivée et les Strasbourgeois ne voulaient plus rien laisser de facile en défense. Nelly Joseph sonnait la charge avec déjà 6 points inscrits depuis le début du quatrième quart-temps. L’attaque périgourdine commençait à s’enrayer avec de nombreuses de balles. Les coéquipiers de Nelly Joseph en profitaient pour passer un 10-2 et remettre les deux équipes à égalité (67-67, 35’). À l’image du match contre Nancy, le match allait une nouvelle fois se décider dans un money-time suffocant. Malheureusement, une faute technique plus que discutable sifflée à l’encontre d’Abdoulaye N’Doye pouvait potentiellement faire la bascule, parce que les Périgourdins en profitaient pour passer un 6-0. Les Strasbourgeois ne baissaient pas la tête pour autant et Nelly Joseph inscrivait un nouveau and-one pour ramener les siens à une possession (73-75, 38’). Le Rhenus Sport était un véritable volcan pour la fin de match et Marcus Keene faisait exploser la salle lorsqu’il plantait le tir à trois points sur la tête d’Antoine Eito pour passer devant. Gabe Brown l’imitait quelques secondes plus tard, mais les Périgourdins réagissaient systématiquement. Marcus Keene décidait de prendre le money-time en main et plantait définitivement le dagger pour remporter le match après avoir cassé les chevilles de Tony Snell en isolation. Score final :  86-82 (Eval : 108-88).     
SIG Strasbourg – Boulazac : 86-82
Rhenus Sport :  5 700 spectateurs
Arbitres : MM. HOSSELET, FOUCAULT et LEMAIRE   
Les périodes : 23-23, 13-21 (mi-temps : 36-44), 19-19, 31-19 (Fin du match 86-82)