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13 Déc 22 - Article

[U18 ELITE ] : Bilan de la première phase avec Abdel

Avec à leur compteur 8 victoires et 2 défaites, les U18 se sont qualifiés pour la Poule Elite. C'était le moment de faire le bilan de cette première phase avec Abdel Loucif.



Comment s’est passé l’intégration des nouveaux joueurs cette année ?




A.L. : L’intégration des nouveaux joueurs s’est très bien passée. C’est toujours difficile pour des U15 de passer en U18. C’est un cap qui est énorme. Ils passent d’un jeu tout jeune en U15 à un jeu où il y a déjà des grands gabarit. Ils rencontrent des joueurs qui ont trois ans de plus donc c’est plus difficile. En revanche, l’intégration au niveau du groupe est merveilleuse. Les anciens se sont bien occupés des jeunes et les jeunes se sont rapidement imprégnés des valeurs du club.



On arrive à la fin de la phase 1. Quel bilan en tires-tu ?



A.L. : L’objectif en U18 c’est d’être en Poule Elite. Après sept matchs, on avait déjà assuré notre place dans la poule comme nous avions tout gagné. A la fin, nous avions pu essayer de nouvelles choses, on a donné plus de temps de jeu aux jeunes et c’est positif. Nous avions répondu à l’objectif fixé par le club, à savoir que nos jeunes rencontrent les meilleurs de leur génération en deuxième phase et c’est le cas, donc on est tous ravis.



Avec seulement deux défaites en dix matchs, les jeunes se qualifient pour la Poule Elite. Le premier objectif est atteint ?



A.L. : C’est le premier objectif et le seul. Le danger avec ces jeunes-là, c’est de jouer vraiment que la gagne et de ne pas faire jouer les jeunes joueurs. Il faut qu’on trouve un équilibre entre les deux. C’est important que les jeunes soient compétiteurs mais c’est également important que les jeunes qui n’ont pas encore tout à fait le niveau jouent pour l’atteindre.

Personnellement, je leur donne un objectif en deuxième phase, je leur demande s’ils veulent aller jouer des final Four, des Coupes de France etc. Ils sont vraiment imprégnés de ces choses-là parce qu’ils voient les pros et leur prédécesseurs qui ont fait de bons résultats. Ils veulent leur ressembler tout simplement.



Quels sont les clés pour réussir la deuxième phase ?



A.L. : Réussir, ce serait de dire que nos jeunes rivalisent avec les meilleurs français de leur génération. Montrer qu’ils peuvent atteindre le haut niveau à moyen termes. Pour eux évidemment, ils ont l’objectif d’être dans le Final Four. Être dans les quatre premières équipes, ce serait super. Pour les U17, c’est d’aller le plus loin possible en Coupe de France.



Plusieurs jeunes du Centre de Formation ont eu la médaille de bronze du championnat du monde UNSS. Est-ce que ça leur fait prendre de la confiance pour la suite ?



A.L. : Personnellement, je suis très ouvert pour que les jeunes aient différentes expériences. Ils font déjà beaucoup de choses au Centre de Formation et avec l’école ils ont des rythmes très soutenus. Faire quelque chose de différent, ça leur ouvre l’esprit et il y en a qui se révèle parfois. Par exemple, Bastien Rieber a été élu meilleur meneur face à des joueurs serbes, turques, brésiliens dont certains jouent déjà un peu en professionnel. Dans ces phases finale, il y a de très fort joueurs.



Toi qui as vu évoluer Illan Pietrus. Que penses-tu de sa progression ?



A.L. : Illan est programmé pour aller vers le haut niveau. Il était U15 chez nous, il était encore minime et il avait déjà le plus gros temps de jeu de l’équipe avec en face Clément Frisch, Lucas Beaufort, Jayson Tchicamboud. Maintenant, il faut qu’il passe dans d’autres caps. Il n’y a pas que la passion. Il faut mettre la passion avec tout le professionnalisme et la rigueur dans le jeu pour être prêt à passer pro. Avec les U15 et les U18, c’est le travail des fondamentaux, entretenir la passion, apprendre à travailler dans un milieu presque professionnel. Avec les pros, c’est l’efficacité. C’est comme passer de stagiaire à employé. Un patron va attendre d’un stagiaire de l’apprentissage alors que d’un employé, il va attendre les résultats.



Un mot pour la fin ?



A.L : Tout ça c’est un travail d’équipe avec le staff : Olivier Weissler, Thierry Boess, nos deux assistants, Arnaud Wendling et Martin Touba, Lionel Raphael, Quentin Geisen et le suivi scolaire de Vincent Szulc. C’est vraiment un staff qui nous permet d’être efficace. On discute beaucoup, on échange nos points de vue. Le fait d’échanger ça permet d’éviter les erreurs et c’est ce qui nous rend plus fort.

 

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